Ethel Ayres Purdie

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Ethel Ayres Purdie
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Une des seules photos connues d'Ethel Ayres Purdie, parue avec sa nécrologie dans The Vote en avril 1923[1]

Nom de naissance Ethel Matilda Ayres
Naissance
Islington, North London
Décès
Charing Cross, Westminster
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession
Activité principale
Directrice de la Women's Taxpayer Agency
Autres activités
Militante suffragiste, fondatrice de la Women's Tax Resistance League
Formation
Conjoint
Franck Sydney Purdie

Ethel Ayres Purdie ou Ethel Matilda Purdie, née Ethel Matilda Ayres (-)[W 1] est une expert-comptable et militante suffragiste et féministe britannique.

Première femme expert-comptable de Grande Bretagne, elle est l'une des figures majeures de la lutte pour l'acceptation des femmes dans les métiers de la comptabilité. Elle se spéciale dans le conseil auprès des femmes et des associations suffragistes féminines. Elle s'implique dans la lutte pour l'obtention du droit de vote des femmes et dans la défense des femmes face aux politiques discriminatoires de l'administration fiscale.

L'importance de sa contribution à l'émancipation des femmes de Grande-Bretagne, longtemps sous-estimée par les historiens, est réévaluée aujourd'hui à la lumière de travaux récents.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années, premiers combats[modifier | modifier le code]

Ethel Mathilda Ayres naît en à Islington, North London. Elle est fille ainé, dans une famille d'artisans à la frontière de la classe moyenne : son père, Henry William Ayres, est fils de joaillier, et sa mère Margaret Eleanor, née Tremeer, est la fille d'un polisseur d'argenterie. Henry Ayres fabrique des outils pour la coupe de vitraux, comme des diamants de vitrier, et se présente, avec un peu d'emphase, comme « ingénieur en mécanique »[W 1].

Jeune, elle travaille comme opératrice du télégraphe. À l'époque, le Bureau des Postes britannique est le premier et le plus important employeur de personnel féminin dans l'administration publique, et ce dès les années 1870. Un grand nombre de jeunes femmes (dès 14 ans) sont employées aux services télégraphiques, comme main d’œuvre bon marché et précaire (la plupart démissionnant d'elles-mêmes à leur mariage). Au sein de la PTCA (en), le syndicat des opérateurs du télégraphe, des voix (masculines) s'élèvent pour limiter l'emploi des femmes, vu (à raison) comme un moyen de tirer vers le bas les salaires et les conditions de travail[W 1].

C'est dans ce contexte, et alors que les opératrices elles-mêmes commencent à s'organiser pour défendre leurs intérêts, qu'Ethel M. Ayres fait ses premières armes, à dix-neuf ans, dans le militantisme syndical. En 1894, elle participe notamment à une lutte sociale victorieuse, protestant contre l'économie faite par l'état au détriment des télégraphistes femmes. En effet, celles-ci cotisent pour le système de retraite, mais la grande majorité ne toucheront jamais de pension car quittant le travail à leur mariage. Ethel M. Ayres rejoint un comité qui, soutenu par la section londonienne de la PTCA, réclame et obtient que les femmes dans cette situation se voient reversées une partie de leurs cotisations[2].

Quelques années plus tard, elle quitte son emploi de télégraphiste pour épouser, le , Franck Sidney Purdie, un voyageur de commerce dont le père est fabriquant d'argenterie. Le couple a deux enfants, mais Ethel Ayres Purdie décide, bien qu'étant mère de famille, de poursuivre une carrière professionnelle[W 2].

Début de carrière difficile[modifier | modifier le code]

Elle étudie la comptabilité en suivant des cours à la Royal Society of Arts, passe avec succès son examen final en , avec mention en examens de comptes par la chambre de commerce de Londres. Mais, en tant que femme, il lui est impossible de réaliser de stage en cabinet. Elle ouvre son bureau en ou , d'abord à l'adresse de son père comme adresse professionnelle, puis déménageant son bureau à Craven House, Kingsway[W 2].

La profession d'expert-comptable étant réglementée pour un certain nombre d'actes, elle tente d'être certifiée par une association professionnelle. Elle soumet sa candidature aux deux principales de Grande-Bretagne, l'ICAEW (en) et la SIAA (en). Toutes deux, fortement hostiles à l'admission des femmes dans la profession, refusent. Elle écrit alors au Conseil Privé pour demander l'autorisation d'exercer en indépendant. L'autorisation lui est refusée, mais le Conseil lui propose d'établir une organisation féminine de comptables. Elle abandonne le projet, jugé irréaliste car nécessitant de rassembler au moins onze membres[W 3].

Elle candidate en à la London Association of Accountants (« Association des comptables de Londres »), ancêtre de l'ACCA (en). Cette association, qui s'est récemment formée pour intégrer les quelques 3000 à 4000 comptables refusés par les autres organisations (pour la plupart, faute d'avoir d'expérience de stagiaire en cabinet), se veut ouverte et progressiste. Bien qu'elle ait déjà une clientèle conséquente[W 4], son adhésion est refusée le , non seulement car elle est une femme, mais également car elle est ouvertement suffragiste. Elle est néanmoins autorisée à accéder à la bibliothèque et à suivre les conférences[W 3].

Grâce à l'insistance du président de l'association, le libéral Henry A.G. Lewis, elle est finalement acceptée le , devenant la première femme de Grande-Bretagne à obtenir la certification d'expert-comptable. Cette année-là, surnommée « The Lady », elle est chargée de porter le toast au dîner annuel de la LAA[W 3].

Comptable féminine[modifier | modifier le code]

Une publicité parue dans The Vote en 1913. « Êtes-vous bien certaine que vous ne payez pas trop d'impôts à John Bull ? Nous avons fait recouvrer ou économiser de grosses sommes aux femmes contribuables. Pourquoi ne pas nous consulter ? Cela ne vous coûtera rien. »

Ethel Ayres Purdie dispose d'un faible capital de départ, et a le double désavantage d'être une femme et d'être ouvertement suffragiste dans un environnement professionnel très fortement masculin. Elle réussit néanmoins à se constituer une vaste clientèle auprès des femmes et des associations féminines, liant étroitement son engagement militant et sa vie professionnelle, dans une démarche ouvertement basée sur la solidarité féminine[W 4]. Visant une clientèle engagée, elle passe des annonces dans des journaux comme Common Cause, Votes for Women et The Vote, proposant à ses clientes de recouvrer une partie de leur impôt sur le revenu. Son engagement suffragiste lui sert d'argument promotionnel, et ses annonces sont teintées d'ironie quant aux discriminations que subissent les femmes, notamment les femmes mariées, fiscalement assujetties à leur mari. L'une de ses annonces se conclut par un post-scriptum : « Les enfants, les femmes mariées et les déments n'en ont pas le droit. »[3]

Avec son entrée au sein de la LAA, elle devient la seule femme à pouvoir représenter un contribuable auprès de l'administration fiscale[W 5]. Ayant une vision très large du travail comptable, elle propose également ses services pour « toute affaire de nature légale ou financière »[4] : conseils de gestion, ventes de biens, droits de succession, contrats d'assurances, etc[W 6]. Le nom de son agence, la Women Taxpayers' Agency (« Agence des femmes contribuables »), est en lui-même provocateur, être contribuable étant un signe d'indépendance financière. En 1912, alors que les suffragettes vandalisent les vitrines des commerces de son quartier, son propriétaire et d'autres locataires de son immeuble – tous des hommes – demandent à ce que la mention « Women » soit retirée, car ils la considèrent « offensante ». Elle doit déménager plus loin dans la rue, à Hampden House, pour conserver sa plaque[5].

Son affaire a du succès, et son cabinet s'agrandit jusqu'à employer plusieurs personnes. Elle prend une stagiaire pendant cinq ans, Nora Laughton, qui sera la première femme formée par une femme de toutes les organisations professionnelles de Grande-Bretagne[W 7].

Très impliquée dans le militantisme suffragiste, elle travaille pour les principales organisations britanniques, comme auditrice des comptes et conseillère financière, pratiquement du mouvement suffragiste lui-même. Son bureau de Campden House, avant son déménagement, est situé juste à côté du Holborn Restaurant, lieu de réunion suffragiste et de « petits-déjeuners politiques »[W 6].

Elle travaille également pour des syndicats, comme auditrice de l'Association of Women Clerks and Secretaries (en) (« Association des femmes clercs et secrétaires »), du National Fund for Nurses (« Fonds national des infirmières »), et travaille avec la Women's Trade Union League (« Ligue des syndicats féminins »), pour des cliniques et des écoles associatives de formation à la maternité[W 8].

Engagement suffragiste[modifier | modifier le code]

L'engagement d'Ethel Ayres Purdie passe par une pratique critique (en) de son activité professionnelle. Son apport à la cause des femmes et aux organisations suffragistes va au-delà de la vérification des comptes et des conseils financiers qu'elle leur apporte : son expertise lui permet de formuler des critiques précises et argumentées des lois fiscales britanniques, et de définir des stratégies et des procédures pour les organisations avec lesquelles elle milite[W 9].

Experte-comptable, conseillère financière[modifier | modifier le code]

Ethel Ayres Purdie auditionne les comptes de la principale organisation militante suffragiste, la Women's Social and Political Union (« Union sociale et politique des femmes »), et ce, même après qu'elle a contribué à créer la Women's Freedom League (« Ligue de liberté féminine »), scission non-violente de la WSPU, axée sur la désobéissance civile et plus proche des travaillistes[W 9]. Elle audite les comptes de la WFL et de sa maison d'édition, Minerva Publishing Ltd.. Elle conseille également l'East End Federation of Suffragettes (« Fédération des suffragettes de l'East End ») de Sylvia Pankhurst après qu'elle soit exclue de la WSPU[W 6]. À partir de la Première Guerre Mondiale, elle audite également les comptes de l'International Women's Suffrage Alliance (« Alliance internationale pour le droit de vote des femmes »), aujourd'hui Alliance internationale des femmes, dont le siège social est à Londres.

Elle fournit auprès de ces organisations un travail précieux, d'autant plus difficile qu'elle apporte une rigueur professionnelle dans des comptes qui en manquent cruellement, sont souvent mal tenus et peu vérifiés[W 10]. Dans une lettre à la trésorières de l'IWSA, elle estime que « la grande faiblesse de l'IWSA et de nombre de bureaux féminins réside dans une incapacité à additionner correctement, due sans aucun doute à un manque de pratique scolaire. »[6]

Résistante fiscale[modifier | modifier le code]

Suivant sa ligne de désobéissance civile non-violente, la WFL est à l'origine de la création de la Women's Tax Resistance League (« Ligue féminine de résistance fiscale »), qui organise les femmes refusant de payer l'impôt au nom du principe No taxation without representation (« Pas de taxation sans représentation »), fondateur de la démocratie libérale anglo-saxonne[7].

Ethel Ayres Purdie en est l'une des grandes figures : membre fondatrice, membre du bureau et auditrice des comptes, elle accueille dans son cabinet les réunions du bureau de la Ligue, et son expertise fiscale est déterminante dans l'élaboration de ses stratégies et procédures. Apportant son expertise des questions fiscales, elle pointe les défaillances et les contradictions de la loi. Source d'« inquiétude permanente » pour l'administration fiscale, elle conseille individuellement les membres de la WTRL dans leur opposition aux autorités et à l'administration fiscale, intervient en faveur de celles risquant une amende ou une peine de prison, les représentant face à la justice et écrivant aux hommes politiques en leur nom[7].

Critique des lois fiscales[modifier | modifier le code]

Sous son influence, la WTRL se dote d'un second cheval de bataille : la lutte pour la reconnaissance par l'administration fiscale des femmes mariées en tant que contribuables. La loi fiscale de référence, l'Income Tax Act 1842 (en), a été réfigées alors que femmes mariées ne pouvaient alors ni avoir de revenu en leur nom propre, ni être taxées, comme les enfants et les déments. L'indépendance financière des femmes mariées, récemment obtenue par le Married Women's Property Act 1882 (en), n'est pas prise en compte par l'Inland Revenue (en), l'administration fiscale en charge de l'impôt sur le revenu. Elle laisse les hommes mariés en charge de remplir la déclaration de revenus du couple et d'en payer l'impôt (cette situation perdurera jusqu'à la fin des années 1980)[W 11].

La WTRL dénonce cette situation comme injuste pour les femmes, donnant à leur mari un moyen de surveiller leurs finances et d'intrusion dans la vie privée de leur conjointe, unilatérale et marquant une inégalité au sein du couple. Mais, plus encore, l'experte-comptable pointe les nombreuses contradictions et absurdités de ce fonctionnement.

Dans de nombreux cas, l'impôt sur le revenu des femmes est prélevé à la source, ce qui s'avère, dans ces conditions, illégal. Ethel Ayres Purdie encourage les femmes mariées à réclamer le remboursement de ces sommes, les accompagne dans leurs démarches et les représente auprès de l'administration fiscale, et obtient le remboursement de ces sommes dans de nombreux cas[W 12].

Elle joue un rôle important dans plusieurs affaires notables illustrant ces contradictions. Dans une autre, elle fait exempter totalement une femme d'impôt sous prétexte que son mari, seul membre du couple à pouvoir être assujetti à l'impôt, habite la Nouvelle-Zélande. Elle en tire une pièce de théâtre, A red tape comedy (« Une comédie bureaucratique »), qui rejoue son audition devant le commissaire des impôts, et qui est publiée dans The Vote[8].

De plus, la WTRL protestera contre le déséquilibre des régimes fiscaux qui fait qu'une femme mariée est plus taxée qu'une femme célibataire.

Sur une idée d'Ethel Ayres Purdie, la Women's Freedom League demande en 1910 une entrevue au Chancelier de l’Échiquier, David Lloyd George. Finalement, c'est la WTRL qui est reçue le . Ayres Purdie fait partie des sept déléguées envoyées, avec Lena Ashwell. Pressée par les arguments de la comptable, le Chancelier reconnait que le traitement réservé aux femmes consitue une « humiliation légale », mais refuse d'accéder à leurs demandes, arguant de la trop grande difficulté technique de taxer les femmes séparément et de la perte d'1,5 millions de livres que cela occasionnerait pour la Couronne[W 13].

Auteure, pamphlétaire et journaliste[modifier | modifier le code]

La pièce en elle-même s'inscrit dans la tradition théâtrale des suffragistes britanniques, qui utilisent souvent de courtes pièces comiques pour véhiculer leurs messages et leurs idées. Elle est considérée par certains historiens comme l'un des meilleurs exemples d'usage de la comédie et du comique dans le théâtre suffragiste[W 14].

Outre cette pièce de théâtre, Ethel Ayres Purdie a écrit plusieurs pamphlets[9]. Elle correspond régulièrement avec des journaux non-suffragistes comme le Daily Mirror, le Daily Sketch, The Daily News et le Nursing Times & Mirror, protestant contre les affirmations inexactes contenues dans leurs colonnes. Elle écrit régulièrement dans The Vote, toujours sur des questions de politique fiscale[W 15].

Guerre et Après-Guerre[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre Mondiale, elle suspend provisoirement ses activités militantes et une partie de ses activités professionnelles pour contribuer à l'effort de guerre. Elle auditionne les comptes de la Women's Auxiliary Force (« Force auxiliaire féminine »), une organisations de femmes volontaires qui récoltent des fonds et portent secours aux blessés de guerre[W 8].

Après la guerre, le Representation of the People Act 1918 accorde le suffrage universel aux hommes et un suffrage censitaire aux femmes de plus de 30 ans, ainsi que le droit de se présenter aux élections législatives. L'année suivante, le Sex Disqualification (Removal) Act 1919 interdit de refuser aux femmes l'accès à une profession ou à une organisation professionnelle.

Décès[modifier | modifier le code]

Ethel Ayres Purdie est percutée par une rame de métro le , après être tombée sur les voies à la station de Covent Garden. Gravement blessée, elle décède à l'hôpital de Charing Cross à l'âge de 48 ans[W 16].

L'enquête du coroner de Westminster conclut à un suicide causé par la démence. Son mari témoigne qu'Ethel « souffrait de nervosité et d'insomnie, et craignait d'être en train de perdre ses capacités mentales, et de devenir incapable de poursuivre la conduite de ses affaires »[10]. Il semblerait que, dix jours plus tôt, elle ait déjà tenté de se jeter devant une rame à la station de Gillepsie Road, mais qu'elle en ait été empêché[W 16].

Son décès est vécu comme particulièrement soudain et brutal pour ses camarades suffragistes, et survient alors qu'elle était encore active au sein du mouvement féministe. Elle avait donné une conférence, un mois plus tôt, dans un club suffragiste londonien, sur le thème « Si j'étais Chancelier de l'Échiquier »[W 16]. Contrairement au journal de la LAA, qui ne lui réserve qu'un encart dans sa rubrique nécrologique, le journal The Vote consacre entièrement sa première page à un hommage à cette « camarade, combattante, travailleuse et pionnière »[1].

Hommages[modifier | modifier le code]

Le nom d'Ethel Ayres Purdie fait partie, en tant que figure progressiste, de l'héritage culturel de l'ACCA (en). Son nom est attaché à des prix d'excellence pour étudiantes, mentionné dans les historiques de l'association et régulièrement utilisé dans son matériel de promotion.

Publications[modifier | modifier le code]

(en) Ethel Ayres Purdie, Married Women & Tax Resistance (pamphlet), Women's Tax Resistance League,

(en) Ethel Ayres Purdie, « Echoes », The Englishwoman, vol. 32,‎ , p. 224-8

(en) Ethel Ayres Purdie, « A red tape comedy », The Vote, vol. VII, no 160,‎ (lire en ligne)

(en) Ethel Ayres Purdie, « A red tape comedy II », The Vote, vol. VII, no 161,‎ (lire en ligne)

(en) Ethel Ayres Purdie, « A red tape comedy III », The Vote, vol. VII, no 162,‎ (lire en ligne)

(en) Ethel Ayres Purdie, Married Women & Income Tax (pamphlet), Women's Tax Resistance League,

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Comrade, Fighter, Worker and Pioneer », The Vote, vol. XXIV, no 703,‎ (lire en ligne)
  2. The Englishwoman (1911)
  3. « Children, married women and lunatics are not so entitled. », dans le Votes for Women du 24 décembre 1908
  4. « all business of legal or financial nature »
  5. (en) « Mrs. Ayres Purdie victimised. "Pay up and shut up." », The Vote, vol. V, no 127,‎ (lire en ligne)
  6. « The great weakness I find in the I.W.S.A. and in many women’s offices, is an inability to add correctly, due no doubt to want of practice at school. », correspondance interne de l'IWSA.
  7. a et b Boussahba-Bravard 2009
  8. Ayres Purdie 1912 (1), (2), (3)
  9. Ayres Purdie 1910,Ayres Purdie 1913
  10. « [...] his wife had been suffering from nervousness and insomnia, and feared that she was losing mental power, and would be unable to carry on business. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Hilary Frances, « 'Pay the piper, call the tune!': the Women's Tax Resistance League », dans Maroula Jouannou et June Purvis, The Women's Suffrage Movement: New Feminist Perspectives, Manchester University Press, , 65-76 p.

Myriam Boussahba-Bravard, « Résistance passive et citoyenneté : la rébellion de la contribuable anglaise », Revue d’histoire moderne et contemporaine, Belin, vol. 56, no 2,‎ , p. 104-134 (lire en ligne)

Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) Stephen P. Walker, « Ethel Ayres Purdie: Critical practitioner and suffragist », Critical Perspectives on Accounting, no 22,‎ , p. 79-101 (lire en ligne)

  1. a, b et c p. 5-6
  2. a et b p. 7
  3. a, b et c p. 8
  4. a et b p. 10
  5. p. 11
  6. a, b et c p. 14
  7. p. 12
  8. a et b p. 13
  9. a et b p. 15
  10. p. 17
  11. p. 18
  12. p. 20
  13. p. 27
  14. p. 23
  15. p. 21
  16. a, b et c p.36