Ernest Nivet

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Ernest Nivet
Ernest Nivet vers 1909.jpg

Ernest Nivet vers 1909[1]

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Distinctions
Médaille d'or au Salon des Artistes français en 1923
Légion d'honneur en 1924
Grand prix international de sculpture à l'Exposition universelle de 1937

Ernest Nivet est un sculpteur français né à Levroux (Indre) le 7 octobre 1871[2] et mort le 5 février 1948 à son domicile de Châteauroux.

Biographie[3][modifier | modifier le code]

Une enfance paysanne (1871-1881)[modifier | modifier le code]

Né le 7 octobre 1871 à Levroux (Indre), Ernest Nivet offre l’exemple — qui est loin d’être unique dans le cas d’un artiste du XIXe siècle — d’une ascendance paysanne dont son art robuste, en accord avec certains traits de son caractère, restera profondément marqué. Son père, Silvain Désiré, se louait encore à la journée ou pour une période déterminée, afin d’assurer la subsistance de ses cinq enfants.  

Dans la famille Nivet, les enfants participaient très tôt aux travaux des champs au côté des adultes, le jeune Ernest comme ses frères, bien qu’il fût de santé plus fragile. Plus tard il puisera son inspiration dans cette expérience originelle, acharné jusqu’à l’obsession à traduire dans la glaise et le plâtre les gestes et les attitudes qui témoignaient à ses yeux de la « peine des hommes » (selon le mot de Georges Lubin) : celle des moissonneurs, des fileuses, des bergers dans les plaines de Levroux. Cette fidélité à une iconographie paysanne doit donc être jugée à la mesure de son authenticité et elle donne un accent de vérité éprouvée au réalisme du sculpteur.

L’éveil d’une vocation (1881-1891)[modifier | modifier le code]

À l’âge de dix ans Ernest Nivet sentit l’appel d’une vocation pour la sculpture comme une évidence qui s’imposait à lui. Accompagnant sa famille à Châteauroux il aurait aperçu dans une niche une Vierge de pitié du XVIe siècle et décidé aussitôt de devenir sculpteur. L’anecdote a peut-être un fond de réalité, mais si on lui prête une signification symbolique, elle donne aussi a posteriori une dimension spirituelle à un choix de vie.

Le jeune garçon entra alors en apprentissage chez un tailleur de pierres, établi en face du cimetière Saint-Denis à Châteauroux. Il suivait simultanément les cours gratuits dispensés le soir à l’École municipale de dessin installée alors dans les bâtiments de l’ancien couvent des Cordeliers. Son professeur de dessin  Jean-Baptiste Bourda (1847-1920), originaire du Béarn et ancien élève d’Eugène Dévéria, sut développer les qualités de son élève, comme il discerna aussi le talent naissant du dessinateur Bernard Naudin (1876-1946). De cette période datent avec certitude quelques bustes et médaillons essentiellement. Les modèles en étaient des parents proches, des voisins, des amis, premiers essais d’une vocation qui cherchait sans doute confirmation de sa légitimité dans la confrontation avec le réel. 

Monument aux morts du département de l'Indre, les Pleureuses, inauguré en 1932.

L’aventure parisienne (1891-1895): dans l'atelier de Rodin[modifier | modifier le code]

Cédant aux conseils de son maître, Ernest Nivet quitta en 1891 Châteauroux pour Paris où l’attendaient de nombreuses difficultés matérielles avant qu’il pût bénéficier d’une bourse de sa ville natale.

En juin il fut accepté à l’École des Beaux-Arts, dans l’atelier d’Alexandre Falguière, mais l’enseignement qu’on y dispensait le déçut. Un tournant décisif dans sa formation devait bientôt se produire grâce à l’intervention d’un négociant et amateur d’art castelroussin, Georges Lenseigne, qui comptait Rodin parmi ses relations parisiennes. Il montra au maître des photos de la Tricoteuse debout achevée depuis peu par le jeune homme.  Fort de cette recommandation, le jeune homme fut bientôt engagé par le maître comme praticien dans son atelier du dépôt des Marbres, 182, rue de l’Université. Avec la coupure  imposée par le service militaire - réduit à un an pour les ouvriers d’art-, le jeune homme devait y rester jusqu’en mai 1895.

Nivet côtoya alors Camille Claudel, François Pompon, avec qui il gardera des liens d’amitié toute sa vie. De nombreuses lettres adressées à Jean-Baptiste Bourda témoignent du climat de tension permanente créé par la personnalité écrasante du grand sculpteur et du travail intense qui régnait dans son atelier, en ces années de la genèse du Balzac et de l’achèvement des Bourgeois de Calais. Nivet tira un énorme profit des enseignements de Rodin, apprenant à ses côtés la science du modelé, développant une connaissance parfaite de l’anatomie, maîtrisant la taille du marbre. Mais ses recherches personnelles se trouvèrent limitées de fait à quelques études de paysans, exécutées lors de brefs retours à Châteauroux. Dans le même temps son caractère farouchement indépendant étouffait de plus en plus sous l’autorité de Rodin et sa santé s’en ressentait.

Auguste Rodin était visiblement satisfait de son jeune praticien puisqu’un contrat de cinq ans fut signé entre eux le 18 avril 1894. Pourtant, hanté par l’idée de rentrer au pays et en dépit des conseils de ses amis, Nivet devait le dénoncer un an plus tard. 

Le retour en Berry et la participation aux salons (1895-1914)[modifier | modifier le code]

À Châteauroux, Ernest Nivet connut de grandes difficultés matérielles en s’efforçant de vivre de son art, désormais loin de Paris où se forgeaient les réputations. Son retour suscita des commentaires malveillants, mais il fut soutenu par quelques amis fidèles qui l’aidèrent à vaincre des accès de découragement. Dans un premier temps des commandes de bustes[4] lui permirent de survivre. Des expositions locales et une participation régulière au Salon des Artistes français allaient lui permettre d’améliorer sa situation en accédant à une certaine notoriété. En 1899, Nivet se vit accorder sa première commande publique importante, le monument aux morts de la guerre de 1870 du canton de Buzançais, qui fut suivi en 1911 par celui d’Issoudun.

Travailleur acharné, toujours insatisfait, le jeune sculpteur mûrissait lentement ses projets les plus ambitieux, ceux qu’il envoya au Salon à partir de 1897, lorsque fut admise sa Tricoteuse. Il passa bien des nuits dans son atelier, dans le froid et la solitude, à achever dans les délais une œuvre promise, en quête d’une vérité insaisissable, cherchant à « exprimer le plus possible dans le moins possible » selon la maxime écrite sur l’un des murs de son atelier. Sur près de vingt ans on enregistre un total de quinze participations, qui lui valurent la reconnaissance des critiques d’art, des pouvoirs publics et des amateurs. Après la Tricoteuse (1897), la Fileuse (1898), le Bricolin (1899), la décennie 1903-1913 apparaît comme une période d’intense activité artistique et de passage à un mode d’expression où la recherche plastique se conjugue à l’ampleur de la conception. C’est le temps du Faucheur (1903), du Berger Debout (1904), acheté par l’État qui commanda une réplique en pierre du plâtre d’origine, des Derniers Jours (1905), du Berger couché (1906), à coup sûr l’œuvre la plus populaire de Nivet, d’une nouvelle Fileuse (1907), de la Javeleuse (1908), de la Femme cousant (1910), des Moissonneurs (1911), des Femmes au puits et du Berger couché sur le dos avec son chien (1912)[5]

Dans ces œuvres d’inspiration paysanne on ne sent aucune nostalgie, encore moins une vision idéalisée du monde paysan comme celle de George Sand : le sculpteur cherche avant tout à fixer des gestes, des démarches, des attitudes dont le sens lui apparaissait profondément humain. Ses statues expriment les efforts prolongés et l’extrême fatigue, le labeur quotidien et l’évasion dans le songe et c’est ainsi qu’elles atteignent à l’universel.

La grande Guerre et les monuments aux morts (1914-1924)[modifier | modifier le code]

Nivet était en train d’acquérir une parfaite maîtrise de l’expression monumentale lorsque sa carrière fut interrompue par la guerre. Il fut mobilisé de 1915 à 1916 dans la réserve de la territoriale comme sapeur sur le front de l’Aisne. Cette expérience de la guerre, les disparitions au cours de la même année 1917 de son père, de sa femme, de son ancien maître Rodin avec lequel il avait continué d’entretenir d’excellentes relations, allaient nourrir chez le sculpteur berrichon une inspiration douloureuse.

A la rêverie tranquille des Bergers, à l’infinie patience des Tricoteuses ou Fileuses d’avant guerre allaient succéder la méditation tragique et le désarroi des combattants, l’accablement des mères et des épouses dans des monuments aux morts d’une grande intensité expressive.

Plusieurs villes de l’Indre offrent ainsi quelques figures bouleversantes, qui tranchent sur la production en série ou l’exaltation du sacrifice assez communément répandue dans ce type de monument[6]. L’appel insistant au souvenir y devient proclamation pacifiste, dénonciation de la guerre, de toutes les guerres.

Tels sont le Poilu de Levroux (inauguré en 1922), celui d’Eguzon et la Berrichonne de La Châtre (inaugurés en 1923), le monument du Souvenir de Châtillon-sur-Indre (inauguré en 1925), les différents projets pour le monument du Département à Châteauroux qui aboutirent seulement dans la décennie suivante. Une réplique de la statue de la Châtre fut même commandée pour la ville d’Hattonchâtel (Meuse), reconstruite grâce à la générosité d’une bienfaitrice américaine Miss Bell Skinner, et inaugurée en 1923 par le président Poincaré.

Durant cette période Ernest Nivet n’avait pas cessé de réaliser des bustes de personnalités locales, et celui qui est peut-être son chef-d’œuvre, le buste d’un religieux franciscain, le père Thaddée (1924). L’heure était arrivée d’une consécration officielle du talent de Nivet : en 1923, il obtint enfin une médaille d’or au Salon des Artistes français pour la maquette de la Berrichonne, et il fut décoré de la Légion d’honneur l’année suivante.   

Renouvellement et fidélité à soi-même (1925-1948)[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la seconde guerre mondiale le sculpteur honora de nombreuses commandes publiques ou émanant de comités locaux. Le conseil général de l’Indre ayant enfin fixé son choix sur le projet des Pleureuses, le monument aux morts du département put être inauguré en 1932. Cinq ans plus tard, le 31 janvier 1937, était dévoilé à son tour, avec dix-sept ans de retard, le monument du chef-lieu, en présence du ministre des Affaires étrangères Yvon Delbos. Fidèle à son inspiration de toujours Nivet représente  ici un poilu, tête nue, amputé d’un bras et borgne, accueilli par sa mère qui l’étreint avec désespoir en le voyant mutilé[7].

Ernest Nivet exécuta encore le médaillon de Raoul de Déols en 1937 pour célébrer le Millénaire de la ville de Châteauroux et le buste du poète Gabriel Nigond érigé au Jardin Public en 1938 : tous deux devaient être fondus par le régime de Vichy. Parallèlement, le sculpteur répondait à des commandes privées, comme la Berrichonne en prière placée sur la tombe de Michel Guillemont (1929), ou la sainte Léonide réalisée à la demande de l’abbé Berger pour sa maison de Rouvres-les-Bois (c. 1930). On peut encore citer le fronton de la Coopérative des Eleveurs de l’Indre à Châteauroux (c. 1934).

La plupart de ces œuvres témoignent d’une évolution où la fidélité à des thèmes est l’occasion d’une recherche plastique vers toujours plus de dépouillement et de concentration sur les valeurs propres de la sculpture. Et en 1937 le sculpteur recevait son ultime récompense, le Grand Prix à l’Exposition internationale des Arts et des Techniques.

La guerre interrompit une seconde fois la carrière d’Ernest Nivet, qui continua pourtant à travailler avec acharnement dans son atelier jusqu’à la fin de sa vie : il réalisa alors le buste de Joseph Patureau-Mirand  (1941), celui d’Ida Brandt (1943), peintre suisse qui elle-même peignit un très beau portrait de Nivet. Il travaillait à la maquette d’un monument de la Déportation, ébauchée en 1947, lorsque la mort le saisit à son domicile le 5 février 1948. 

Œuvres principales (liste non limitative)[8][modifier | modifier le code]

  • Buste de vieille femme (= »Ma grand-mère »), 1889, musée de Châteauroux.
  • Tricoteuse, 1891, musée de Châteauroux.
  • Buste de Jeanne Guillemont,  1898.
  • Bricolin, 1899, musée de Châteauroux.
  • Monument aux morts de la guerre de 1870 à Buzançais, dit La Pleureuse. Il représente une paysanne en deuil, la tête enfouie dans son bras appuyé sur une stèle et tenant dans l'autre main une couronne mortuaire. Ce monument fut inauguré le 28 octobre 1900.
  • Ravaudeuses, 1901, musée de Châteauroux.
  • Stèle du Petit Forges à Velles, 1901.
  • Faucheur, 1903.
  • Berger debout, 1904, conseil départemental de l’Indre.
  • Les Derniers Jours,  1905, cimetière Saint-Denis, Châteauroux, tombe du sculpteur.
  • Berger couché, 1906, musée de Châteauroux, La version en pierre offerte à la ville de Levroux par Maître Bouillon, a été transférée sur la place de l'Hôtel de ville en 1994, près de la collégiale Saint-Sylvain[9].
  • Buste en marbre du père Jules Chevalier, fondateur des missionnaires du Sacré-Coeur de Marie, 1907.
  • Javeleuse, 1908, musée de Châteauroux.
  • Moissonneurs, 1911.
  • Monument aux morts de la guerre de 1870 à Issoudun, 1911.
  • Berger [couché sur le dos], 1912 ; tirage en bronze place Saint-Cyran à Châteauroux.
  • Paysanne tricotant, 1913, musée de Châteauroux.
  • Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 à Levroux (Indre), 1922.
  • Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 à Éguzon (Indre), 1923.
  • Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 à Hattonchâtel (Meuse), 1923. C'est la copie du monument de La Châtre sans la lanterne des morts.
  •  Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 du canton de La Châtre (Indre), 1923. Au pied d'une lanterne des morts, une paysanne regarde le sol, les mains croisées, dans une attitude de prière et de recueillement, devant la dépouille d'un soldat réduit à un casque et une capote selon le procédé métonymique de la partie pour le tout. En cette occurrence, le soldat est éludé par Nivet. La statue de la Paysanne obtient la médaille d’or au Salon des Artistes français la même année.
  • Buste du père Thaddée, 1924, musée de Châteauroux.
  • Berrichonne en prière, 1929, cimetière Saint-Christophe à Châteauroux. Grand Prix international de sculpture en 1937.
  • Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 du Département de l’Indre à Châteauroux, « Les Pleureuses », 1932.
  • Statue de sainte Léonide, c. 1934.
  • Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 de Châteauroux, 1937.
  • Buste d’Ida Brandt, 1943.
  • Maquette d’un monument à la Déportation, 1947.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Salons des Artistes français 1897, 1898, 1899, 1903, 1904, 1905, 1906, 1907, 1908, 1909, 1910, 1911, 1912, 1913, 1914, 1923, 1924, 1925,1933.
  • Salon des Tuileries 1924.
  • Cinquantenaire du Salon d'Hiver, 1947.
  • Exposition rétrospective "Ernest Nivet (1871-1948)" à Châteauroux (musée Bertrand), 1972[11].
  • Exposition rétrospective "Ernest Nivet" à La Châtre (Hôtel de Villaines), 1994.
  • Exposition rétrospective "Ernest Nivet ou la fidélité à soi-même", archives départementales de l'Indre, 2008-2009.
  • Exposition rétrospective « Ernest Nivet : de l’atelier de Rodin au Berry » au Château d’Ars du 1er mai au 25 septembre 2011[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Tillier, Ernest Nivet sculpteur, Châteauroux, Impr. Artisan-typo, 1987 (208 pages, épuisé).
  • Bertrand Tillier, Ernest Nivet, le paysan, le sculpteur et la terre, Paris, Librairie Séguier, 2001 (288 pages). 

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • « Ernest Nivet, sculpteur de la peine des hommes », réalisation Claude-Olivier Darré pour Lancosme-Multimedia, 1996. Nombreux interviews de personnalités aujourd'hui disparues ayant connu le sculpteur.
  • « D'âmes et de pierre », réalisation Pascal Guilly pour TGA production et France télévisions, 2015. Ce film suit de manière originale l'itinéraire artistique d'Ernest Nivet en intégrant interviews, œuvres et images d'archives.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. archives de la famille Nivet
  2. archives départementales de l'Indre 3E 093/050
  3. Francesca Lacour, Ernest Nivet, un praticien de Rodin en Berry, Rencontre avec le Patrimoine religieux et conseil général de l'Indre, (ISBN 2-911948-34-3), chapitre 19 de l'ouvrage collectif "Sculptures de l’Indre, Belles comme un rêve de pierre"
  4. Lucien Lacour, « Création et vérité dans les bustes du sculpteur Ernest Nivet (1871-1948) », Revue de l'Académie du Centre,‎ , p. 88-103 (ISSN 0243-8402)
  5. Lucien Lacour, « Ernest Nivet : le temps des « Bergers » », Revue de l'Académie du Centre,‎ , p. 131-149
  6. Lucien Lacour, Souvenir et commémoration. Les monuments aux morts de l'Indre, Châteauroux, Rencontre avec le patrimoine religieux et conseil général de l'Indre, (ISBN 2-911948-34-3), chapitre 18 de l'ouvrage collectif "Sculptures de l’Indre, Belles comme un rêve de pierre"
  7. Lucien Lacour, « Genèse des monuments aux morts de l’Indre : l’exemple singulier de Châteauroux », Actes du colloque de Châteauroux, 15 novembre 2014, « L’Indre et la Grande Guerre », Châteauroux, C.R.E.D.I. éditions,‎ , p. 202-224 (ISBN 978-2-953-165-05-0)
  8. Francesca Picou-Lacour et Lucien Lacour, Sur les pas d’Ernest Nivet dans l’Indre, œuvres de plein air (1899-1947), Châteauroux, association "Les Amis d'Ernest Nivet", , 52 p. (ISBN 2-9512579-0-2)
  9. Sources : Bertrand Tillier, Ernest Nivet, Éditions Séguier, (ISBN 2-84049-190-7)
  10. Lucien Lacour, « Quand le régime de Vichy traquait les bronzes : l’exemple de Châteauroux », Revue de l’Académie du Centre,‎ , p. 203-215 (ISSN 0243-8402)
  11. [Gisèle Chovin], Ernest Nivet (1871-1948) [catalogue d'exposition], Châteauroux, , 48 p.
  12. Ernest Nivet à l'honneur

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