Hacker (film, 2015)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hacker et Black hat.
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Hacker
Titre québécois Chapeau noir
Titre original Blackhat
Réalisation Michael Mann
Scénario Morgan Davis Foehl
Acteurs principaux
Sociétés de production Legendary Pictures
Forward Pass
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre techno-thriller
Durée 133 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Hacker (Blackhat) est un technothriller américain coproduit, coécrit et réalisé par Michael Mann, sorti en 2015.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le hacking de la centrale nucléaire de Chai Wan à Hong Kong provoque une importante explosion. Le gouvernement chinois dépêche l'un de ses meilleurs experts informatiques, le capitaine Chen Dawai. Ce dernier doit également collaborer avec le FBI car le Chicago Mercantile Exchange a été attaqué avec le même RAT (« Remote Access Tool »). Chen reconnait dans ce code la « signature » d'un ancien camarade d'école, Nicholas Hathaway, un pirate informatique qui purge actuellement une peine de prison… Ce dernier est donc libéré s'il accepte de collaborer avec le FBI et le gouvernement chinois pour démasquer le coupable de cette attaque informatique[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Tout public avec avertissement lors de sa sortie en salles en France

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (V. F.) sur Symphonia Films[6] Version québécoise (V. Q.) sur Doublage Québec[7]

Production[modifier | modifier le code]

Chris Hemsworth (à gauche) et Michael Mann (à droite) au Comic-Con de San Diego en 2014 pour la promotion du film.

Développement[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Michael Mann a fait des recherches sur la cybercriminalité pendant deux ans pour peaufiner son script, écrit avec Morgan Davis Foehl. Il avoue que les résultats de ses recherches l'ont considérablement effrayé car il a découvert la vulnérabilité de nombreux systèmes informatiques[8]. Pour façonner son personnage principal, Nicholas Hathaway, Michael Mann s'est inspiré du hacker Stephen Watt qui, après son arrestation, a conçu des logiciels de protection des mails[8],[9],[10]. Le scénariste Morgan Davis Foehl s’inspire quant à lui de l'ouvrage Kingpin : How One Hacker Took Over The Billion-Dollar Cybercrime Underground de Kevin Poulsen, un ancien hacker américain[8].

Le titre original Blackhat (littéralement « chapeau noir ») renvoie aux hackers qui commettent leurs crimes pour semer le trouble et pour leur profit personnel. Le terme provient des westerns américains dans lesquels les « méchants » portaient des chapeaux noirs[8].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

C'est la troisième collaboration de John Ortiz avec Michael Mann, après Miami Vice : Deux flics à Miami (2006) et Public Enemies (2009).

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute le et a lieu entre Los Angeles, Hong Kong, Kuala Lumpur, Jakarta[11]. Il a duré 66 jours[8].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique originale du film est composée par Harry Gregson-Williams et Atticus Ross. Après la sortie du film, le premier déclare sur Internet que très peu de ses compositions ont été utilisée dans le film et qu'il s'agit là d'une habitude du réalisateur Michael Mann. Ce dernier a répondu que c'était sa façon de procéder[8].

Sortie[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le film reçoit des critiques plutôt négatives. Sur le site Rotten Tomatoes, Hacker n'obtient que 33% d'opinions favorables, pour 151 avis recensées[12]. Sur Metacritic, il décroche une moyenne de 51/100 pour 37 critiques[13]. Quelques journalistes émettent cependant une critique positive, comme Manohla Dargis de The New York Times, qui dit notamment « Le thriller de Michael Mann, une histoire de l'intersection entre les organismes et les machines, est un travail spectaculaire de cinématographie dérangée »[14]. Kenneth Turan du Los Angeles Times écrit que les points forts du film sont des éléments de la « vieille école »[15].

En France, les critiques sont également partagées. Sur le site AlloCiné, qui recense 34 titres de presse, le film obtient une moyenne de 3,2/5[16]. Du côté des avis positifs, Caroline Vié écrit dans 20 minutes « La mise en scène virtuose transcende des sujets et des personnages classiques pour faire naître un suspense haletant »[16]. Dans Charlie Hebdo, Jean-Baptiste Thoret souligne que Hacker est « un film d'avant-garde prodigieux, inquiet, gris anthracite, froid, qui s'avance masqué sous les traits d'un action movie post-11 septembre »[16]. Nicolas Bauche de la revue Positif remarque que « les plus belles séquences du film décrivent la volatilité du monde et sa diaphanéité comme seul le réalisateur de Heat sait les imprimer sur grand écran »[16]. Simon Riaux de Écran Large pense que « Hacker n'est pas le grand film attendu mais un excellent film de traque, au rythme hypnotique et aux embardées surpuissantes »[16]. Gérard Delorme du magazine Première écrit « Si, comme disait Hitchcock, “la vraisemblance est une perte de temps”, on peut alors apprécier Hacker pour ce qu’il est : un thriller exotique haut de gamme »[16]. Yal Sadat du site Chronic'art remarque que « Hacker semble vouloir retrouver dans un argument hypermoderne les vestiges de la série B classique »[16].

Certains journalistes sont moins enthousiastes. Dans Direct Matin, on peut ainsi lire « Mettre en scène la cybercriminalité n’est pas toujours très cinégénique et Michael Mann n’évite pas cet écueil »[16]. Françoise Delbecq de Elle apprécie le début du film mais regrette qu'ensuite « on retombe vite dans un thriller classique qui va nous mener de Los Angeles à Jakarta. (...) On est loin de Heat ou de Révélations du même réalisateur »[16]. Vincent Ostria de L'Humanité se demande quant à lui ironiquement « Qu’est-ce qui est pire : le héros insipide doté de superpouvoirs (force, sex-appeal, ingéniosité, expertise informatique ou médicale), ou la vision psychédélique des bits numériques parcourant les circuits imprimés ? »[16]. Dans Cahiers du cinéma, Vincent Malausa écrit que « Tout dans Hacker en revient au plus rigide prosaïsme et à une mécanique de recyclage qui donne l’impression d’un catalogue presque parodique de tous les clichés manniens »[16].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film est le plus important échec de Michael Mann au box-office américain : avec un budget de 70 millions de dollars, il n'en rapporte qu'un peu plus de 7 millions aux États-Unis[8]. Alors que le film était diffusé dans environ 2 500 salles américaines, le distributeur Universal Pictures décide après seulement deux semaines d'exploitation de le supprimer de quasiment tous les cinémas[17].

À l'international, le succès n'est pas non plus au rendez-vous : 2,33 millions de dollars de recette dans 19 pays pour son premier week-end d'exploitation[18]. À la suite de l'échec du film aux boxoffices américain et asiatique, Universal Pictures International décide de ne pas le sortir au cinéma en Australie[19]. La sortie en Belgique fut elle aussi annulée à la dernière minute.

En France, distribué dans 84 salles, Hacker ne parvient pas à dépasser les 145 000 entrées, enregistrant le plus mauvais score de Michael Mann au box-office depuis Révélations[20].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
7 889 395 $[4] [21] 3[21]
Drapeau de la France France 144 413 entrées[22] - -
Alt=Image de la Terre Mondial 17 752 940 $[4] - -

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cyber : Chris Hemsworth en dit plus sur le thriller de Michael Mann », sur ActuCiné.com, (consulté le 30 septembre 2013).
  2. a, b et c (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Q&A with director Michael Mann - ContentViewer.adobe.com
  4. a, b et c (en) « Blackhat », sur Box Office Mojo (consulté le 14 mai 2015)
  5. (en) Technical specifications sur l’Internet Movie Database
  6. « Fiche du doublage français du film » sur Symphonia Films, consulté le 27 février 2015.
  7. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 5 août 2015
  8. a, b, c, d, e, f et g « Secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 15 janvier 2015)
  9. « Hacker, la bande annonce », sur 13e rue (consulté le 15 janvier 2015)
  10. « Le hacker Gonzalez plaide coupable sur la brèche de Heartland », sur Crashdebug.fr, (consulté le 15 janvier 2015)
  11. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  12. (en) « Blackhat (2015) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 14 mai 2015)
  13. (en) « Blackhat », sur Metacritic (consulté le 14 mai 2015)
  14. (en) « ‘Blackhat,’ a Cyberthriller Starring Chris Hemsworth », sur The New York Times (consulté le 11 février 2015)
  15. (en) « High-tech Blackhat remains rooted in old-school filmmaking », sur Los Angeles Times (consulté le 11 février 2015)
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Critiques presse », sur AlloCiné (consulté le 14 mai 2015)
  17. (en) « Movies: Universal Basically Pulls “Blackhat” from Circulation, Johnny Depp’s “Mortdecai” MIA », sur Showbiz411,
  18. (en) « ‘Sniper’ Hits Eastwood Highs; ‘Taken’, ‘Son’ Top International Box Office: Final », deadline.com (consulté le 4 mars 2015)
  19. (en) « Blackhat loses out to American Sniper in the US box office », sur News.com.au, (consulté le 15 avril 2015)
  20. http://www.jpbox-office.com/fichacteur.php?id=260&affich=france#cible2
  21. a et b (en) « Blackhat (weekly) », sur Box Office Mojo (consulté le 14 mai 2015)
  22. « Hacker », sur JP box-office.com (consulté le 14 mai 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]