José Touré

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José Touré
Image illustrative de l'article José Touré
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (56 ans)
Lieu Nancy
Période pro. 1979-1990
Poste Attaquant
Parcours professionnel1
Saisons Club 0M.0(B.)
1979-1986 Drapeau de la France FC Nantes 156 (61)
1986-1988 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux 064 (20)
1988-1990 Drapeau de la France AS Monaco 055 0(6)
Total 256 (84)
Sélections en équipe nationale2
Années Équipe 0M.0(B.)
1983-1989 Drapeau : France France 16 (4)[1]
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

José Touré, né le à Nancy, est un footballeur français.

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Fils de Bako Touré, il est surnommé « le Brésilien » pour sa technique hors-norme.

Recruté par le FC Nantes, il débute en championnat de France (D1) le contre le SC Bastia[2]. Au terme de la saison, il remporte avec les Canaris son première titre de champion de France (D1). Il récidive en 1983.

Le , il connaît sa première sélection en équipe de France A. Le , alors au FC Nantes, il marque un but d'anthologie lors de la finale de la coupe de France remportée 3 buts à 2 par le Paris Saint-Germain. L'année suivante, il devient Champion Olympique avec la France contre le Brésil.

Il intègre ensuite l'équipe de France, championne d'Europe en titre. De 1984 à 1986, il atteint son meilleur niveau, en équipe de France comme en club. Le , il remporte la Coupe intercontinentale des nations. Titulaire au côté de Dominique Rocheteau, il participe avec Michel Platini à la qualification des « Bleus » pour la Coupe du monde 1986 au Mexique. La même année, il qualifie le FC Nantes pour les quarts de finale de la Coupe d'Europe en trompant le meilleur gardien du monde de l'époque, le moscovite Rinat Dasaev.

Il se blesse gravement au genou à quelques semaines de la Coupe du monde, lors d'un match de Coupe d'Europe contre l'Inter Milan. C'est le début de la fin. Annoncé comme le fer de lance de l'attaque de l'équipe de France aux côtés de Dominique Rocheteau au mondial, il est évidemment forfait, remplacé par le jeune espoir du FC Bruges, Jean-Pierre Papin.

Annoncé partant du FC Nantes, le Racing, promu en D1, retire son offre, de même que le PSG dont le président Francis Borelli se dit pourtant "amoureux" du "brésilien" et cherche depuis trois ans à le faire venir à Paris.

Éloigné des terrains pendant six mois, il est malgré tout transféré aux Girondins de Bordeaux, en pleine reconstruction de l'après Giresse. C'est le début de la gué-guerre entre l'OM de Bernard Tapie et le très médiatique président Claude Bez. N'ayant pu attirer Michel Platini ou la révélation du mondial Yannick Stopyra, Claude Bez mise sur José Touré. Un transfert de 10 millions de francs (très en deçà des chiffres annoncés avant sa blessure) et un salaire de 300 000 francs, soit le triple de ses émoluments nantais. Il est alors entraîné par Aimé Jacquet et retrouve d'autres jeunes de l'équipe de France comme Jean-Marc Ferreri ou Philippe Vercruysse. S'il retrouve progressivement le haut niveau et devient champion de France en 1987, il se perd dans des frasques extra sportives et des nuits trop arrosées.

Retrouvant un peu de "lucidité" au printemps suivant, Il est transféré à l'AS Monaco en juin 88, pour 21 millions de francs et un salaire de 700 000 francs mensuel, faisant de lui le footballeur le mieux payé de France. Mais il plonge encore plus dans ses travers nocturnes. Il disparaît peu à peu de la rubrique des sports pour celle des faits divers et est licencié fin 89.

Le , il connaît sa dernière sélection en équipe de France.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

José Touré passe 2 années d'errance entre Saint Tropez et Paris, accumulant toutes sortes de frasques. Sous l'emprise de l'alcool et de la "coke", il est même emprisonné 4 mois pour avoir "frappé sa femme", puis traverse la verrière de son appartement bordelais...

Ruiné par son "conseiller" et des dépenses inappropriées, il est de plus en plus seul, le foot lui tourne le dos. Soutenu par quelques proches tel Y. Noah ou J.C. Darmon, aidé par son père, qui le fera venir au Mali, il essayera bien de redevenir José le footballeur, mais sans succès et il met un terme à sa carrière.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Après son retour du Mali en 1992, il est embauché par Jean-Claude Darmon (pour 5000 francs mensuels) puis devient consultant pour Canal+ lors des matches de Ligue 1, et il anime avec Maryse Ewanje-Epée sa propre émission de radio, Chez José diffusée dans dix-sept pays d'Afrique, émission dans laquelle il reçoit des sportifs et des artistes pour parler, en toute décontraction, de sport, de musique, de l'Afrique, de la vie.

En janvier 2007, il fait partie de l'équipe des DKP sur RMC Info.

Il est actuellement[réf. nécessaire] consultant sur les chaînes du groupe France Télévisions.

En mars 2016, le président du Football Club de Nantes Waldemar Kita déclare que Touré rejoint le club, avec la fonction de « directeur de développement »[3]. Sa mission se termine en janvier 2017.

Clubs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Équipe de France[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • José Touré - Prolongations d'enfer - 1994

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de José Touré sur le site de la FFF
  2. « José Touré », fiche [html], sur lequipe.fr, L'Équipe (consulté le 11 septembre 2015)
  3. V. V., « José Touré directeur de développement du FC Nantes », sur lequipe.fr, L'Équipe,