Généalogiste

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Généalogiste
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ROME (France)

Un généalogiste est une personne qui pratique la généalogie, c'est-à-dire l'étude des familles, au titre de loisir ou de profession.

Dans les généalogistes professionnels, on distingue deux catégories[1] :

  • Les généalogistes successoraux qui recherchent les héritiers d'une personne décédée sans famille connue. Ils travaillent soit à la demande[2] d'un notaire, soit de leur propre autorité pour rechercher les héritiers d'une succession vacante ou non (dans le cas où personne ne sait où sont les héritiers). Ils font signer des contrats de révélation de succession, moyennant un pourcentage de la succession qui varie en fonction du montant de la succession et du degré de parenté. Ils ne sont payés qu'au règlement définitif de la succession par le notaire.
  • Les généalogistes familiaux qui font des recherches généalogiques et/ou historiques pour une clientèle privée. Ils interviennent dans le cadre d'un contrat de recherche et sont rémunérés directement par le client.

En France[modifier | modifier le code]

À l'exception de quelques cabinets de généalogie successorale, les généalogistes travaillent en indépendants sous le statut juridique des professions libérales. Ils sont référencés dans divers sites comme GeneaWiki[3] ou FranceGenWeb[4]. Si beaucoup sont spécialisés sur certaines régions, quelques-uns couvrent une grande partie du territoire français, encouragés par la numérisation des fonds d'archives publiques. Ils sont déclarés aux URSSAF, cotisent aux différentes caisses de sécurité sociale (RAM, CIPAV) et sont soumis à la TVA (à l'exception de ceux travaillant sous le régime des micro-entreprises). Ils ont tous un numéro SIRET et 96.09Z comme code APE.

Les cabinets successoraux sont peu nombreux en France, parmi eux les principaux sont Coutot-Roehrig, Andriveau et ADD Associés, situés à Paris[1].

Plusieurs chambres syndicales regroupent les généalogistes professionnels. SYGENE, auparavant Chambre Syndicale des Généalogistes et Héraldistes de France (CSGHF), est la plus ancienne chambre familiale (déclarée à la Préfecture de la Seine le 18 mars 1980). Elle regroupe à la fois des généalogistes familiaux et successoraux référencés sur son site internet[5]. Il existe également la chambre des généalogistes professionnels[6].

Une chambre syndicale a pour vocation de regrouper des généalogistes professionnels afin de défendre les intérêts de la profession tout en offrant des garanties à leurs clients. Elle rassemble de nombreux membres dont la répartition s'organise en réseau, assurant une couverture géographique étendue. Dotée d'un code de déontologie depuis 1995 et d'un règlement intérieur précis, ses adhérents s'engagent vis-à-vis de leurs clients :

  • à tout mettre en œuvre pour atteindre le résultat escompté, pour autant ils ne sont tenus qu'à une obligation de moyens et non de résultats.
  • à respecter le secret professionnel, ils bénéficient d'ailleurs de dérogations spécifiques émanant d'instances judiciaires qui leur permettent de mener à bien leurs recherches.
  • à honorer le contrat passé avec leurs clients.
  • à se soumettre à l'arbitrage de la chambre syndicale en cas de litiges.

En 2004 a été créée l'Union Syndicale des Généalogistes Professionnels, devenue par la suite Généalogistes de France, résultant d’une volonté commune du ministère des Petites et moyennes entreprises et des représentants des généalogistes professionnels. Son but ? Mieux organiser la profession tout en offrant une meilleure visibilité à un métier insuffisamment connu.

Généalogistes de France est composé des syndicats professionnels suivants : Sygène, Chambre syndicale des Généalogistes de France, Chambre des Généalogistes professionnels, Compagnie européenne des généalogistes successoraux, Chambre des Généalogistes Successoraux de France, Chambre Internationale des généalogistes professionnels.

Formation au métier[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2016, l'Université de Corse a proposé une Licence professionnelle "Activités juridiques - Spécialité Généalogiste successoral"[7] qui, à compter de la rentrée de septembre 2011, pouvait être préparée à distance[8]. Depuis mai 2016, la licence professionnelle ne peut plus se faire à distance, l'Université de Corse ayant résilié la convention la liant avec l'organisme proposant cela [3]. En présentiel, elle n'est plus actuellement dans le catalogue des licences professionnelles proposées par cette université.

Depuis 2009, l'Université de Nîmes propose un Diplôme universitaire "Généalogie et Histoire des familles", que ce soit en présentiel ou à distance. Les cours de généalogie sont donnés par un généalogiste professionnel, Stéphane Cosson. [4] Les étudiants de l'Université ont la possibilité de faire un stage de 3 mois chez un professionnel ou dans un service d'archives. A partir de la rentrée 2017, un nouveau cours apparaît dans la maquette : latin et évolution de la langue française. Pour les personnes ne désirant pas avoir le DU, il est possible de suivre un cours à la carte avec attestation à la fin de l'année. Pour permettre et faciliter l'installation des professionnels, l'Université de Nîmes a mis en place un nouveau Diplôme universitaire : Installation du Généalogiste Professionnel [5].

Depuis 2015, l'Université du Maine propose un Diplôme universitaire "Histoire et généalogie familiale" entièrement dispensé en enseignement à distance[9].

Généalogistes connus[modifier | modifier le code]

En France, un des plus célèbres est Jean-Louis Beaucarnot, intervenant sur les chaînes de radio et télévision, auteur d'une vingtaine d'ouvrages de vulgarisation et de rubriques dans plusieurs journaux. Il a été surnommé "Le pape de la généalogie" par L'Express.

Pierre-Valéry Archassal est également l'auteur d'une douzaine d'ouvrages de référence et a été le premier à proposer une série d'émissions consacrée à la généalogie sur la chaîne de télévision Arte. Il coordonne depuis 1998 le cahier "cybergénéalogie" (nouvelles technologies) de la Revue française de généalogie et d'histoire des familles et collabore en 2010 à l'adaptation française de l'émission anglo-saxonne à succès Who Do You Think You Are?.

D'autres généalogistes se font connaître, par leur spécialité grâce à des interventions télévisuelles, des ouvrages ou des articles dans la presse thématique (Revue française de généalogie et d'histoire des familles, Généalogie-Magazine ou Votre Généalogie) : Guillaume de Morant, Laurence Abensur-Hazan, Stéphane Cosson, Guillaume Roehrig, PDG de Coutot-Roehrig SA et Expert prés la Cour d'Appel de Paris (qui intervient régulièrement dans les médias).

Généalogistes griots (Africains)[modifier | modifier le code]

Dans certaines ethnies d'Afrique de l'Ouest (Mandingues et Wolofs notamment), la généalogie est l'une des spécialités de la caste des griots, à côté de l'histoire du pays, de l'art oratoire et de la pratique musicale. Cette caste des griots (appelés encore communicateurs traditionnels) tient une place d'autant plus importante dans la société africaine traditionnelle que l'écriture (et donc les documents écrits) n'y était pas répandue, la tradition étant essentiellement orale. De nos jours, certains griots de la vieille génération tentent tant bien que mal de faire vivre l'activité généalogique, mais ils butent sur l'indifférence des Africains des jeunes générations, très peu intéressés par leurs origines familiales.

Tradition généalogique mongole[modifier | modifier le code]

La tradition mongole de ne pas contracter d'alliance avec un membre de sa famille oblige à connaitre et transmettre la généalogie familiale. Selon les peuples et les époques, l'interdiction d'alliance varie de la cinquième voire septième et même neuvième génération dans certains cas suivant que la lignée soit agnatique ou cognatique[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léo Jouniaux, Généalogie. Pratique, méthode, recherche, Arthaud,
  • Gildas Bernard, Guide des recherches sur l'histoire des familles, Archives Nationales,
  • Joseph Valynseele, La généalogie, histoire et pratique, Larousse,
  • Jean-Louis Beaucarnot, La généalogie facile, Éditions Marabout, (ISBN 2-501-02649-7)