Gouts

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Gouts
Gouts
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Dax
Canton Pays morcenais tarusate
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Tarusate
Maire
Mandat
Claude Gensous
2014-2020
Code postal 40400
Code commune 40116
Démographie
Population
municipale
281 hab. (2015 en augmentation de 16,12 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 22″ nord, 0° 48′ 06″ ouest
Altitude Min. 11 m
Max. 34 m
Superficie 10,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.gouts.fr

Gouts (prononcé [guts]; Gots en gascon) est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Goutsois.

Bien que l’on s’appuie communément sur un document du Xe siècle où le village est appelé Goti[1] (une des formes latines du terme désignant les Goths) pour supposer une implantation locale d’un groupe de Goths, aucun élément archéologique ne vient à ce jour étayer ou corroborer cette thèse, même si les Wisigoths ont pu séjourner en Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gouts[2]
Audon Tartas
Onard Gouts Souprosse
Poyanne Laurède Mugron

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les méandres de l’Adour, qui coule d’est en ouest à cet endroit, matérialisent sur environ 8,5 kilomètres la séparation physique entre Gouts, sur sa rive droite, et les localités de Mugron, Laurède, Poyanne et Onard, sur sa rive gauche. Le ruisseau du Gaillou, plus connu dans le village sous le nom de ruisseau de Marrein ou simplement de Chrestian[3] (terme désignant au Moyen Âge en Gascogne un paria de la société), se confond avec la limite nord de la localité avant de rejoindre l’Adour non loin de l’extrémité ouest de la commune, alors que le ruisseau du Moulin de Bordes, autre tributaire droit de l'Adour, ne fait que traverser quelques terres agricoles communales au sud-est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’occupation permanente du territoire de Gouts est assez bien établie jusqu’à la fin du haut Moyen Âge.

Des recherches archéologiques entreprises depuis le dernier quart du XIXe siècle[4] permettent de reconstituer dans ses grandes lignes l’histoire de cette période.

On estime généralement, mise à part une découverte attestée du néolithique (hache polie)[3], que l’établissement humain remonte à la fin du IIe siècle avant notre ère, soit antérieurement à la période de l’Empire romain, et demeure attesté de manière continue jusqu’à la fin du Ve siècle de notre ère : monnaies, fragments de céramique (amphores, vases et tuiles, recueillis sur une vaste zone située dans le secteur de l’église actuelle). Cette période intègre toute la durée de l’Empire romain, c’est pourquoi on assimile le site initial de Gouts à une installation gallo-romaine.

autour de Goats

Les spécialistes ont longtemps hésité sur la nature de cette installation. S’agissait-il d'une « statio », c’est-à-dire d’un relais routier, d'un « vicus », bourg ou village ? Une découverte faite à l’aube du IIIe millénaire permet d’envisager une autre hypothèse, celle d’une agglomération organisée autour d’un axe routier. Il s’agit d’un tronçon de voie romaine orienté plein sud, à partir du site gallo-romain, qui semble avoir assuré pendant plusieurs siècles l'accès du village à l'Adour, ce qui permet de penser à une fonction portuaire de ce secteur du fleuve et de l’agglomération en question[5]. La présence de nombreux éléments de céramique raffinée (sigillée) trahit un niveau économique élevé de la population locale de l’époque. Une autre portion de voie romaine de première importance avait aussi été découverte au nord du village dans les années 1970[6], avec ses huit mètres de largeur et son identification confirmée sur près de 2,5 kilomètres (voie de Bareyt-Watier). Elle traverse, approximativement d’ouest en est, la zone forestière appelée Landes d'Artigues, en direction de Souprosse, et serait identifiée comme faisant partie d’une voie romaine rejoignant Aire-sur-Adour[7]. L’existence de ces deux voies romaines, séparées de moins de deux kilomètres l’une de l’autre, n’est pas une coïncidence et conforte l’idée que Gouts pouvait être un centre de transit de cargaisons fluviales en relation avec Aire-sur-Adour, en raison des problèmes de navigabilité de l’Adour en période de basses eaux dans ce secteur.

Durant la période suivante, le haut Moyen Âge, la présence humaine est parfaitement attestée, dès le VIe siècle, par une importante nécropole mérovingienne, située sous l’emplacement de l’église actuelle et de son cimetière, et par des éléments métalliques chronologiquement associés à la période du VIe au VIIIe siècle. L’église actuelle date de la période XIIe – XIIIe siècle, mais sa situation au cœur de la nécropole mérovingienne et la présence caractéristique de son cimetière ceinturant à moitié l’édifice, permettent de penser à une christianisation antique du lieu (VIIe – IXe siècle)[3]. En tout cas, à en croire certains documents[8] dont une bulle du pape Clément IV (1266), il aurait existé quatre églises à Gouts entre le XIe et le XIIIe siècle. Mais, entre le XIIIe et le XIVe siècle, trois d’entre elles disparaissent, seule demeure l’église paroissiale actuelle, Saint-Martin de Gouts. L’interrogation sur les églises disparues reste jusqu’à ce jour sans réponse.

Le château privé de Loustaunau du XVIIIe siècle, qui fut habité par le baron de Batz, proche de Louis XVI.

Il faut enfin attendre le XVIIIe et le XIXe siècle pour que Gouts ait une dernière fois rendez-vous avec l’Histoire, par l’intermédiaire de la figure de légende, personnage haut en couleur, Jean-Pierre de Batz (1754-1822), dit le Baron de Batz, connu pour avoir tenté de sauver le roi Louis XVI sur le chemin de l’échafaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1977 Maurice Dupouy    
1977 1989 Gaston Canguilhem PS  
1989 1991 Bernard Canguilhem    
1991 mars 2008 Armand Saugnac    
mars 2008 en cours Claude Gensous DVG Retraité de l'agroalimentaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2015, la commune comptait 281 habitants[Note 1], en augmentation de 16,12 % par rapport à 2010 (Landes : +4,92 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
494496538583527524475506491
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
535523493481495509520507502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
473504477425392362370331316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
302269242223211238240241241
2013 2015 - - - - - - -
270281-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie Pratique[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • ACCA de Gouts
  • Comité des fêtes de Gouts
  • Conseil paroissial de Gouts
  • FCPE du groupe scolaire Adour-Midouze
  • Lous Gabots de Gouts
  • L'Atelier d'Art Environnemental

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Charles de Batz-Trenquelleon, Un aventurier gascon. Le vrai baron de Batz. Rectifications historiques d'après des documents inédits, 1908, Librairie Feret et fils, Bordeaux; Librairie L. Mulo, Paris.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2 : Formations non-romanes, Genève, Librairie Droz, 1991.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a, b et c Hervé Barrouquère, « Occupation du sol et peuplement dans la vicomté de Tartas du Néolithique au XIVe siècle », Université de Bordeaux 3, 2000-2001 (consulté le 2 avril 2015)
  4. Henry Du Boucher, Les fouilles de Gouts (Landes), Bulletin de la Société de Borda, Dax, 1878 p. 313-316.
  5. Vignaud D., « Gouts (Landes) : de l’Antiquité au Moyen Âge. Données nouvelles de prospections », Archéo. des Pyr. Occidentales T.21, Pau, (consulté le 2 avril 2015)
  6. Brigitte Watier, Rapport de sondage, Gouts, 1975, arch. S.R.A. Aquitaine.
  7. Bénédicte Boyrie-Fénié, Carte archéologique de la Gaule, Landes, Maison des Sciences et de l’Homme, Paris, (1995)
  8. Vincent Foix. (manuscrit) Archives Départementales des Landes, 2MI16R85 (microfilm), répertoire numérique de la sous-série IIF, collection Foix, Mont-de-Marsan (1939)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.