Jacques Brunschwig

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Jacques Brunschwig
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Jacques Brunschwig, né le à Paris et mort le [1] à Antony (Hauts-de-Seine), est un universitaire français, historien de la philosophie, philologue et traducteur, à ne pas confondre avec le philosophe homonyme Léon Brunschvicg. Il était le cousin germain de l'historien Pierre Vidal-Naquet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils du polytechnicien Robert Brunschwig (1893-1939) et d'Isabelle Vidal-Naquet (1898-1954), tante de Pierre Vidal-Naquet (1930-2006), avec qui il fit ses débuts dans la lecture des auteurs de l'Antiquité.

Durant la plus grande partie de la Seconde Guerre mondiale, sa famille vit avec celles de ses oncles maternels, Lucien et Georges, d'abord à Fouesnant (Finistère) de juillet 1939 à juin 1940, puis à Marseille ; il fait ses études secondaires au lycée de Quimper puis au lycée Périer. Après l'invasion de la zone Sud par l'armée allemande (novembre 1942), face aux menaces de déportation pour raisons raciales, les enfants sont envoyés à Megève jusqu'en avril 1943. Les trois familles se séparent alors : les Brunschwig s'installent à Dieulefit[2], tandis que les Vidal-Naquet reviennent à Marseille, où Lucien et son épouse sont arrêtés le 15 mai 1944 et déportés à Auschwitz.

Les Brunschwig reviennent à Paris après la Libération. Jacques Brunschwig termine ses études secondaires au lycée Carnot, puis prépare le concours de l’École normale supérieure au lycée Henri-IV. Élève exceptionnel, il est reçu premier en 1948 ; il fait des études de philosophie et est reçu premier à l'agrégation en 1952.

Il enseigne par la suite l’histoire de la philosophie ancienne à l'Université Paris I[3], ainsi qu’à Amiens, Nanterre, à Abidjan, Princeton (New Jersey), Berlin, Padoue, Venise, Austin (Texas) et Cambridge[4].

Spécialiste de la philosophie antique, il a traduit notamment Les Topiques d'Aristote (Les Belles Lettres). Il n'a pas publié beaucoup de livres, mais a écrit de nombreux articles et réalisé des éditions critiques dont celle des écrits de Leibniz.

Surtout connu comme historien de la philosophie antique, Jacques Brunschwig s'est aussi intéressé à la philosophie moderne, comme en témoignent sa traduction des Regulae ad directionem ingenii de Descartes et ses éditions des Essais de Théodicée et des Nouveaux essais sur l'entendement humain de Leibniz[5].

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pellegrin 2014, p. 28
  2. Pierre Vidal-Naquet, Mémoires, tome 1, Seuil/La Découverte, 1996. La page consacrée à Pierre Vidal-Naquet donne plus de détails sur le destin des trois familles.
  3. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  4. Parcours et publications sur le site de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
  5. Article de Roger-Pol Droit, Le Monde, 23 avril 2010 [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes
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