Gatien de Courtilz de Sandras

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Gatien de Courtilz de Sandras
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Pseudonymes
Capitaine Du Buisson, capitaine Du Buisson, Du VergerVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Activités
Autres informations
Arme
Grade militaire
Lieu de détention
Œuvres principales
Mémoires de Monsieur d'Artagnan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Gatien de Courtilz (ou de Courtie)[réf. nécessaire], sieur de Sandras (1644, Montargis, Paris), dit couramment Courtilz de Sandras ou simplement Courtilz, est un écrivain français du XVIIe siècle. Engagé dans la compagnie des Mousquetaires, il quitte l'armée au bout de 18 ans pour devenir polygraphe et vivre de sa plume. Auteur fécond et imprudent, il fut emprisonné plusieurs années à la Bastille[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Capitaine au régiment de Champagne, Courtilz de Sandras quitte le service en 1680, se rend en Hollande pour y faire imprimer des ouvrages, qui pour la plupart sont des romans historiques ou des pamphlets. Il y fut, en 1686, le premier rédacteur du Mercure historique et politique créé à La Haye par le libraire Henry van Bulderen. En 1698, il y publie son second « mercure », l’Elite des nouvelles de toutes les cours de l’Europe[2]. Emprisonné à la Bastille du au [1], il publie à sa libération, dès 1700, en Hollande, de nouveaux ouvrages dont il avait débuté la rédaction pendant sa détention.

Il fut inhumé dans le cimetière Saint-André-des-Arts à Paris.

Écriture[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises, Courtilz a écrit à la première personne des pseudo-mémoires, genre dont il fut l'initiateur : celles du marquis de Montbrun, de M. de Rochefort ou de M. de Bordeaux. De la vie de d'Artagnan qu’il a pu connaître assez bien, car il fut enfermé à la Bastille alors que Besmaux, ex-compagnon de d’Artagnan, en était Gouverneur, Courtilz a tiré de même un récit où le vrai se mêle au faux : il s'agit des Mémoires de M. d'Artagnan, publiées en 1700 (soit 27 ans après la mort du héros gascon), dont s'inspirera à son tour au XIXe siècle Alexandre Dumas pour Les Trois Mousquetaires et Vingt Ans après.

On[Qui ?] a beaucoup dénigré le style de Courtilz, qui paraît[pourquoi ?] pourtant vif et picaresque.


Éditions[modifier | modifier le code]

  • La France devenue italienne, La Haye, P. Bernard, 1685.
  • Mémoires de M.L.C.D.R. (le comte de Rochefort) contenant ce qui s'est passé de plus particulier sous le Ministere du Cardinal de Richelieu et du Cardinal Mazarin, avec plusieurs particularités remarquables du Regne de Louis le Grand, Cologne, Pierre Marteau, 1687, consultable en ligne. Édition critique établie et annotée par Carole Atem, Paris, Honoré Champion, 2018.
  • Histoire de la guerre de Hollande (1672-1677), La Haye, 1689
  • La Vie de Jean-Baptiste Colbert Ministre d'Etat sous Louys XIV Roy de France, Cologne, 1695, consultable en ligne.
  • Le Grand Alcandre frustré, ou les derniers efforts de l'Amour et de la Vertu. Histoire galante, Cologne, Pierre Marteau, 1696, consultable en ligne.
  • Mémoires de M.r d'Artagnan, Capitaine Lieutenant de la premiere Compagnie des Mousquetaires du Roy, contenant quantité de choses particulieres et secrettes qui se sont passées sous le Regne de Louis le Grand, Cologne, Pierre Marteau, 1700, consultable en ligne.
  • Mémoires de Monsieur le Marquis de Montbrun, Amsterdam, (1701)
  • Le Prince infortuné, ou l'Histoire du chevalier de Rohan, (S. l.), 1713
  • Mémoires de madame la marquise de Fresne, Amsterdam, 1722

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b COURTILZ DE SANDRAS Dictionnaire des journalistes
  2. Marion Brétéché, Dinah Ribard, « Qu’est-ce que les mercures au temps du Mercure galant ? », Dix-septième siècle, 1/2016 (n° 270), p. 9-22 [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Le Breton Un Romancier oublié - Gatien Courtilz de Sandras » , Revue des Deux Mondes, 4e période, tome 139, 1897 (pp. 805-830).[1]
  • Jean Lombard, Courtilz de Sandras et la crise du roman à la fin du grand siècle, PUF, 1980, 545 pages.
  • Haffemayer Stéphane, « Politique européenne et conduite de l’État chez Courtilz de Sandras (1644-1712) », in Littérature de contestation : pamphlets et polémiques du règne de Louis XIV aux Lumières, Éditions Le Manuscrit, Paris, textes réunis et publiés par Pierre Bonnet, 2011, p. 137-161.

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Gatien de Courtilz de Sandras » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)