GreenGT

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GreenGT
logo de GreenGT

Création 2008
Fondateurs Jean-François Weber, Stanislas de Sadeleer, Christophe Schwartz
Forme juridique Société Anonyme
Siège social Lausanne
Drapeau de Suisse Suisse
Direction Jean-François Weber
Actionnaires Christophe Ricard (Président et actionnaire majoritaire), Jean-François Weber, Stanislas de Sadeleer, Christophe Schwartz
Activité Laboratoire d'ingénierie
Produits Solutions de mobilité électrique-hydrogène
Sociétés sœurs GreenGT Technologie
Site web http://greengt.com

GreenGT est un laboratoire d’ingénierie suisse fondé en 2008 par Jean-François Weber, ingénieur en mécanique, Christophe Schwartz, ingénieur en micro-technique spécialisé dans l’industrie automobile, et Stanislas de Sadeleer, spécialiste de l’investissement dans la haute technologique appliquée à la compétition automobile

Réputée pour son développement de technologies propres, telles que les groupes motopropulseurs électrique-hydrogène, et pour ses innovations dans le domaine de la mobilité durable, GreenGT évolue notamment sur les secteurs de la compétition automobile et du transport de marchandises.

GreenGT a créé deux voitures à pile à combustible, vitrines de son savoir-faire dans la mobilité électrique de performance sportive, la H2 et la H2 Speed. 

GreenGT a également collaboré avec le groupe PSA Peugeot-Citroën, Swatch Group, le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi ou encore Mahindra & Mahindra dans le cadre de réalisation de concept-cars et de prototypes. 

Son siège social est installé à Lausanne en Suisse et son laboratoire de recherches, GreenGT Technologies, à Signes en France

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée en Suisse en 2008 autour de Jean-François Weber, la société GreenGT SA est un laboratoire d’ingénierie spécialisé dans la recherche et le développement de solutions de propulsion électrique-hydrogène de haute puissance. GreenGT conçoit et produit des dispositifs de propulsion sans batterie alimentés en électricité par un générateur fonctionnant à l’hydrogène aussi désigné générateur électrique-hydrogène ou encore pile à combustible. Ces dispositifs sont destinés à se substituer aux groupes motopropulseurs thermiques classiques que sont les moteurs à combustion. Ils sont applicables à la mobilité terrestre, maritime, fluviale et aérienne. En matière de mobilité terrestre, cela concerne l’automobile individuelle (qu’elle soit utilitaire ou destinée aux loisirs), mais aussi les véhicules utilitaires lourds et légers, les transports en commun urbains et interurbains, les transports en zones hostiles, la manutention, les engins de travaux publics et les matériels agricoles. L’objectif de GreenGT est d’apporter ainsi des solutions à la raréfaction des énergies fossiles et au développement durable en imaginant des chaînes de propulsion à des coûts raisonnables qui soient à la fois efficaces, performantes et propres, tant au niveau des rejets dans l’atmosphère que de la pollution sonore. Avec des voitures comme la H2 et la H2 Speed, le sport automobile est la vitrine technologique du savoir-faire de GreenGT depuis 2012. Désirant ouvrir les sports mécaniques à de nouvelles solutions technologiques d’avant-garde en matière de développement durable, la FIA et l’ACO s’intéressent officiellement aux systèmes de propulsion propres développés par GreenGT[1].

Véhicules GreenGT électrique-hydrogène[modifier | modifier le code]

H2[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Green GT H2.

Premier prototype de compétition électrique-hydrogène, la genèse de la H2 a débuté en 2009. Elle est officiellement présentée le 2 juin 2012 dans le cadre de la journée d'essais des 24 Heures du Mans. Elle est alors non roulante et reçoit une livrée noir et orange. Le 27 juin 2015, elle fait l'objet d'une première présentation dynamique publique sur le circuit Paul Ricard dans le cadre de la manche française du Championnat du Monde FIA de WTCC. Arborant une nouvelle livrée bleu clair et blanc, elle est alors conduite par Olivier Panis, ancien pilote de Formule 1 et vainqueur du Grand prix de Monaco 1996 sur Ligier-Mugen-Honda. À l’invitation de Michelin, elle fait une seconde démonstration, en ouverture du premier Paris ePrix de Formule E, le samedi 23 avril 2016[2]. Le jeudi 26 juin en fin de journée, lors des 24 Heures du Mans 2016 et toujours conduite par Olivier Panis, elle devient la première voiture mue par un groupe motopropulseur électrique-hydrogène à effectuer un tour du circuit automobile sarthois[3]. Deux jours plus tard, le samedi 28 juin, la H2 et son pilote rééditent leur démonstration juste avant que soit donné le départ de la course.

H2 Speed[modifier | modifier le code]

Article détaillé : H2 Speed.
H2 Speed au Salon International de l'Automobile de Monaco.

Née à la demande du carrossier italien Pininfarina, la H2 Speed est présentée au 86e Salon International de l’Automobile de Genève le 1er mars 2016. Elle est conjointement dévoilée par Jean-François Weber, Fabio Filippini (directeur du style de Pininfarina), Silvio Angori (président-directeur général de Pininfarina) et Paolo Pininfarina (président du groupe Pininfarina). À cette occasion, le magazine américain Autoweek lui décerne le Best Concept Award[4], prix récompensant chaque année plus beau concept-car du Salon. Ses rivales pour ce titre très convoité étaient la Sbarro Prom, l’Italdesign GTZero et la Morgan EV3. Le mercredi 30 mars 2016, la H2 Speed est ensuite présentée, à sa demande, à S.A.S. Le Prince Albert de Monaco, très attentif aux technologies du développement durable[5]. À l’issue de cette présentation, le souverain monégasque se voit remettre une combinaison de pilote aux couleurs de GreenGT brodée à son nom en guise d’invitation à venir essayer la H2 Speed. La H2 Speed est ensuite présentée à deux reprises par Michelin, partenaire pneumatiques de GreenGT, à l’occasion d’événements automobiles internationaux majeurs. La première fois en France lors des 24 Heures du Mans 2016, du 15 au 19 juin, et la deuxième en Grande-Bretagne, au Goodwood Festival of Speed, une semaine plus tard[6].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Green GT dispose d’infrastructures en Suisse, à Lausanne dans le canton de Vaud (Green GT SA), et en France, à Signes dans le Var (Green GT Technologies). Cette seconde implantation étant mitoyenne du Circuit Paul Ricard, Green GT peut ainsi très rapidement tester et mettre en pratique les solutions conçues par son bureau d’études.

Principaux dirigeants[modifier | modifier le code]

Christophe Ricard, rejoint GreenGT en 2010 et en devient l'actionnaire majoritaire.

Jean-François Weber est le directeur général, directeur de la recherche et du développement. Il est également actionnaire et cofondateur de GreenGT.

Christophe Schwartz est cofondateur de GreenGT.

Jean-Michel Bouresche est le directeur commerce et marketing de GreenGT Technologies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-Michel Bouresche (GreenGT) : “L’avenir passera par l’hydrogène” », Endurance-Info,‎ (lire en ligne)
  2. vhox.com, « Afhypac - Newsletter Hynovations - #57 - », sur www.afhypac.org (consulté le 31 mars 2017)
  3. « (VIDEO) La GreenGT H2 aux 24h du Mans 2016 ! », sur www.technologicvehicles.com (consulté le 31 mars 2017)
  4. « Hydrogen Pininfarina concept wants to make your race track green », Autoweek,‎ (lire en ligne)
  5. (it) « Pininfarina a corte, da Alberto di Monaco con H2 Speed », YELLOW MOTORI,‎ (lire en ligne)
  6. Make Me Feed, « Pininfarina H2 Speed heading to Le Mans and the Goodwood Festival », sur Make Me Feed (consulté le 31 mars 2017)