Elsterwerda

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Elsterwerda
Elsterwerda
Église Ste Katharina et la borne kilométrique postale saxonne de la commune
Blason de Elsterwerda
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Drapeau du Land de Brandebourg Brandebourg
Arrondissement
(Landkreis)
Arrondissement d'Elbe-Elster
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Dieter Herrchen
Partis au pouvoir Sans étiquette
Code postal 04910
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
12062124
Indicatif téléphonique 03533
Immatriculation EE
Démographie
Population 8 562 hab. (2011)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 27′ 28″ nord, 13° 31′ 26″ est
Altitude 90 m
Superficie 4 055 ha = 40,55 km2
Localisation

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Elsterwerda

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Elsterwerda
Liens
Site web www.elsterwerda.de

Elsterwerda est une ville du Brandebourg, en Allemagne, située dans l'arrondissement d'Elbe-Elster. Elle compte 8 562 habitants au . Elle s'étend sur une surface de 41 km2. Elle se situe au Sud du parc naturel du Niederlausitzer Heidelandschaft, sa frontière Ouest est commune avec le Schraden, région basse de la vallée de l'Elster Noire.

Ce lieu appartenait, jusqu'en 1815, à la cure saxonne de Amt Hayn, et devint, après la séparation de la Saxe par le congrès de Vienne, partie de l'arrondissement de Liebenwerda, en province prusse de Saxe. Après la réforme administrative du Brandebourg de 1993, elle est rattachée au nouvel arrondissement de l'Elbe-Elster.

La ville assume, depuis 1995, en commun avec la ville de Bad Liebenwerda, la fonction de Mittelzentrum, et reçoit en 2005 par la Caisse d'épargne est-allemande et Giroverband la distinction de Commune de l'année. Sa plus grosse filière industrielle est la métallurgie avec actuellement 15 entreprises, pour environ 700 employés. De plus, la ville bénéficie, grâce à ses établissements de formation, d'une réputation de bonne ville étudiante.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Elsterwerda obtient ses privilèges de ville en 1364. Elle se trouve à cinquante kilomètres au nord de Dresde, dans le sud du Brandebourg. Elle s'étend sur une surface de 41 km2. Les villages et quartiers de Kraupa, Biehla, Krauschütz (depuis 1940) et Kotschka centre et ouest (depuis 1974)[1] lui sont rattachés. Elle est encore aujourd'hui subdivisée en une ville principale et deux quartiers. Elle est desservie par une petite gare qui la relie à Leipzig, Berlin, Dresde, Chemnitz et Cottbus par des lignes directes. De plus, on ne trouve pas moins de 32 ponts sur le territoire de la commune.

Vue d'ensemble de la commune d'Elsterwerda.

Elsterwerda se situe le long de la frontière Ouest du Schraden, une vaste zone dépressionnaire de 15000 ha de la vallée glaciaire de Breslau-Magdeburger. La commune appartient également au 484 km2 du vaste parc naturel du Niederlausitzer Heidelandschaft et est traversée par l'Elster Noire. Au XVIIIe siècle, le canal de Elsterwerda-Grödel relie cette rivière à l'Elbe et la Pulsnitz au niveau du 71e kilomètre de l'Elster Noire, à 88,6 m de hauteur.

Environs de la commune[modifier | modifier le code]

Le long de la frontière Nord de la commune d'Elsterwerda se trouve la ville de Bad Liebenwerda avec sa vaste zone boisée de la lande de Liebenwerdaer, au Nord-Est une région transfrontalière de vergers avec la commune de Hohenleipisch, et à l'Est on trouve d'anciennes exploitations de lignite, près de Plessa.

La limite communale au Sud, dans la zone dépressionnaire, sépare Elsterwerda de Gröden et Merzdorf, et celle au Sud-Ouest et à l'Ouest de Röderland.

Communes limitrophes de Elsterwerda
Bad Liebenwerda Bad Liebenwerda Hohenleipisch
Röderland Elsterwerda Plessa
Röderland Merzdorf Gröden

Géologie[modifier | modifier le code]

Caractéristiques actuelles[modifier | modifier le code]

Elsterwerda dans le Schraden.

La morphologie du paysage autour d'Elsterwerda est principalement due à la dernière glaciation. Le socle géologique est fait d'une couche de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur constituée de sable et gravier. Les points culminants de la commune sont le Güterbank, culminant à 153 m d'altitude, entre les quartiers de Kraupa et Biehla, et le Kalkberg, situé au nord de la commune se trouve, culminant à 113 m d'altitude. Ces monts ont tous deux été formés au cours de la glaciation de Riss, et appartiennent à la moraine de Hohenleipisch-Plessaer. Avec la moraine de Gröden-Ortrander, le plus haut soulèvement du Brandebourg, elle façonne la Porte d'Elsterwerda. Avec une longueur de sept kilomètres entre Elsterwerda au nord et Merzdorf au sud, il s'agit de la partie la plus étroite de la vallée glaciaire de Breslau-Magdeburger. De petits gisements de lignite ont été exploités de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle à l'entrée de Kraupaer, où le filon atteint une épaisseur de deux à quatre Lachter (unité de mesure dont l'unité vaut environ 2 m), et du côté de Biehlaer, où le puits Robert a été creusé, ainsi qu'une exploitation à ciel ouvert. Dans la zone dépressionnaire de l'Elster Noire on trouve également des gisements de minerai de fer des gazons avec un taux de fer à hauteur de 34 % à 50 %[2],[3],[4].

Protérozoïque[modifier | modifier le code]

Le sol montagneux fait partie de la zone Saxo-Thuringeoise de la chaîne montagneuse hercynienne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Schraden, région dont Elsterwerda dépend, se trouve dans la région nommée Schwarze-Elster du climat intérieur, une des zones de jonction avec le climat continental. La spécificité du climat régional est sa faible exposition, principalement dû à sa spécificité d'être orientée est-ouest pour la vallée glaciaire de Breslau-Magdeburg, tandis qu'au nord et sud se trouvent les reliefs élevés des Endmoränen. À cause de cette configuration particulière, la Hohenleipisch-Plessaer Endmoräne est responsable d'une ombre pluviométrique au-dessus de la région dépressionnaire[5].

Le Schraden compte une pluviométrie de plus de 150 mm inférieure à celles relevées en moyenne en Allemagne. Durant les périodes saisonnières de risque de sécheresse apparaissent des périodes arides principalement au printemps, automne et hiver. Le mois durant lequel les précipitations sont les plus faibles est celui de février, celui durant lequel elles sont les plus fortes est juillet. La température moyenne annuelle, relevée à vingt kilomètres au nord à la station météorologique de Doberlug-Kirchhain, est de 8,5 °C. L'écart maximal des moyennes mensuelles, qui va du mois de janvier le plus froid à celui de juillet le plus chaud, est de 18,4 °C.

Précipitations à Elsterwerda de 1951 à 1980[6]
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Précipitations (mm) 37 33 34 45 54 70 72 66 48 49 41 48 597
Source : Luise Grundmann, Dietrich Hanspach: Der Schraden. Böhlau, 2001, (ISBN 3-412-10900-2), S. 14
Températures moyennes à Doberlug-Kirchhain (environ 20 km au Nord d'Elsterwerda)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) −0,8 0,1 3,6 7,7 12,8 16,2 17,6 17,2 13,7 9,2 4,3 0,8 8,5
Source : Geoklima 2.1


Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire ancienne, fondation de la ville et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces de présence humaine à Elsterwerda ont été trouvées au bord de l'Elster Noire, et datent de l'âge du bronze, vers 1200-1100 av. J.-C.

Durant plus de 1500 ans, les Germains s'installent dans les environs de la ville actuelle, plus précisément la tribu des Semmons.

Début des temps modernes[modifier | modifier le code]

Du congrès de Vienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'après-guerre et la RDA[modifier | modifier le code]

Depuis la réunification[modifier | modifier le code]

À la suite de la réunification, de nombreuses entreprises quittèrent la ville, ou fermèrent pour cause de faillite. La gare d'Elsterwerda perd son important statut de point de croisement. Le chômage s'étend, et de nombreux habitants émigrent vers l'ouest de l'Allemagne, afin de retrouver un emploi. Mais de nouvelles boîtes s'implantèrent dans une zone agricole à l'est de la ville, ce qui formera la zone industrielle-est (Gewerbegebiet-Ost). La laiterie, qui deviendra la Campina-Werke, est l'une des premières firmes. La Gewerbegebiet-Ost est désormais occupée à pleine capacité.

Dans les années 1990 se produit à Elsterwerda une série d'incendies. Le 6 avril 1995, un feu se déclare dans la mairie, tout juste rénovée. Le bâtiment subit alors d'importants dégâts. En septembre 1997, un incendie survient dans l'usine VÖWA, implantée dans la zone industrielle ouest (Gewerbegebiet West), spécialisée dans le recyclage de matériaux en polyuréthane pour l'automobile, l’ameublement et le secteur de la construction. Le 20 novembre 1997, un incendie catastrophique se produit dans la gare d'Elsterwerda. En effet, lors du travail d'extinction, un pompier décède, et un second meurt quelque temps plus tard à l’hôpital. Par chance, la ville ne sort que légèrement atteinte de cet événement car le hagard de stockage de la gare a permis de faire bouclier contre le souffle de l'explosion, ce qui l'a empêché de toucher la zone résidentielle d'Elsterwerda-West.

Les travaux d'embellissement de la place du marché débutent en février 2007. Pour ce faire, la fontaine d'Elsterwerda (Elsterwerdabrunnen) est détruite le 19 avril de la même année. Les dernières constructions ont lieu en décembre 2007, au cours desquelles la fontaine est reconstruite à un nouvel emplacement[7].

Population[modifier | modifier le code]

Dialecte et usage linguistique[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

Le dialecte actuel d'Elsterwerda fait partie des dialectes du nord-est, dérivé d'une ancienne langue régionale saxonne, construite sous l'influence de la rurbanisation de la Saxe du XIe siècle au XIIIe siècle, qui appartient au groupe linguistique des dialectes de Thuringe[8].

Sorabe[modifier | modifier le code]

Le sorabe est parlé depuis la dernière décennie du XIXe siècle dans la région de l'ancien château d'Elsterwerda, d'après la volonté du pasteur Mjertyn Mon (1848–1905) qui créa un cours pédagogique pour l'apprendre en 1885. Il a souvent eu l'occasion d'employer la langue sorabe grâce à des excursions en train à Plessa, ou à pied pour Dreska ou Kahla[9].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1700, la population de la ville est de 825 habitants. En 1801, elle atteint 885 habitants, principalement des paysans, éleveurs et cultivateurs. Le nombre d'habitants d'Elsterwerda augmente jusqu'à 943 en 1818.

Après la construction de la gare en 1875, plusieurs entreprises industrielles s'installent à Elsterwerda et Biehla, entrainant une nouvelle hausse importante de la population. Le nombre d'habitants au niveau de la commune actuelle augmente en moins d'une décennie de 3 193 en 1875 à 7 024, soit plus du double, et la commune connait alors une pénurie de logements.

Le maximum de population est atteint en 1981 avec un nombre total de 11 572 habitants. Depuis cette période, ce nombre diminue en continu. Après le renversement du gouvernement de la RDA en 1989 et la réunification, il y a eu jusqu'en 2006 une diminution totale de la population d'environ 2 000 habitants.

Elsterwerda:
Évolution de la population dans les limites de 2013
[10].
Année Population
1875 3 193
1890 3 705
1910 7 024
1925 8 359
1933 8 738
1939 9 560
1946 10 966
1950 11 461
1964 11 157
1971 11 443
Année Population
1981 11 572
1985 11 517
1989 11 255
1990 11 033
1991 10 947
1992 10 868
1993 10 793
1994 10 726
1995 10 656
1996 10 538
Année Population
1997 10 442
1998 10 382
1999 10 334
2000 10 234
2001 9 937
2002 9 911
2003 9 804
2004 9 654
2005 9 456
2006 9 249
Année Population
2007 9 096
2008 8 959
2009 8 817
2010 8 694
2011 8 498
2012 8 384
2013 8 287


Projection démographique[modifier | modifier le code]

La commune d'Elsterwerda a, avec ses quartiers, 9 249 habitants. La ville perd chaque année de 1,5 % à 2 % de sa population. La cause principale est une forte mortalité en opposition avec le faible taux de natalité. Environ 20 % de la baisse de population est due à l'exode[11],[12]. Le laboratoire d'idée Bertelsmann-Stiftung, dans une publication de janvier 2006, présente des données sur la transformation de la démographie dans 2959 communes d'Allemagne. Pour Elsterwerda, la diminution de la population entre 2003 et 2020 devrait être d'après les projections de 13,1 %, soit un total de 1284 habitants en moins[13].

Répartition de la population d'Elsterwerda et projections pour les années 2003-2020
Année Nombre
d'habitants
Part des
0-5 ans
Part des
6-18 ans
Part des
19-29 ans
Part des
30-49 ans
Part des
50-64 ans
Part des
65-79 ans
Part des plus
de 80 ans
2003 9 804 4,3 % 11,7 % 13,1 % 29,6 % 20,7 % 15,6 % 5 %
2005 9 583 4,4 % 10,4 % 13,1 % 28,6 % 20 % 17,9 % 5,6 %
2010 9 144 4,6 % 8,4 % 12,2 % 26,1 % 21,6 % 19,9 % 7,2 %
2015 8 812 4,4 % 9,1 % 9,7 % 23,7 % 24,9 % 19,3 % 8,9 %
2020 8 520 4,1 % 9,1 % 8,5 % 22,6 % 24,6 % 19,1 % 12 %

Héraldique et toponymie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Sceau de la ville avec l'ancien écusson de 1890
Ancien écusson communal jusqu'en 1994
Blason Blasonnement :
Sur fond rouge, en haut d'une verte colline, se tient une pie bavarde marchant naturellement, tournée sur la gauche, sous trois lys argentés ceinturés lévitant[14].
Commentaires : L'actuel écusson de la commune est adopté le .

Le blason trouve son origine dans la première moitié du XIVe siècle. Il s'agit d'évidentes armes parlantes, le nom de la commune étant directement tiré du nom de l'oiseau qui y est représenté, la pie bavarde, appelée Elster en allemand. Les lys proviennent du blason de la famille von Köckeritz, seigneurs dont le fief était l'évêché d'Elsterwerda de 1367 à 1512[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Elsterwerda tire son nom de l'assemblage de deux mots. Le premier, Elster, est le nom de la rivière coulant dans la région, dont l'origine vient de l'indo-germanique et signifie fleuve ou flot. La deuxième partie, -werda, vient du mot Werder, qui désigne une région plate entourée de cours d'eau. La région autour d'Elsterwerda comptant de nombreuses rivières, pour la plupart marécageuses, valu à la ville le surnom de Geländeerhebung zwischen Sümpfen (que l'on pourrait traduire par terrain émergé au milieu des marécages)[16],[17],[18],[19].

Wikow est le nom donné à Elsterwerda en sorabe. Il vient du mot sorabe wiki, qui désigne un marché, une place d'échange[20],[21].

Politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Structure de l'administration municipale

Le conseil municipal siège à l'hôtel de ville (Elsterwerdaer Rathaus). Le maire de la ville officie en tant que premier adjoint au président de l'Arrondissement Rural. Avec celle-ci suivent les trois autres fonctions de sécurité publique, sociale et du développement économique, d'administration et finances, et du service d'urbanisme.

Le bureau de l'état civile offre depuis 2006 la possibilité pour les mariages célébrés en principe au sein de la mairie de se dérouler dans l'église historique Saathainer Fachwerkkirche, fondée en 1629.

Article détaillé : [[Liste des anciens maires de la commune]].

Élections communales[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales du 28 septembre 2008, c'est le SPD qui recueille le plus de votes. Sur les 7750 habitants ayant le droit de vote, 3565 l'ont exprimé, ce qui représente un taux de participation de 46,0 %. Il y a eu 137 votes nuls pour 10 167 votes comptabilisés.

Le Gouvernement à gérance municipale (Stadtvertretung) d'Elsterwerda compte dix-huit conseillers municipaux et le maire (Bürgermeister) comme membres ayant le droit de vote. La durée de mandat du maire, Dieter Herrchen, élu pour la deuxième fois, est de huit ans, du 1er février 2010 au 31 juillet 2018. Il est sans étiquette et ne fait partie d'aucun des groupes parlementaires du gouvernement municipal.

Répartition des sièges depuis les dernières élections municipales du 28 septembre 2008[22],[23]
Groupe parlementaire CDU SPD Die Linke Vereinigte Bürgerinitiative LUN[24] FDP Candidate Michaela Jahn Bürgermeister
Votes 2.664 2.801 2.351 840 615 518 378  
Pourcentage 26,2 27,5 23,1 8,3 6,0 5,1 3,7  
Sièges 5 5 4 1 1 1 1 1

Jumelage[modifier | modifier le code]

Un jumelage avec Vreden, ville de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, existe depuis le 9 novembre 1990. Un autre partenariat existe entre Elsterwerda et la ville polonaise de Nakło nad Notecią (Nakel en allemand) depuis le .

Culture et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Associations sportives[modifier | modifier le code]

L'Ensemble Sportif d'Elsterwerda en 1987 à Leipzig

En 2008, il existe à Elsterwerda une vingtaine d'associations sportives actives. Une des associations interrégionales des plus connues est l'Ensemble Sportif d'Elsterwerda (TSC Sportensemble Elsterwerda). Il est fondé en 1953 par Rolf Hirschnitz en tant que groupe sportif, en commençant avec une section gymnastique pour filles âgées de dix à douze ans. Un an plus tard, l'ensemble remportait déjà son premier titre régional, et devient champion de RDA en 1955. De nombreux numéros sportifs, dont le plus important est le Rhönradturnen, sont retransmis à la télévision, voire sortent en film (notamment Reiseziel Erfurt produit par la DEFA), et font connaitre cette association à travers toute la RDA, puis toute l'Allemagne à la suite de la disparition de la RDA. Jusqu'à présent, le TSC a organisé plus de 4 000 événements sportifs dans huit pays européens, pour un total de plus de trois millions de spectateurs. Les différentes scènes vont des clubs-house du Friedrichstadt-Palast berlinois ou de la Deutsches Turnfest, à l'Ein Kessel Buntes (Le chaudron multicolore), émission de variétés de la télévision est-allemande[25].

Une autre grande association sportive d'Elsterwerda est le Elsterwerdaer SV 94 e.V. Avec ses sections volley-ball, handball, fistball, gymnastique et une fanfare. Alors que concernant le handball, l'équipe première masculine joue dans le championnat du land, région sud-ouest (Landesliga/Süd-West), l'équipe première féminine joue dans le championnat du Brandebourg (Brandenburgliga)[26]. Un sport très traditionnel est également le fistball, dont les débuts à Elsterwerda remontent à l'année 1910. Après une montée en Championnat de RDA (DDR-Oberliga), l'équipe masculine d'Elsterwerda n'est jamais descendue, et joua, à la suite de la réunification, directement en deuxième division nationale (2. Bundesliga). D'abord, après une réorganisation de la ligue, l'association perd son statut bénévole et ne peut évoluer seule dans ses installations. Lors des sept dernières années, le club comptabilise six titres de champion et un de vice-champion. De plus, chaque année se tient à Elsterwerda le tournoi Max Meyer de fistball (Max Meyer-Traditionsturnier)[27].

On trouve aussi à Elsterwerda entre autres une association sportive traditionnelle fondée en 1909, nommée Association Sportive Prusse (SV Preußen Elsterwerda) avec ses sections football, jeu de quille classique, volley-ball et gymnastique, qui deviennent en 2006 le SV Elster 08 Elsterwerda pour le football, le ESV Lok Elsterwerda e.V. pour le jeu de quille classique, dont l'équipe première masculine participe au championnat national de deuxième division, région est (2. Bundesliga/Ost)[28],[29],[30].

Les sports de combat sont également représentés à Elsetrwerda. Le club de karaté Bushido Luwbart Bad Liebenwerda e.V. est fondé en 1992, alors qu'il s'agissait auparavant du Club Sportif de la Police. Depuis, le cours de karaté accueille régulièrement des athlètes de rang mondial. Malgré la jeune histoire du club, ses membres remportent énormément de titres dans des championnats nationaux et internationaux. Le développement de la culture est-asiatique est un autre secteur d'activité de l'association. La réception en famille d'accueil de scolaires et étudiants (originaires du japon, de la Chine et de Taïwan) y est une tradition[31]. De plus, depuis 1991 se trouve au dojo Kuroi-Tora une section active de ninjutsu, vieil art martial japonais. À la suite de nombreuses présentations à Elsetrwerda et ses environs, le Club de sport de combat Kuroi-Tora (Kuroi-Tora-Kampfsportverein e.V.), fondé quelque temps après, devient rapidement une institution à Elsterwerda, et dans l'arrondissement Elbe-Elster. Die Förderung der ostasiatischen Kultur ist ein weiteres Betätigungsfeld des Vereins.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Tennis-center au Holzhof
Elbe-Elster-Halle

Une des principales infrastructures sportives de la commune est le Holzhof. Initialement, cette enceinte accueillait le lieu de transbordement du canal fluvial d'Elsterwerda-Grödel. À la suite de la l'abandon du transport du bois grâce au canal en 1833 et de la construction en 1875 de la ligne de chemin de fer Elsterwerda-Riesa, il est encore moins utilisé et le Holzhof perd encore en importance. Dès 1864, un des plus exploités des édifices de l'Administration Royale des eaux et forêts devient une brasserie et le bâtiment un but d'excursion permanent. Puis le Holzhof est racheté par la ville, et les associations s'y établissent pour leurs représentations, et au début des années 1920 s'ouvre, aux bords du Pulsnitz, la première piscine municipale en plein air. À partir de 1934 débute la construction de terrains de sport, et en 1937 les infrastructures terminées sont des cours de tennis et terrains omnisports, un stand de tir, un terrain pour rassemblements et un champ de foire. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en avril 1945, le Holzhof est touché par un incendie volontaire. Les dommages en résultant sont résorbés petit à petit après la guerre. En 1977, à la suite d'aménagements et de développements, une brasserie réquisitionnée de droit rouvre, et est revendue en 1989. Puis d'autres travaux de construction et restructuration permettent l'implantation d'un hôtel et d'un restaurant à l'Holzhof. En 1997, les défauts et malfaçons de la piscine construite en 1934 sont tels que des travaux sont entamés. En décembre 2003, sur le site est construit une salle de tennis, et plus tard sept autres cours de tennis[29],[32],[33],[34].

À Biehla se trouve, juste derrière l'école primaire du centre-ville, une enceinte sportive du milieu des années 1960. Avant qu'elle ne soit construite, une salle de sport, utilisée jusque dans les années 1920, se trouvait dans la Haidaer Straße, où avaient lieu également de 1960 à 1964 les matchs de football de la Bezirksliga. En 2008 est fondée, à l'école primaire du centre, un DFB-Minifeld[35],[30],[36].

Les autres installations sportives sont les stades de football de Kotschka et Kraupa, le Elbe-Elster-Hall, situé juste derrière le Elsterschloss-Gymnasium tout comme plusieurs autres petites salles de sport, tel le hall des sport à l'Oberschule à l'ouest d'Elsterwerda, avec le chapiteau de l'école du cirque Robby. Dans la rue Frauenhorststraße se trouve une piste de bowling sur laquelle s'affrontent les concurrents de la ligue nationale de deuxième division, et à Kiesgrubenweg un bowlingcenter.

Économie[modifier | modifier le code]

Zone industrielle Est
Le Gewerbe- und Gründerzentrum (GGZ)

La ville a reçu en 2005 un prix industriel dans la catégorie "Commune de l'année" de la caisse d'épargne est-allemande.

Les principales branches industrielles d'Elsterwerda sont la métallurgie, les usines de matières plastiques et l'industrie agro-alimentaire, tout comme la branche énergétique. Avec actuellement quinze entreprises et environ 700 employés, la métallurgie est le secteur économique le plus important de la ville[37]. La commune, grâce à son Gewerbe- und Gründerzentrum, centre de fondation d'entreprise et des métiers, possède des conditions favorables à la création d'activités d’indépendants. Dans les trois zones économiques de la commune (Est de 152 ha, Ouest de 58 ha et Nord de 15 ha), des entreprises industrielles cohabitent avec des entreprises de moyenne taille des secteurs de commerce, de la manufacture ou des transports.

La commune d'Elsterwerda offre elle-même des emplois grâce à son association Wirtschaftsraum Schraden e.V., fondée en 2000. Le but de cette association est la promotion et la mise en œuvre de différents projets pour le développement de l'espace économique avoisinant. D'autres membres de l'association ont différentes fonctions dans des sociétés et collectivités locales de la région, comme Bad Liebenwerda, Röderland, ou le Schradenland[38].

Centre des ressources[modifier | modifier le code]

Les villes de Bad Liebenwerda et Elsterwerda partagent depuis 1995 les fonctions et devoirs de Mittelzentrum, centre des ressources régionales.

Développement d'entreprises[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Manufactures[modifier | modifier le code]

La centrale thermique de biomasse[modifier | modifier le code]

Approvisionnement en eau potable et traitement des eaux usagées[modifier | modifier le code]

La station d'approvisionnement et traitement de l'eau d'Elsterwerda (Wasser- und Abwasserverband Elsterwerda) distribue et recycle l'eau potable de 28 628 habitants en 2005 des communes principalement d'Elsterwerda et Bad Liebenwerda, ainsi que les ensembles de communes de Röderland, Plessa et Hohenleipisch. La longueur des réseaux d'alimentation en eau atteint 275,5 km. L'eau distribuée a une dureté moyenne de 11,9 °fH depuis l'usine située dans le quartier d'Oschätzchen.

Le réseau des eaux usagées est long de 142,9 km et regroupe les évacuations de 6199 habitations. Deux stations d'épuration se trouvent à Elsterwerda et Bad Liebenwerda[39].

Transports[modifier | modifier le code]

À Elsterwerda se croisent les autoroutes 101 et 169.

Trafic aérien[modifier | modifier le code]

En été, une moyenne de quinze appareils survolent, entre 8000 et 9 000 mètres d'altitude, l'espace aérien d'Elterwerda. Au-dessus de la commune se trouvent les routes aériennes relient la République tchèque à Hambourg et la Scandinavie, ainsi que Munich à la Pologne, la Suède et la Finlande.

Les plus proches aérodromes sont situés à une vingtaine de kilomètres de distance, à Riesa et Großenhain. À l'aérodrome de Schwarzheide se trouve une aire Sonderlandeplatz (Special Airfield). Les plus proches aéroports sont l'aéroport de Dresde (situé à environ 60 km), et l'aéroport de Berlin-Schönefeld (situé à environ 120 km), d'accès facile par la route.

Médias[modifier | modifier le code]

À Elsterwerda est publié un quotidien régional, le Lausitzer Rundschau. Il est distribué dans l'arrondissement d'Elbe-Elster sous le nom de Elbe-Elster-Rundschau, et est tiré à environ 99 000 exemplaires. Les journaux gratuits de petites annonces Wochenkurier et SonntagsWochenBlatt sont eux tirés de façon hebdomadaire. De façon mensuelle sont tirés le journal officiel de la ville d'Elsterwerda (Amtsblatt für die Stadt Elsterwerda), et celui de l'arrondissement (Kreisanzeiger) publié dans la région d'Elbe-Elster, selon les besoins.

La chaîne de télévision locale Elbe-Elster Fernsehen, dont le siège est situé à Elsterwerda, est diffusée sur le câble dans la région, ce qui représente un total d'environ 75 000 téléspectateurs potentiels[40].

Santé[modifier | modifier le code]

Partie sud de la maison de convalescence avec la Hubschrauberlandeplatz

Un des plus importants établissement médical de la région est la clinique Elbe-Elster (Elbe-Elster-Klinikum) à Elsterwerda avec ses départements spécialisés en gynécologie, chirurgie, radiologie, réanimation, médecine interne et physiothérapie. On y trouve de plus un établissement médicalisé spécialisé en psychiatrie, psychosomatique et psychothérapie.

Éducation[modifier | modifier le code]

École publique communale[modifier | modifier le code]

Établissements de formation[modifier | modifier le code]

Services municipaux[modifier | modifier le code]

Sapeur-Pompier[modifier | modifier le code]

Police[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Une des personnes éloquentes d'Elsterwerda est Friedrich Jage, maître maçon, devenu citoyen d'honneur. Il travaillait comme ingénieur en bâtiment public. On lui doit la construction de nombreux édifices, de l’hôpital au tribunal d'instance, ainsi que l'ancien bureau de poste impérial de l'Elsterstraße. Il supervise également les travaux de rénovations de la mairie, pour lui donner son aspect actuel.

Une autre personnalité marquante de la commune était le responsable des monuments Hans Nadler, qui était pour une réception abondante de monuments culturels. Il batailla véhément jusqu'à sa mort pour la reconstruction de la Frauenkirche de Dresde, détruite en 1945. Son père, le peintre Hans Nadler, né à Elsterwerda, était surnommé le Peintre de Schraden (Schradenmaler), commune voisine, et était connu pour ses peintures de paysages de la région. En son honneur, une exposition permanente lui est consacrée dans la salle supérieure de la Petite galerie "Hans Nadler" (Kleine Galerie „Hans Nadler“).

L'écrivain Johannes Gillhoff

Les personnalités les plus connues de la ville sont liées au château d'Elsterwerda et en rapport avec ses établissements de formation. Avant tout, le séminaire pédagogique (1858-1926) joua un grand rôle dans la vie culturelle et intellectuelle de la ville. En tant que père de la richesse culturelle d'Elsterwerda, on peut désigner Julius Bernhard von Rohr qui, au début du XVIIIe siècle était un des auteurs les plus connus de la Hausväterliteratur (littéralement la littérature domestique), ouvrages spécialisés et précurseurs des livres de cuisine. Par la suite, des étudiants et professeurs seront reconnus pour leurs publications scientifiques, tels Hermann Kahle, Ulrich Kleist, Wilhelm Teschner ou encore Johannes Gillhoff. L'écrivain Klaus Beuchler fréquente la Oberschule, et raconte, dans son livre sorti en 1955 intitulé Das Dorf in der Wildnis, l'histoire dramatique de Plessa-Sud à la suite de la Seconde Guerre mondiale. De plus, il écrit le script en 1961 du film de DEFA „Reiseziel Erfurt“, dans lequel apparaissent des membres du Elsterwerdaer Sportwerbegruppe. Au travers d'émission télévisées pour enfant, l'étudiant de l'Oberrealschule, devenu ensuite citoyen d'honneur de la ville Heinz Fülfe devient connu, ainsi qu'en tant que dessinateur et marionnettiste du Tadeus Punkt. Le populaire journaliste média Thilo Koch y passe son baccalauréat en 1939, dont il sort major de promotion. Il était élève du Elsterschloss-Gymnasium, d'où le fait que la bibliothèque s'y trouvant porte son nom. Parmi les auteurs nés à Elsterwerda, on trouve aussi Werner Schendell, fondateur en 1952 de la Deutsche Schillerstiftung, plus vieille institution privée pour écrivains d'Allemagne.

Le groupe germanophone de musique indie-pop Virginia Jetzt!, fondé en 1999 par des lycéens de l'Elsterschloss-Gymnasium, participe en 2005, avec sa chanson Wahre Liebe (Amour vrai) à l'émission Bundesvision Song Contest de Stefan Raab. Leur album Anfänger (Débutant) a atteint une année plus tôt la 17e place des ventes d'albums en Allemagne.

En ce qui concerne les politiques nés à Elsterwerda, on peut nommer le juriste et membre du Deutsche Volkspartei (Parti Populaire Allemand) Wilhelm Bünger. Il dirigea le procès de l'incendie du Reichtag en 1933. À citer également le membre du SPD (Parti social-démocrate d'Allemagne) et ancien étudiant à Elsterwerda Reinhard Höppner qui fut, de 1994 à 2002, Ministre-président (Ministerpräsident) du land de Saxe-Anhalt.

Les sportifs connus d'Elsterwerda sont notamment les footballeurs Ralf Minge et Daniel Ziebig, le handballeur Christoph Schindler et le cycliste Falk Boden, qui remporte en 1983 la Course de la Paix. Hartmut Buschbacher est l'actuel entraineur en chef de l'équipe allemande d'aviron.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Eberhard Matthes, Werner Galle: Elsterwerda in alten Ansichten. 2. Auflage. Europäische Bibliothek, Zaltbommel (Niederlande) 1993, (ISBN 90-288-5344-8).
  • (de) Luise Grundmann, Dietrich Hanspach (Verf.), Institut für Länderkunde Leipzig und der Sächsischen Akad. der Wissenschaften zu Leipzig (Hrsg.): Der Schraden. Eine landeskundliche Bestandsaufnahme im Raum Elsterwerda, Lauchhammer, Hirschfeld und Ortrand. Böhlau, Köln u. a. 2001, (ISBN 3-412-10900-2). (= Landschaften in Deutschland; 63)
  • (de) Margarete Noack: Elsterwerda – Als die Schornsteine noch rauchten. Fotodokumente aus den Jahren 1949–1989. 1. Auflage. Leipziger Verlagsgesellschaft, Leipzig 2004, (ISBN 3-910143-14-8).
  • (de) Albert Deroche (Verf.), Michael Goebel (Hrsg.): Auf Fremden Wegen. Aus dem Tagebuch von Albert Deroche. Die Jahre 1895–1919. 1. Auflage. Wagner Verlag, Gelnhausen 2007, (ISBN 978-3-86683-159-9).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Situation de la ville d'Elsterwerda au 16 décembre 2010
  2. (de) Herbert Sucher: Die Grube Robert. Dans : Redaktion Heimatkalender Kreismuseum Bad Liebenwerda (Hrsg.): Heimatkalender für den Kreis Bad Liebenwerda. Nr. 46, 1993, S. 142–145.
  3. (de) Dietmar Winkler: Heimische Bodenschätze. Dans : Arbeitsgemeinschaft für Heimatkunde e.V. (Hrsg.): Heimatkalender für den Altkreis Bad Liebenwerda, das Mückenberger Ländchen, Ortrand am Schraden und Uebigau-Falkenberg 1997. Großenhain 1996, S. 184–192.
  4. (de) Dietmar Winkler: Zur Entstehung unserer Landschaft. Dans : Arbeitsgemeinschaft für Heimatkunde e.V. (Hrsg.): Heimatkalender für den Altkreis Bad Liebenwerda, das Mückenberger Ländchen, Ortrand am Schraden und Uebigau-Falkenberg 1998. Großenhain 1998, (ISBN 3-932913-01-9), S. 207–214.
  5. Luise Grundmann, Dietrich Hanspach: Der Schraden. Böhlau, 2001, (ISBN 3-412-10900-2), p. 13/14 – Messwerte 1951–1980 Niederschlag: Elsterwerda
  6. (de) Luise Grundmann, Dietrich Hanspach: Der Schraden. Böhlau, 2001, (ISBN 3-412-10900-2), S. 14 – Messwerte 1951–1980 Niederschlag: Elsterwerda
  7. Projet de construction à Elsterwerda
  8. (de) Gunter Bergmann: Kleines sächsisches Wörterbuch. 1989
  9. (de) Heimatkalender für den Kreis Bad Liebenwerda 1963, Beitrag von M. Karl Fitzkow: Sorbisches Volkstum im Kreisgebiet und sein Erlöschen im 19. Jahrhundert. S. 135–140.
  10. Les sources de données se trouvent en detail dans les Wikimedia Commons Population Projection Brandenburg at Wikimedia Commons
  11. (de) 9300 Einwohner in Elsterwerda, Lausitzer Rundschau, Regionalausgabe Bad Liebenwerda, 5. März 2007, S. 13.
  12. (de) Wirtschaftsentwicklung im Zahlenspiegel, Herausgeber: Industrie- und Handelskammer Cottbus, Oktober 2006 (Online als PDF-Datei)
  13. Page d’accueil du site de la Bertelsmannstiftung
  14. (de) Blasonnement des communes du Land de Brandebourg. Texte original : „In Rot auf grünem Hügel eine linkshin schreitende natürliche Elster über der drei silberne umgürtete Lilien (2:1) schweben.“]
  15. (de) Lexikon der Städte und Wappen der DDR, 1985
  16. Onomastik, Namenkunde, Namenforschung …
  17. Luise Grundmann, Dietrich Hanspach: Der Schraden. Böhlau, 2001, (ISBN 3-412-10900-2), S. 82.
  18. Siehe auch: Erlenbruchwälder in Brandenburg
  19. Emilia Crome: Die Ortsnamen des Kreises Bad Liebenwerda. Akademie-Verlag, 1968
  20. Deutsch-Niedersorbisches Online-Wörterbuch
  21. Modèle:Pierer1857 Online
  22. Répartition des sièges du gouvernement municipal
  23. Résultats des élections du conseil municipal en 2008 sur la page d’accueil du service des votes du land de Brandebourg
  24. Wählergemeinschaft Landwirtschaft, Umwelt und Natur
  25. (de) Page d’accueil de l'association sportive et de gymnastique du Sportensemble Elsterwerda e.V.
  26. (de) Page d'accueil du ESV 94 : section handball
  27. (de) Page d’accueil de l'ESV 94 : section fistball
  28. (de) Page d'accueil de l'ESV Lok Elsterwerda
  29. a et b (de) Werner Galle, Ottmar Gottschlich: Der Elsterwerdaer Holzhof. Dans : Arbeitsgemeinschaft für Heimatkunde e. V. Bad Liebenwerda (Hrsg.): Heimatkalender – Für das Land zwischen Elbe und Elster. Nr. 54, Gräser Verlag, Großenhain 2001, (ISBN 3-932913-22-1), S. 83–88.
  30. a et b (de) Erich Herrmann, Günter Steinemann: 90 Jahre SV Preußen Biehla. In: Arbeitsgemeinschaft für Heimatkunde e. V. Bad Liebenwerda (Hrsg.): Heimatkalender – Für den Altkreis Bad Liebenwerda, das Mückenberger Ländchen, Ortrand am Schraden und Uebigau-Falkenberg. Nr. 52, Gräser Verlag, Großenhain 1999, (ISBN 3-932913-04-3), S. 162–172.
  31. (de) Page d'accueil du club du Bushido Lubwart Bad Liebenwerda e.V. – Club de karaté Shotokan traditionnel
  32. Lausitzer Rundschau: Die neue Tennishalle in Elsterwerda: Ein Angebot für die ganze Region. 12 novembre 2003
  33. Lausitzer Rundschau: Das Geschenk zum Nikolaus. 3 décembre 2003
  34. Page d’accueil du site de l'Association Tennisverein Elsterwerda e.V.
  35. Bald ist Anpfiff: DFB-Minfelder für Elsterwerda und Sonnewalde. dans Lausitzer Rundschau. 12 janvier 2008, p.17
  36. Margarete Noack: Elsterwerda – Als die Schornsteine noch rauchten: Fotodokumente aus den Jahren 1949–1989., 1re édition. Leipziger Verlagsgesellschaft, 2001, (ISBN 3-910143-14-8), S. 39.
  37. Elbe-Elster-Rundschau, 4 janvier 2007, p.15.
  38. Page d'accueil du site du Wirtschaftsraum Schraden e.V.
  39. Station d'approvisionnement et traitement de l'eau d'Elsterwerda
  40. Page d'accueil du site de la „Elbe-Elster Fernsehen“