René de Possel

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René de Possel
Hornich Wittich DePossel.png

René de Possel, au fond à droite (Oberwolfach 1961)

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René de Possel, de son nom complet Lucien Alexandre Charles René de Possel-Deydier (né le à Marseille - mort le 26 février 1974[1] à Paris) est un mathématicien français, un des fondateurs du groupe Bourbaki en 1934, qui travailla par la suite sur la reconnaissance optique de caractères en informatique.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Il entre à l'École normale supérieure de Paris en 1923, il est maître de conférences à l'Université de Marseille en 1933, puis à l'Université de Clermont-Ferrand en 1934. Ses dissensions avec André Weil l'amènent à quitter rapidement le groupe Bourbaki, en 1936. Professeur à l'université de Besançon, puis en 1938 à l'université de Clermont-Ferrand, il est professeur d'université à Alger de 1941 à 1959.

Mais, suite à l'affaire Maurice Audin et au besoin qu'a le CNRS de développer le calcul automatique à Paris, il est nommé dès 1957 à la tête du laboratoire de calcul numérique de l’Institut Henri-Poincaré, puis comme successeur de Louis Couffignal à l’Institut Blaise Pascal. C’est pour lui qu’une chaire d’analyse numérique est créée en 1959 à la Faculté des sciences de Paris[2].

René de Possel dirige l'institut Blaise Pascal du CNRS jusqu'à la dissolution de ce laboratoire par le CNRS en 1969. Il en fait l'un des principaux centres de calcul scientifique français. Par son rayonnement intellectuel et son charme personnel, il attire des pionniers de l'informatique comme l'algébriste André Lentin ou le logicien Louis Nolin. Il crée aussi un DEA de « mathématiques appliquées » où enseignent Jacques Arsac, Maurice Gross, André Lentin, Claude-François Picard, Jacques Pitrat, Jean-Claude Simon, Marcel-Paul Schützenberger. Il participe en 1963 à la fondation de l'Institut de Programmation de Paris, dont la direction est confiée à Jacques Arsac.

René de Possel, qui n’a cessé de lancer des axes de recherche, par exemple en informatique médicale, conservera un petit laboratoire où il passera les dernières années de sa vie à expérimenter une machine à lire. Le but est de réaliser une machine capable de lire toute écriture, même manuscrite. D’autres applications sont étudiées : lecture de microfilms, interprétation d’images et de tracés[3],[4].

Parmi ses étudiants ayant passé un doctorat sous sa direction, on peut citer le logicien Roland Fraïssé qui soutient sa thèse à Paris en 1953[5]. En décembre 1957, René de Possel présente les travaux de Maurice Audin lors de la thèse de celui-ci in absentia.

Travaux de recherche[modifier | modifier le code]

Il est connu pour avoir été, au début des années 1960, un des pionniers de la recherche sur la reconnaissance optique de caractères. Il compte à son actif nombre d'articles de mathématiques fondamentales tout au long de sa carrière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Coulomb, « Notice nécrologique de René de Possel », dans De Bourbaki à la machine à lire
  2. Pierre-Éric Mounier-Kuhn, L'informatique en France, de la Seconde Guerre mondiale au Plan Calcul, l'émergence d'une science, Presses de l'université Paris-Sorbonne, 2010
  3. R. de Possel, « Lecture automatique et problèmes de reconnaissance des formes. Un lecteur optique et les résultats qu’il a permis d’obtenir », Automatisme, septembre 1969, n° 12.
  4. Pierre-Éric Mounier-Kuhn, L'informatique en France, de la Seconde Guerre mondiale au Plan Calcul, l'émergence d'une science, Presses de l'université Paris-Sorbonne, 2010
  5. (en) René de Possel sur le site du Mathematics Genealogy Project.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René de Possel, « Lecture automatique et problèmes de reconnaissanc des formes », Automatisme, Paris, Dunod, no 9,‎
  • Jacques Sakarovitch (éditeur), De Bourbaki à la machine à lire : Journée d’hommage à René de Possel (1905-1974), Paris, Publications de l’Institut Blaise-Pascal, (SUDOC 071630503).
  • Pierre Mounier-Kuhn, L'informatique en France, de la Seconde Guerre mondiale au Plan Calcul : L'émergence d'une science, Paris, Presses de l'université Paris-Sorbonne, (SUDOC 142553263).

Liens externes[modifier | modifier le code]