Equanum

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La Ruche qui dit Oui !
Image illustrative de l'article Equanum

Création Été 2011 [réf. souhaitée]
Fondateurs Guilhem Chéron, Marc-David Choukroun, Mounir Mahjoubi
Forme juridique Société par actions simplifiée[1]
Slogan « Manger mieux, manger juste »
Siège social Drapeau de la France 208, rue Saint Maur, Paris Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Marc-David Choukroun
Actionnaires Actionniaires principaux :

Marc-David Choukoun Guilhem Chéron Actionnaires secondaires (ne faisant pas partie du CA) : Christophe Duhamel
Marc Simoncini & Marie-Christine Levet
Xavier Niel & Jérémi Berrebi

Activité Alimentation, distribution, E-commerce, Développement Web
Produits Produits locaux, Produits Frais
Société mère Equanum SAS[2]
Effectif 800 ruches ouvertes (janvier 2016)
Site web La Ruche qui dit Oui !

Chiffre d’affaires 2,4 millions d'euros en 2015

Equanum est une entreprise commerciale, en France, qui développe et met à la disposition des agriculteurs-producteurs et des artisans une plate-forme Internet dévolue à la vente en circuit court de leur production agricole alimentaire et agroalimentaire : La Ruche qui dit Oui ! Depuis novembre 2012, la Ruche qui dit Oui ! bénéficie de l’agrément Entreprise sociale et solidaire (ESS) délivré par le ministère français du travail[réf. nécessaire].

Fondée en 2010, par Guilhem Chéron[3], Marc-David Choukroun et Mounir Mahjoubi, elle est présentée comme une optimisation de la vente en circuit court en proposant aux producteurs une « plateforme web interactive » qui permet chaque semaine de proposer des distributions où les membres viennent récupérer leur commande en présence des producteurs.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Un objectif annoncé d’Equanum est de réduire le nombre d'intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs[4]. Pour ce faire, ces acteurs sont mis en relation via une communauté sur le site Internet « La Ruche qui dit Oui ! » appelée une ruche. Cette ruche, caractérisée par une adresse (une ville ou un quartier), peut proposer des produits provenant des producteurs situés à 250 km au maximum[5]. Via ce site Internet, le producteur expose les produit qu'il peut fournir, au prix qu'il souhaite, et les consommateurs passent commande. Si le nombre de commandes pour un produit est trop faible, le producteur peut alors décider de ne pas effectuer la livraison, afin de rester rentable. Les membres ne payent ainsi que pour les produits qui seront livrés, les jours suivant la fermeture des commandes.

Chaque ruche a un Responsable qui cherche les producteurs et les membres et un lieu qui puisse accueillir les distributions. Une fois qu'il a une communauté assez conséquente, il prépare les ventes puis la distribution. Afin de pérenniser sa Ruche, il prospecte les producteurs et son rôle est d'animer la communauté[4].

Modèle économique[modifier | modifier le code]

L’entreprise se rémunère par une commission sur les commandes, de 16,7 %. L’entreprise reverse la moitié de cette commission à la personne responsable de la ruche, l'autre moitié finançant le développement de l'infrastructure, les frais bancaires et les salariés de l'entreprise[4],[6]. Ainsi, La Ruche qui dit Oui ! est un système avec un intermédiaire, le responsable de Ruche, qui met en relation le producteur et le consommateur.

Les fondateurs de cette entreprise de plus de 800 ruches sont les actionnaires principaux.[réf. nécessaire] Des actionnaires minoritaires comme Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr) ou encore Christophe Duhamel (co-fondateur du site Marmiton.org) permettent grâce à leur fonds de démarrer le projet (2014)[7]. Ils ne siègent pas au CA et n'ont aucun rôle dans les décisions prises. [réf. nécessaire]

Les Responsables de Ruches sont principalement auto-entrepreneurs mais 20 % du réseau choisit le statut associatif. Ils sont rémunérés uniquement par Equanum en fonction des ventes de la ruche. Ainsi, le revenu moyen d'un responsable est de 400 € par mois en 2014[5], de grandes disparités pouvant avoir lieu entre une Ruche située en pleine ville et une Ruche située à la campagne.

Le paiement en ligne est, quant à lui, sous traité par Mangopay (2016)[8], entreprise domiciliée au Luxembourg[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première ruche, de Odile Mailhé, ouvre le à Le Fauga, près de Toulouse. Le concept est rapidement reproduit à plusieurs endroits en France, principalement autour des grandes métropoles[4].

La Ruche qui dit Oui ! obtient en novembre 2012 l'agrément officiel de l'État français « Entreprise sociale et solidaire » qui reconnaît ainsi son rôle actif dans le soutien et le développement des petits agriculteurs et artisans[4]. Cette gestion démocratique s'engage à répartir équitablement les revenus[10].

L'activité en chiffres[modifier | modifier le code]

En octobre 2014, le réseau Equanum compte 627 Ruches ouvertes ainsi que 139 Ruches en cours de construction. Via ces ruches, le réseau globalise près de 450 000 membres, plus 4 200 producteurs et artisans, représentant près de 500 000 commandes pour un volume d'affaire avoisinant les 17 millions d'euros[4].

Les agriculteurs-producteurs et les circuits courts en France (les artisans alimentaires ne sont pas inclus janvier 2012[réf. incomplète][11])

Controverse[modifier | modifier le code]

Le risque de confusion dans l'esprit du grand public entre les Ruches (fonctionnant via le site web La ruche qui dit oui fourni par l'entreprise Equanum) et les Amaps (associations loi 1901 donc sans but lucratif) entraîne en 2014 la publication de plusieurs articles détaillant les différences. Ces articles contestent, entre autres, le caractère local des produits en raison du large rayon dont proviennent les productions (250 km). Cette critique met en lumière le fait que les produits des ruches ne sont pas tous bio et que la vente producteur-consommateur n'est pas directe (2 intermédiaires). Enfin, ces articles signalent que le travail accompli au niveau des ruches est peu rémunérateur pour les personnes (statut auto-entrepreneur) [12],[7],[13],[14]. La ruche qui dit oui est d'ailleurs mentionnée à titre d'exemple d'Ubérisation dans un article de Libération "L'ubérisation en 10 leçons" [15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]