Jean Thomas Guillaume Lorge

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Jean Thomas Guillaume Lorge
Naissance
Caen, Calvados
Décès (à 59 ans)
Chauconin-Neufmontiers, Seine-et-Marne
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17851825
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron d'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 6e colonne

Jean Thomas Guillaume Lorge né le à Caen dans le Calvados et mort le à Chauconin-Neufmontiers, en Seine-et-Marne, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Du simple cavalier au général[modifier | modifier le code]

Il s'enrôle, le , à l'âge de dix-sept ans, au 7e régiment de dragons, et le quitte le . Il entre comme capitaine au 1er bataillon de volontaires des Lombards en , et donne des preuves de courage aux combats de Malines le , de Gerpinnes et de Marcinelle. Le , promu au grade de général de brigade, il fait la campagne de cette année à l’armée des Ardennes où il seconde puissamment, par des manœuvres habilement combinées, le général Jourdan dans son expédition sur Arlon.

À l'armée de Sambre-et-Meuse, le général Marceau ayant fait une chute qui l'oblige à quitter le commandement, Lorge se met à la tête de la division, bloque Namur et contribue au succès des affaires de l'Ourthe, de la Roër et à la prise de Coblence le . Il passe le Rhin à Urdingen, sous Kléber, et se couvre de gloire aux débouchés de Fürfeld et Dieffenthal qu'il force après un combat meurtrier. Ayant repassé le Rhin il se bat avec intrépidité à Altenkirchen le , à Ukeratz. Il prend une part active aux opérations du siège de Mayence, sous Marceau.

L'année suivante, employé sous le général Sainte-Suzanne à l'armée du Rhin, il soutient sa réputation, et passe en l'an IV à l'armée d'Helvétie. Il se porte rapidement sur le Valais qui vient de s'insurger contre la France, s'empare de Sion, et étouffe ainsi l'insurrection naissante. Général de division le , il prend le commandement, sous Masséna, des troupes disséminées dans le Fricktal et pays environnants. Le 12 floréal an VIII, commandant une division de l'armée du Danube sous Moreau, il donne de nouvelles preuves de sa valeur à Engen. Le , commandant la division formant l'avant-garde de l'armée du Rhin, il passe la Limmat, refoule les troupes ennemies sous les murs de Zurich, et le lendemain, à l'attaque de la place, il charge en personne à la tête de la cavalerie et pénètre, l'épée à la main, dans cette ville.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Le général Lorge assiste à la bataille de Marengo le . Le il est nommé membre de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre le et électeur de la Roër. Le il commande la 3e division de l'armée du Nord, et le il a le commandement de la 26e division militaire. Le l'Empereur lui confie la division de cavalerie du 8e corps de la Grande Armée et la 5e division de dragons le . Le général Lorge fait avec distinction la campagne de 1809 sous le maréchal Soult. L'Empereur le nomme gouverneur de la Manche le . Il est créé baron de l'Empire le . Le il prend le commandement de la 7e division de réserve de grosse cavalerie à la Grande Armée, et celui de la division de cavalerie légère du 3e corps le .

Restauration[modifier | modifier le code]

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

Mis en disponibilité le , il adhère aux actes du Sénat, et est nommé par le roi en 1814, commissaire au Portugal et en Espagne, pour le retour des prisonniers français. Louis XVIII le fait successivement chevalier de Saint-Louis le et grand officier de la Légion d'honneur le . Compris dans le cadre d'organisation de l'état-major comme disponible, le général Lorge est admis à la retraite le . Il meurt le à Chauconin-Neufmontiers en Seine-et-Marne. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Nord. La caserne de Remonte, aménagée depuis la Révolution dans l'ancien couvent de la Visitation de Caen, a été rebaptisée « quartier Lorge » ou « caserne Lorge ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]