Argenterie

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couverts en argent français du XVIIe siècle.

L'argenterie est un terme générique désignant l'ensemble des objets mobiliers fabriqués en argent massif ou en métal argenté, voire en vermeil (argent plaqué en or). Avant l'invention de l'acier inoxydable, la version moins luxueuse de ces objets était en étain.

Elle comprend les couverts, les assiettes, les plats et pièces à boire (gobelets et verres), ainsi que les ustensiles de service et de table tels que flambeaux ou bougeoirs, plats de service, salerons, tasse à vin (ou tastevin), mouchettes, pot à poudre, sucriers, etc. Elle comprend aussi les objets mobiliers précieux des maisons et des églises (vases précieux, chandeliers, statues), mais pas les bijoux.

Les objets mobiliers fabriqués en or s'appellent orfèvrerie, terme qui tend à désigner aussi le travail des pièces en argent massif ou métal argenté qui sont finement sculptées ou gravées comme celles en or.

Procédés[modifier | modifier le code]

Il fait appel à diverses techniques, parmi lesquelles la ciselure, l'estampage, la gravure, le poinçonné, le repercé ou découpage à jour, et le repoussé.

L'argenterie comme instrument de crédit[modifier | modifier le code]

Pièces décoratives en argenterie Musée Nissim de Camondo.

L'argenterie constituait pour les familles un moyen de montrer leur fortune et d'asseoir leur crédit: les pièces d'argenteries étaient présentées sur des meubles spécieux appelés argentiers.

Elle constituait aussi une réserve d'argent qui pouvait être vendue ou mise en gage pour faire face à une dépense imprévue. C'est ainsi que le roi Louis XIV envoya son argenterie, comprenant un important mobilier (commodes, consoles, etc), à la monnaie pour être fondue. Cette fonte coûtait 10% du poids d'argent.

Marques du possesseur, poinçon du fabricant[modifier | modifier le code]

Les pièces d'argenteries portaient souvent la marque de leur propriétaire: monogramme, matricule, armoiries, symbole de communautés pour celles appartenant à l'État (administration, ambassade, Marine nationale, régiment, etc) ou à une entreprise (hôtel, compagnie de navigation ou d'aviation, etc).

Les poinçons que l’on trouve sur ces pièces sont réglementés et déposés: ils permettent généralement de connaître au moins la quantité d'argent pur dans l'alliage ou le plaquage, ainsi que le nom du fabricant.

En France, c'est en 1272 le titre est garanti par un poinçon de la Maison Commune.

En 1378, une ordonnance de Charles V dispose que les pièces d'orfèvrerie doivent être insculpées de deux poinçons:

  • celui de la Maison Commune : lettre date couronnée qui identifie la jurande a laquelle appartient l’orfèvre, garantit un titre minimum de 958 pour mille (avec une tolérance appelée remède) et indique par une lettre l’année de fabrication
  • celui de l'orfèvre comportant ses initiales, pour Paris, à partir de 1502, deux grains de remède, un "différent" propre à chacun.

Par la suite, ces deux poinçons ont été modifiés.

Article détaillé : Poinçon (métal précieux).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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