Jacques Gabriel Jan de Hauteterre

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Jacques Gabriel Jan de Hauteterre
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Jacques Gabriel Jan de Hauteterre en l'an XI (1802-1803)
Naissance
Nonancourt (Eure) Royal Standard of the King of France.svg (France)
Décès
La Madeleine-de-Nonancourt (Eure) Drapeau de la France France
Nationalité France Française
Profession
Autres activités

Jacques Gabriel Jan de Hauteterre, né le à Nonancourt et mort le à La Madeleine-de-Nonancourt en Normandie, est un administrateur français, député de l'Eure au Conseil des Anciens pendant le Directoire puis au Corps législatif pendant le Consulat et l'Empire.

La famille Jan de Hauteterre en Normandie[modifier | modifier le code]

La famille Jan de Hauteterre (nom également orthographié Jan d'Hauteterre, Jean de Hauteterre ou Jean d'Hauteterre, parfois même Haulteterre) est une famille de la petite noblesse normande, qui exerce de hautes fonctions dans l'administration royale aux XVIIe et XVIIIe siècles. On trouve sa trace essentiellement à Nonancourt (Eure) et dans la localité voisine de Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir). Jacques Jan de Hauteterre, arrière-grand-père de Jacques Gabriel, est avocat, Conseiller du Roy et Lieutenant en la maîtrise des eaux-et-forêts de Pacy-sur-Eure, Ézy-sur-Eure et Nonancourt[1]. Le fief de Hauteterre est un lieu-dit de la commune de La Madeleine-de-Nonancourt (Eure).

L'église Saint-Martin de Nonancourt

Les armoiries de la famille Jan de Hauteterre sont : D'azur à la montagne escarpée d'argent, accompagnée au canton senestre du chef, d'un soleil naissant d'or[2].

Jacques Gabriel Jan de Hauteterre est né à Nonancourt le . Il est le fils de Gabriel Jan, Sieur de Hauteterre, avocat, et de Charlotte Marcellet. Il est baptisé le lendemain, , en l'église Saint-Martin de Nonancourt. Son parrain est Jacques de l'Hôpital, prêtre, et sa marraine est Madeleine Le Redde[3].

Gabriel Jan de Hauteterre, le père de Jacques Gabriel, est maire de Nonancourt. Une référence à sa fonction est gravée sur la cloche de l'Hôtel-Dieu exposée dans l'église Saint-Martin. On peut y lire le texte suivant évoquant la bénédiction de cette cloche :

« L'an 1761 j'ay été bénie par M° Pierre Morand, très digne prêtre et curé de cette ville. Nommée Gabrielle Angélique par M° Gabriel Jan, Sr d'Hauteterre, avocat au Parlement, Maire de cette ville et par Dame Angélique Sorel, épouse de M° Jean Beaufils, conseiller du Roy, Lieutenant général de Police, conseiller aux Sièges Royaux et subdélégué de cette ville, M° Jacques l'Hôpital, prêtre prieur de cet Hôtel-Dieu, M° François Revel 1er, administrateur, François Becheliepvre 2, administrateur dudit Hôtel-Dieu, le clocher de cette église édifié en la même année.[4] »

Entrée principale du Collège d'Harcourt, actuel Lycée Saint-Louis à Paris

Élève au Collège d'Harcourt à Paris (actuellement Lycée Saint-Louis), Jacques Gabriel obtient notamment un prix de latin le à la suite de la distribution générale que l'Université de Paris a coutume de faire tous les ans, dans les écoles extérieures de Sorbonne, aux écoliers qui étudient dans les collèges qui sont de son corps et après les avoir fait composer en commun[5].

Le , en l'église Saint-Thomas à Évreux (Eure), Jacques Gabriel Jan de Hauteterre épouse Madeleine Théodore Ruault de Beaulieu[6], et le couple aura au moins cinq enfants : Louise-Théodore, Jean-Baptiste (qui deviendra maire de La Madeleine-de-Nonancourt), Alexis, Madeleine et Charlotte.

Avocat et membre de l'administration royale[modifier | modifier le code]

Comme de nombreux membres de sa famille, Jacques Gabriel Jan de Hauteterre exerce le métier d'avocat, puis il devient juge au tribunal civil du département de l'Eure. Ses autres fonctions sont lieutenant général au bailliage de Nonancourt et subdélégué de l'intendance de Rouen en la ville et département de Nonancourt. Au cours de la période 1781-1785, en tant que subdélégué, il réclame des « boîtes de secours » pour les pauvres de son département et signale comme y ayant un droit tout spécial, « à cause de leur misère », Marcilly-la-Campagne, Marcilly-sur-Eure, Louye, Ézy-sur-Eure et La Madeleine-de-Nonancourt[7].

Pour la réunion des États généraux de 1789, Jacques Gabriel Jan de Hauteterre fait partie des délégués du tiers état pour le bailliage de Nonancourt qui se rassemblent à Évreux pour désigner les députés normands qui représentent le tiers état au château de Versailles à partir du [8].

Député de l'Eure au Corps législatif[modifier | modifier le code]

Le 25 germinal an VI (), Jacques Gabriel Jan de Hauteterre est élu par 189 voix sur 201 votants comme député de l'Eure au Conseil des Anciens, l'une des deux chambres du Corps législatif pendant le Directoire. Il intervient alors sur la suspension de la vente des biens nationaux et sur la résolution relative aux poseurs publics. Ayant adhéré au coup d'État du 18 brumaire an VIII () par Napoléon Bonaparte, il entre le 4 nivôse an VIII () au Corps législatif comme député de l'Eure[9].

Maire de La Madeleine-de-Nonancourt[modifier | modifier le code]

Jacques Gabriel Jan de Hauteterre devient maire de La Madeleine-de-Nonancourt. Il meurt dans son village, dans sa maison de Bourg-Aubin, le , peu de temps après son épouse Madeleine Théodore Ruault de Beaulieu, décédée le [10]. Ils sont tous les deux inhumés au cimetière de l'église Sainte-Madeleine de La Madeleine-de-Nonancourt[11].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pour l'intitulé de cette fonction, voir notamment l'acte de mariage de Françoise Jan de Hauteterre avec Jean Voisin le en l'église Saint-Lubin à Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir).
  2. Voir Robert Auguste Louis Avril Burey, Les Archives héraldiques d'Évreux, 1890, page 236.
  3. Registre paroissial (1746) de l'église Saint-Martin de Nonancourt, archives départementales de l'Eure.
  4. Cité par Louis Régnier dans Monographie de l'église de Nonancourt (Eure) et de ses vitraux, Mesnil-sur-l'Estrée, Typographie Firmin-Didot et Cie, 1894, page 55.
  5. Suite de la Clef ou Journal historique sur les matières du temps, Septembre 1761, Tome XC, p. 201.
  6. Registre paroissial (1783) de l'église Saint-Thomas d'Évreux, archives départementales de l'Eure.
  7. Charles de Robillard de Beaurepaire, Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Seine-Inférieure, Archives civiles séries C et D, Tome premier, Paris, Paul Dupont, 1864, p. 15.
  8. Archives parlementaires de 1787 à 1860, recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises, première série (1787-1799), Tome 6, Paris, 1879, page 613.
  9. Dictionnaire historique et biographique de la Révolution et de l'Empire, 1789-1815, dirigé par Jean François Eugène Robinet, Paris, Librairie historique de la Révolution et de l'Empire, 1898.
  10. Registre d'état civil (1806 et 1808) de La Madeleine-de-Nonancourt, archives départementales de l'Eure.
  11. Registre paroissial (1806 et 1808) de l'église Sainte-Madeleine de La Madeleine-de-Nonancourt, archives départementales de l'Eure. On peut voir ici quelques vues de cette église : http://clochers.org/Fichiers_HTML/Accueil/Accueil_clochers/27/accueil_27378.htm

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]