Turkestan oriental

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Les groupes linguistiques du Turkestan oriental.
Drapeau du Parti islamique du Turkestan, proche d'Al-Qaida.

Le Turkestan oriental, également appelé petite Boukharie, est une région d'Asie centrale située dans le bassin du Tarim.

Elle correspond à la Dzoungarie Mongole et au Turkestan chinois, ou Région autonome ouïghoure du Xinjiang. Avant sa conquête par Tang Taizong au VIIIe siècle, les chinois la nommaient Xiyu (territoires de l'Ouest) . Elle est contenue dans ce que les européens appelaient la Tartarie chinoise, notamment après les conquêtes de la dynastie Qing.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Turkestan, Dzoungarie et Xinjiang.

Cette région a vu passer différentes cultures, dont la plus ancienne est probablement la Culture de Karassouk, à l'âge du bronze.

Les Huns, Xiongnu, Tadjiks, Turcs (aujourd'hui principalement Ouïghours et Kazakhs), ainsi que les Mongols (principalement Oïrats), Mandchous et Hans ont peuplé et peuplent encore en partie, cette région.

Terminologie et nationalisme contemporain[modifier | modifier le code]

Le terme « Turkistan » et ses dérivés proviennent de l'arabe médiéval mais n'est tout d'abord pas en usage chez la majorité des habitants de la région dans l'antiquité[Quoi ?]. En effet, sous la puissante dynastie Han, ce territoire chevauchait la région de Xiyu (ou « territoire de l'ouest »). Elle prend sous la dynastie Qing (dernière dynastie féodale chinoise de 1644 à 1912) le nom de province chinoise de Xinjiang (littéralement « nouveau territoire »), . Il prend alors le nom de Turkestan « chinois »[Par qui ?].

Le terme Turkestan « oriental » a été proposé au XIXe siècle par les turcologues russes[Lesquels ?] pour remplacer l'ancien terme[Lequel ?].

À compter du XXe siècle, les séparatistes ouïghours[Lesquels ?] utilisèrent cette appellation pour définir le Xinjiang dans son entier, marquant ainsi l'indépendance d'un futur état. Ce rejet du terme « chinois » provient à la fois d'une volonté de rayer la perspective d'une domination chinoise et de celle d'accentuer le rapprochement avec les groupes turcs de l'Ouest[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]