Sex Disqualification (Removal) Act 1919

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Sex Disqualification (Removal) Act 1919

Présentation
Titre « An Act to amend the Law with respect to disqualifications on account of sex. »
Référence 9 & 10 Geo. 5 c. 71
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Langue(s) officielle(s) Anglais
Type Acte du Parlement
Adoption et entrée en vigueur
Sanction

Le Sex Disqualification (Removal) Act 1919 est un acte du Parlement du Royaume-Uni qui interdit de refuser un emploi ou une charge à une personne du fait de son sexe ou de son mariage.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1918, le suffrage des femmes est partiellement accordé avec le Representation of the People Act 1918[1]. Le Sex Disqualification (Removal) Act 1919, qui obtient la la sanction royale le 23 décembre 1919[2], supprime d'autres restrictions sur la participation des femmes à la vie civile. Par exemple, à partir de 1919, les femmes britanniques peuvent être magistrates, jurées et le fait de se marier n'est plus considéré comme les disqualifiant d'un travail[3],[4].

Effets de la loi[modifier | modifier le code]

La loi est entrée en vigueur le jour même où une première femme devient juge de paix (Justice of the Peace) : Ada Summers (en) fait office de juge en sa qualité de maire de Stalybridge. Elle a prêté serment une semaine plus tard, le 31 décembre[5]. En décembre 1922 une femme avocate (Solicitor) est nommée[6].

Royal Society[modifier | modifier le code]

En 1902 au Royaume-Uni, la mathématicienne, inventeur et ingénieur Hertha Ayrton est la première femme à être proposée en tant que fellow de la Royal Society, mais celle-là est rejetée grâce aux avocats de la Society qui arrivent à justifier qu'une femme ne peut pas être un fellow. Le Sex Disqualification (Removal) Act 1919 et un Privy Council établissent, en 1929, l'égalité de la femme et rendent ces arguments archaïques, mais ce n'est qu'en 1944 que, mise en action par un article critique du Daily Worker par Jack Haldane, la Royal Society considère dorénavant l'acceptabilité des femmes en tant que fellows[7].

En 1945, après un vote par lequel une large majorité de fellows votent pour l'admissibilité des femmes, la chimiste Kathleen Lonsdale est élue, en même temps que la biochimiste Marjory Stephenson[8].

Suites[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frederic A. Ogg, « The British Representation of the People Act », The American Political Science Review, American Political Science Association, vol. 12, no 3,‎ , p. 500 (lire en ligne).
  2. Oliver & Boyd's new Edinburgh almanac and national repository for the year 1921. p213
  3. (en) « Sex Disqualification (Removal) Act 1919 », sur legislation.gov.uk (consulté le 27 mars 2018).
  4. (en) « Ninety years since first equal opportunities legislation », sur bbc.co.uk (consulté le 27 mars 2018).
  5. About Magistrates - History, The Magistrate's Association.
  6. About the Association of Women Solicitors.
  7. (en) « Admission of Women into the Fellowship of the Royal Society », Notes and Records of the Royal Society of London, The Royal Society, vol. 4, no 1,‎ , p. 39 (DOI 10.1098/rsnr.1946.0006)
  8. J. Mason 1996 Marjory Stephenson, 1885–1948. In E. Shils and C. Blacker (eds.) Cambridge Women. Cambridge: Cambridge University Press, 113-135.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Dans la série télévisée The Paradise, dont les événements ont lieu vers les années 1870, le personnage de Miss Audrey doit démissionner du grand magasin lorsqu'elle se marie.