Gare du Val d'Or

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Le Val d'Or
image illustrative de l’article Gare du Val d'Or
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Saint-Cloud
Adresse 33, avenue Alfred-Belmontet
92210 Saint-Cloud
Coordonnées géographiques 48° 51′ 25″ nord, 2° 13′ 00″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TransilienLigne L du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite
Voies 3
Quais 2 (dont un central)
Transit annuel 1 630 800 voyageurs (2015)
Zone 3 (tarification Île-de-France)
Altitude 78 m
Historique
Mise en service 1903 (halte)
1911 (gare)
Correspondances
Tramway (T)(2)
Gare des Coteaux (à distance)
Bus et Noctilien Voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Le Val d'Or

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Le Val d'Or

La gare du Val d'Or est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite située sur le territoire de la commune de Saint-Cloud dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France.

Elle est mise en service en 1903 par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest pour assurer la desserte de l'hippodrome de la Fouilleuse (devenu depuis l'hippodrome de Saint-Cloud).

C'est une gare voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne L de la « région » du Transilien Paris Saint-Lazare. Elle se situe à une distance de 12,8 km de la gare de Paris-Saint-Lazare.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 78 mètres d'altitude, la gare du Val d'Or est située au point kilométrique (PK) 12,769 de la ligne de ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite, entre les gares de Suresnes-Mont-Valérien et de Saint-Cloud[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première halte[modifier | modifier le code]

La ligne d'Asnières à Versailles (Rive droite) mise en service officiellement le par la Société anonyme du chemin de Versailles (Rive droite) ne comporte pas d'arrêt entre la gare de Saint-Cloud et celle de Suresnes ouverte un an plus tard[2].

Plan de situation de l'hippodrome en 1901 avec le tracé des lignes de chemin de fer
Plan de situation de l'hippodrome en 1901.

Le besoin d'un nouvel arrêt apparaît lors de la création de l'Hippodrome de Saint-Cloud dans la plaine de la Fouilleuse. Peu avant son inauguration, le [3], la revue Le sport universel illustrée, indique qu'il dispose, pour l'accès des spectateurs, de plusieurs moyens existants ou prévus, notamment la création d'une nouvelle gare, à 400 mètres de l'entrée par le chemin du Val d'Or. Elle y sera plus proche que la nouvelle station des Coteaux, sur la ligne des Moulineaux ou que le ponton de bateaux des coteaux de Saint-Cloud donc l'accès est actuellement barré par la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite (voir plan de situation ci-contre)[4].

En conséquence, et afin de faciliter l'accès au champ de courses, la Société des Coteaux du bois de Boulogne et de Longchamp demande l'établissement d'une passerelle au-dessus des voies au point kilométrique (PK) 12,852. L'autorisation est obtenue en septembre 1901, pour une passerelle provisoire de deux mètres de largeur. La Société accepte, à ses frais, de l'agrandir et de la transformer en passerelle métallique, dès que la réalisation d'une halte sera décidée[5].

Le , la décision de réaliser une halte est communiquée aux administrateurs de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Les travaux débutent au mois de mai en un point situé à peu près à égale distance entre les gares de Suresnes et de Saint-Cloud-Montretout[6]. En 1903, la halte dite du « Champ de courses de Saint-Cloud »[7] est mise en service. Elle dispose de deux quais, avec une voie spéciale desservant le quai montant, établie entre la halte et Saint-Cloud. Sa construction entraine l'élargissement à treize mètres de l'ouverture du pont de la rue du Calvaire, dit « pont des Trois Pierrots »[7]. Une passerelle de quatre mètres de largeur complète l'ensemble. Lors de son ouverture, les trains de la ligne de Paris à Versailles ne la desservent que lors des jours de courses à l'hippodrome de la plaine de Fouilleuse[4].

Gare du Val d'Or[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le décret du autorise : la commune de Saint-Cloud à emprunter 40 000 francs pour, avec d'autres ressources, verser une subvention de 80 000 francs pour les travaux de transformation de la halte en station ; et l'Administration des chemins de fer de l'État[8] à percevoir, pendant une durée maximale de dix ans, des surtaxes locales applicables aux voyageurs empruntant cette nouvelle gare (5 centimes par billet simple et 10 centimes par billet d'aller et retour)[9].

En 1911, l'État établit des voies de garages dans différentes gares de la ligne et notamment à la halte du « Champ de courses de Saint-Cloud dite du Val d'Or » pour des trains de marchandises qui gênent la circulation des trains de voyageurs. Cette même année elle effectue des travaux pour transformer en gare voyageurs l'ancienne halte qu'elle renomme gare du Val d'Or[10]. le bâtiment des voyageurs est édifié à cette occasion[7]. Le 7 octobre 1911, le conseil municipal de Saint-Cloud fait part de son souhait de voir la gare renommée « Saint-Cloud - Val-d'Or », mais il n'est pas donné suite à cette requête[11].

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Embranchement des docks[modifier | modifier le code]

Vue de la gare vers 1920.
La gare vers 1920, à droite voies de garages pour l'embranchement.

De 1918 à la fin des années 1950, un embranchement particulier dessert plusieurs établissements situés à Suresnes (usine Bernard Moteurs, démolie en 2004) et à Rueil-Malmaison (arsenal de Rueil)[12].

Vue montrant la gare et l'embranchement vers 1930.
La gare et l'embranchement vers 1930.

À la fin de la Première Guerre mondiale, les installations de la gare sont modifiées lors de l'établissement de l'embranchement particulier, destiné à desservir « les docks et chambres à sable à édifier dans la plaine de la Fouilleuse (...) par le service de l'artillerie de l'arsenal de Puteaux ». La ligne des docks est un embranchement à voie unique d'une longueur de 2 500 mètres et qui traverse le territoire des trois communes de Saint-Cloud, Suresnes et Rueil-Malmaison. Elle se débranche de la ligne de Versailles au nord de la gare du Val-d'Or et se dirige vers le nord-ouest en rampe sensible sur les 250 premiers mètres où une dénivellation de quatre mètres est à rattraper. Des voies de garage sont établies en gare du Val-d'Or, raccordées à la voie spéciale montante[11].

En 1918, le long du boulevard de Versailles, l'embranchement est raccordé à la voie du chemin de fer du bois de Boulogne (CFBB), Porte Maillot - Val-d'Or - Saint-Cloud, devenue en 1921 la ligne 44 de tramway de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP). Cette jonction permet d'établir deux circulations quotidiennes entre Porte Maillot et Rueil pour le personnel. Le tronçon est électrifié du boulevard de Versailles à l'usine de Rueil[11].

Carte IGN de 1950, avec le tracé de l'embranchement de la gare aux ateliers de Rueil.
Carte IGN 1950, avec le tracé de l'embranchement de la gare aux ateliers de Rueil.

Au début des années 1920, les modestes installations de Rueil deviennent l'usine - ou arsenal - de Rueil, dépendant de l'atelier de construction de Puteaux (APX), situé sur le boulevard National à Puteaux. En 1926-1927, les maires de Rueil-Malmaison et de Suresnes entament des discussions avec la STCRP et l'autorité militaire afin d'engager des circulations voyageurs sur l'embranchement. Mais le projet est abandonné : la ligne 44 est supprimée le lors de la grande vague d'éradication du tramway en France et remplacée par une ligne d'autobus portant le même indice. Dès 1927, le très mauvais état des traverses en sapin fait envisager à l'arsenal le transfert sur route des marchandises[11].

Vue de l'emplacement de l'embranchement des docks.
En 2011, on devine encore l'emplacement de l'embranchement des docks à gauche de l'immeuble. Au fond, on distingue le Mont Valérien.

Entre le 20 mars et le un détachement, composé d'un officier, un adjudant, trois sous-officiers et 60 caporaux et sapeurs, modifie sur 650 mètres de longueur le tracé de la « voie militaire raccordant l'Arsenal de Puteaux à la gare du Val d'Or »[13].

Le à 12 h 45, un grave accident a lieu sur l'embranchement au carrefour de la Croix du Roi, lorsqu'un train transportant deux chars de trente tonnes vers l'arsenal percute un autobus de la ligne 44 : on compte plusieurs morts et une quinzaine de blessés. En 1953, le nom du docteur Bombiger est donné à une rue de la commune à la suite de son dévouement au secours des blessés lors de cet accident[11].

L'exploitation de l'embranchement fait l'objet d'une convention avec l'Administration des chemins de fer de l’État, puis la SNCF, qui fournit les moyens de traction ; la dernière est signée en juillet 1950. Lors de la réorientation des activités de l'usine de Rueil, réduisant fortement le transport de matériel lourd, l'embranchement est finalement abandonné en 1959. Cette année-là, la SNCF perçoit 445 000 francs pour la traction et 70 000 pour le désherbage de l'embranchement[11].

À la fin des années 1960, l'armée cède progressivement le site de l'usine de Rueil à la Régie Renault. Une partie du site de cet embranchement est occupé aujourd'hui par le parking de la résidence du Parc du Val d'Or (l'immeuble en « S » de grande taille). Quelques traces de la voie ferrée sont encore visibles sur les vues aériennes[7].

Rénovation de la gare (2008-2013)[modifier | modifier le code]

Des travaux de mise en accessibilité de la gare, jusque-là dépourvue de tout ascenseur ou escalator, ont eu lieu entre 2008 et 2011. Ainsi, quatre ascenseurs ont été mis en place, la passerelle, propriété de la commune, a été recouverte et des valideurs automatiques de titres de transports ont été installés, comme à Saint-Cloud en 2008 ou à Suresnes-Mont-Valérien en 2009. Un parc relais payant de 135 places est aménagé pour les véhicules[14].

Les voies sont également l'objet de travaux de rénovation. Du au , trois aiguillages ont été remplacés et 850 mètres de voie et ballast sont renouvelés[15].

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Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le trafic montant quotidien atteint 1 153 voyageurs en 1938, 2 950 en 1973 et enfin redescend à 2 200 voyageurs par jour en 2003, baisse consécutive à la mise en service de la ligne 2 du tramway en 1997[16].

En 2007, la fréquentation est de 6 000 voyageurs par jour (ce chiffre totalise le nombre de voyageurs fréquentant la gare, et non les seuls voyageurs montants)[17].

En 2012, 1 510 voyageurs ont pris le train dans cette gare chaque jour ouvré de la semaine[18].

En 2015, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 1 630 800 voyageurs[19].

Arrêt de la desserte par les trains de la ligne U[modifier | modifier le code]

À compter de la mise en œuvre du service annuel 2016, le , la gare n'est plus desservie par les trains de la ligne U du Transilien, qui y marquaient tous l'arrêt depuis la création de cette ligne le . Cet arrêt de la desserte de la gare ainsi que la modification de l'offre en général a été justifiée par une « qualité de service de la ligne L Sud […] dégradée, […] ne répondant pas aux besoins émergents et futurs, principalement vers La Défense […] et présentant un certain nombre de points de fragilité intrinsèques »[20].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

vue des voies et quais avec abri et passerelle après les travaux terminés en 2011
En 2012, quais et passerelle après la fin des travaux.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare Transilien, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, ouvert tous les jours, équipé d'automates pour l'achat de titres de transport Transilien et Grandes lignes. Des distributeurs pour les boissons - friandises et pour les journaux y sont installés[21]. Une passerelle permet la traversée des voies et l'accès aux quais.

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par les trains de la ligne L de la « région » du Transilien Paris Saint-Lazare à raison d'un train toutes les 10 minutes aux heures de pointe et toutes les 15 minutes aux heures creuses et en soirée[21].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

L'avenue de Longchamp, permettant la correspondance avec la ligne T2.

Un parc pour les vélos et un parking payant pour les véhicules (100 à 200 places) y sont installés[21]. Selon le schéma de la ligne L du Transilien[22], une correspondance par la voie publique (en empruntant l'avenue de Lonchamp) est possible avec la station Les Coteaux de la ligne de tramway T2.

La gare est desservie par les lignes 144, 160, 244, 360 et 471 du réseau de bus RATP, par la ligne 96 Express de l'établissement Transdev de Lieusaint, par la ligne 40 de l'établissement Transdev de Nanterre et, la nuit, par la ligne N53 du réseau Noctilien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « [973] Paris-St-Lazare - Versaille-Rive-Droite », p. 208.
  2. François et Maguy Palau, Le rail en France : Les 80 premières lignes 1828-1851, Palau, , 217 p. (ISBN 2-950-9421-0-5), « 2.5 Asnières-Versailles (Rive droite) », p. 57
  3. « Au cœur du quartier Hippodrome/Fouilleuse/Val d'Or autrefois », Saint-Cloud Quartiers magazine : supplément, no 4,‎ , p. 2 (lire en ligne [PDF])
  4. a et b « Le nouvel hippodrome de Saint-Cloud », Le sport universel illustré, no 258,‎ , p. 152-153 (lire en ligne)
  5. Pierre Bouchez, 2007, p. 76
  6. « Une nouvelle gare à Saint-Cloud », Le journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation, Paris, série 25e année, no 17,‎ , p. 218 (lire en ligne [PDF])
  7. a, b, c et d Pierre Bouchez, 2007, p. 77
  8. L'État a repris en 1909 les actifs de la compagnie des chemins de fer de l'Ouest
  9. « III Création de surtaxes temporaires : État (Ouest) », Le journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation, Paris, série 34e année, no 28,‎ , p. 361 (lire en ligne [PDF])
  10. « Les nouveaux travaux des chemins de fer de l'État : pour l'amélioration de la gare Saint-Lazare et du service de banlieue », Le journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation, Paris, série 34e année, no 9,‎ , p. 111 (lire en ligne [PDF])
  11. a, b, c, d, e et f Pierre Bouchez, 2007, p. 78
  12. [PDF] Rueil-Malmaison, terre d'entreprises – Une histoire d'hommes et d'initiatives économiques (1800-2005), p. 29 du PDF, Arnaud Berthonnet, Sylvie Gousset, (ISBN 2-9525310-0-5). Consulté le 14 octobre 2013.
  13. « 3 Travaux de chemins de fer », Revue du génie militaire, Paris, Berger-Levrault & Cie,‎ , p. 258 (lire en ligne [PDF])
  14. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France.
  15. SNCF, « Travaux sur le réseau ferré », sur http://www.saintcloud.fr (consulté le 14 décembre 2015).
  16. Pierre Bouchez, 2007, p. 38
  17. Site du conseil régional d'Île-de-France - Les gares du Val d'Or et de Villeparisis plus accessibles, article du 13 juillet 2007.
  18. [PDF]« Délibération n° 2012/301, séance du 10 octobre 2012 », sur le site du STIF (consulté le 25 août 2013) : « Déploiement de nouveaux afficheurs Infogare TFT/TLED lignes L&J, Volet information voyageurs : Identifiant PQI 181 », p. 15. Le STIF définit le nombre de montants pour une gare comme le nombre de voyageurs y prenant le train les jours ouvrés et hors période de vacances scolaires.
  19. « Fréquentation en gares – Le Val d'Or », sur SNCF Open Data, traitement du (onglet informations) (consulté le 14 mai 2017).
  20. « Comité sur l'évolution de l'offre [des] lignes L Sus et U », sur iledefrance-mobilites.fr, document du (consulté le 21 mai 2018), p. 4, notamment ; ce document est une archive.
  21. a, b et c SNCF Transilien, « Gare Transilien : Gare Le val d'Or », sur www.transilien.com (consulté le 13 décembre 2015).
  22. « Schéma de la ligne L du Transilien », sur transilien.com (consulté le 21 octobre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]



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