Khaganat ouïghour

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Khanat ouïghour

744–848

Description de l'image East-Hem 800ad.jpg.

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Le Khaganat ouïghour (vieux turc : 𐰆𐰖𐰍𐰆𐰺 en mongol cyrillique : Уйгурын хаант улс, en chinois simplifié : 回纥 ; chinois traditionnel : 回紇 ; pinyin : huíhé) désigne la période de domination des ouïghours sur la Mongolie de 744 à 848.

Il s'étendait sur une superficie de 3 100 000 km2 et fut fondé par Qutlugh Bilge Kö (en). Sa capitale était Ordu-Baliq et le khaganat avait pour religion officielle le manichéisme.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 744, les Ouïghours vainqueurs dissolvent l'ancien khaganat Göktürk, et leur chef se proclama Khagan. Alliés des Chinois, les Ouïghours furent les protecteurs de la dynastie Tang, en aidant à rétablir un empereur en 757. Ils furent récompensés par un cadeau annuel de vingt mille pièces de soie[1].

En 762, les Ouïghours rencontrent des missionnaires manichéens. Le Khagan se convertit et le manichéisme devient religion d'État, avec construction de temples à partir de 771.

En 840, les Ouïghours sont vaincus par les Kirghizes qui s'emparent de leur capitale. Les Ouïghours quittent leur territoire pour s'établir au Turkestan Oriental, dans la région de Tourfan, un autre groupe s'installe dans le Gansu occidental[1] on les appelle, le Ouïghour du Gansu (甘州回鹘) ou les Ouïghour de Hexi (河西回鹘).

Culture[modifier | modifier le code]

Les Ouïghours formaient à l'origine une confédération de 9 tribus. Ils ont conservé des traditions de leur origine nomade : leur capitale a d'abord été un camp circulaire de tentes entourant celle du souverain, en soie dorée, et qui pouvait contenir cent personnes. Leur territoire était protégé par un réseau de fortins en terre ou en briques, de surface variable (0,6 à 18 hectares). Outre leurs fonctions militaires, ils servaient aussi de centres administratifs, commerciaux, agricoles ou artisanaux.

L'armée ouïghoure comptait autant de fantassins que de cavaliers, dont des archers à cheval. Des cavalières armées d'arc servaient de garde d'honneur, sans que l'on sache si elles servaient uniquement pour la parade ou aussi pour le combat.

Des statues de pierre représentent des personnages masculins tenant une coupe à deux mains. Les Ouïghours écrivaient leur langue, et cette tradition littéraire, conservée jusqu'au XIIIe siècle, a eu une grande influence sur les mongols[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c I. Lebedynsky, Les Nomades, peuples nomades de la steppe, Errance, (ISBN 978-2-87772-346-6), p. 203-205.