Jacques Pitrat

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Jacques Pitrat
Image dans Infobox.
Jacques Pitrat lors d’une conférence à Sorbonne Université en 2018
Fonction
Directeur de recherche au CNRS
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jacques Marie Joseph Pitrat
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Centre national de la recherche scientifique (depuis ), Laboratoire central de l'armement (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dir. de thèse

Jacques Pitrat ( - ) est l'un des pionniers français de l'intelligence artificielle symbolique. Il a travaillé sur les systèmes à bases de connaissances, les démonstrateurs de théorèmes et les métaconnaissances[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Marie Joseph Pitrat est né à Bourges le , de Antoine Marie Paul Pitrat (1903-1989)[2], ingénieur général de l'armement, et de Renée Marguerite Marie Françoise Chapelon (1912-1990)[3].

Son parcours de formation à débuté au lycée du Parc à Lyon, il poursuit ses études à la faculté des sciences de l'université de Paris.

Il obtient son doctorat d'État en sciences mathématiques en entamant une thèse en 1960, en Intelligence artificielle (IA) sur un système de démonstration de théorèmes utilisant des méthodes heuristiques.

Il choisit l’armement à sa sortie de l’École polytechnique[4]. Après un service en Algérie et l’École nationale supérieure de l’armement, il intègre le Laboratoire central de l’armement de 1959 à 1967, comme adjoint au chef du service des machines à calculer[5].

Il enseigne l’IA à l’université Pierre-et-Marie-Curie (université de la Sorbonne, Paris VI) de 1967 à 1998. Il est directeur de thèse de 70 thèses dans le domaine de l’IA et encadre ou inspire de nombreux chercheurs[6].

Il intègre à partir en 1967, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et devient chercheur à l'Institut Blaise Pascal puis au Laboratoire d'informatique de Paris VI (LIP6, unité mixte de recherche de l'université Paris VI-Pierre-et-Marie-Curie et du CNRS)[4].

Il poursuit sur les traces de son père, en devenant à son tour en 1984 ingénieur général de l'armement[4].

Il dirige le Laboratoire d'informatique de Paris VI et devient son directeur scientifique en tant que directeur de recherche au CNRS, jusqu’en l’an 2000, et honoraire jusqu’à la fin 2018[5].

Il est membre de l’Association pour l’avancement de l’intelligence artificielle (AAAI) ainsi que du Comité européen de coordination de l’intelligence artificielle (ECCAI)[7].

Jacques Pitrat décède le 14 octobre 2019 à Chevilly-Larue, à l'âge de 85 ans.

Famille[modifier | modifier le code]

Jacques Pitrat se marie le , à Charlotte-Marie Wagner. Trois enfants naîtront de cette union : Carine, Marie-Eve et Robin[4]

Son grand-père paternel, Paul Louis Marie Joseph Pitrat (1869-1919), était élève à l’École Polytechnique et a rejoint l’École d'application de l'artillerie et du génie le 3 octobre 1890. Il est nommé Capitaine le et est affecté à l’État-major particulier de l’artillerie, devenant par la même occasion Adjoint du Lieutenant-colonel Melchior Adolphe Étienne Alexandre Chatin, directeur de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne. Il est admis au rang de Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur par décret du [8].

Marie Antoine Pierre Jean Chapelon (1883-1954), son grand-père] maternel, Avocat de métier, a été fait Chevalier de la Légion d’honneur par décret du , pour avoir exercé les fonctions de directeur adjoint de la Banque populaire du Rhône et de secrétaire général du Comité de défense des enfants traduits en justice de la Loire[9],[10]. Il repose au cimetière de Pontcharra-sur-Turdine.

D’autres membres de sa famille sont également illustres dans leur domaine :

Jacques Pitrat était descendant direct de James Jackson (1771-1829), grand industriel britannique, homme d’affaires renommé, notamment créateur de la première fabrique d'acier fondu en France. Il était son arrière (x4) grand-père maternel. Il était également un lointain parent d’André Chapelon (1892-1978), célèbre ingénieur mécanicien et concepteur de locomotive.[réf. nécessaire]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • Réalisation de programmes de démonstration de théorèmes utilisant des méthodes heuristiques, thèse, 1966.
  • Un programme de démonstration de théorèmes. Monographies d'informatique de l'AFCET, Dunod, 1970.
  • Textes, ordinateurs et compréhension, Eyrolles, 1985. Traduit en anglais : An artificial approach to understanding natural language, North Oxford Academic (Grande-Bretagne) et GP Publishing (USA) 1988.
  • Métaconnaissance, Futur de l'Intelligence Artificielle, Hermès, 1990.
  • Penser autrement l'informatique., Hermès, 1993.
  • De la machine à l'intelligence, Hermès, 1995.
  • Artificial Beings - The conscience of a conscious machine, ISTE, Wiley, (ISBN 978-1848211018)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Baquiast, « Présentation d'un chercheur : Jacques Pitrat et la démarche Méta, ou réflexion sur la recherche fondamentale en IA », Automates Intelligents, 16 novembre 2001.
  2. « Généalogie de Antoine Marie Paul PITRAT Paul », sur Geneanet (consulté le ).
  3. « Généalogie de Renée Marguerite Marie Françoise CHAPELON », sur Geneanet (consulté le ).
  4. a b c d et e « Biographie Jacques Pitrat Chercheur scientifique », sur whoswho.fr (consulté le )
  5. a et b « Jacques Pitrat (54) pionnier français de l’intelligence artificielle », sur La Jaune et la Rouge, (consulté le ).
  6. « Disparition de Jacques Pitrat », sur INS2I, CNRS (consulté le ).
  7. a et b (en-US) « My view on Artificial Intelligence » (consulté le ).
  8. « Recherche », sur Base de données Léonore (consulté le )
  9. « Recherche », sur Base de données Léonore (consulté le ).
  10. « Jacques Pierre Louis Chapelon - Les Français Libres », sur francaislibres.net (consulté le ).
  11. « Faire une recherche », sur Mémoire des hommes (consulté le ).
  12. « Recherche - Base de données Léonore », sur Base de données Léonore (consulté le ).
  13. « Recherche », sur Base de données Léonore (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]