Duc de Chaulnes

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Armes des duc de Chaulnes.

Le titre de duc de Chaulnes , pair de France créé en 1621 pour une branche de la famille d'Albert de Luynes, s'est éteint une première fois en 1698. Rétabli en 1711 pour une autre branche, il s'est éteint définitivement en 1792. Il est porté depuis comme titre de courtoisie (irrégulier) dans la famille d'Albert de Luynes[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première création et extinction (1621-1698)[modifier | modifier le code]

Le duché de Chaulnes a été créé par lettres patentes de , enregistrées le par le Parlement de Paris, au profit d'Honoré d'Albert (1581-1649), maréchal de France en 1619, frère cadet de Charles d'Albert, duc de Luynes (1578-1621)[3],[4],[1],[2],[5].

Honoré d'Albert, premier duc de Chaulnes, avait épousé le Claire Charlotte Eugénie d'Ailly, héritière d'une famille qui détenait les titres de « comte de Chaulnes » (créé en ), de « vidame d'Amiens » et de « baron de Picquigny ». Le contrat de mariage stipulait que les successeurs prendraient le nom et les armes d'Ailly, ce qu'ils firent, prenant le patronyme d'Albert d'Ailly.

Il laissa deux fils :

  • Henri Louis d'Albert d'Ailly (1620-1653), 2e duc de Chaulnes en 1649 qui ne laissa qu'une fille de son mariage en 1646 avec Françoise de Neufville de Villeroy ;
  • Charles d'Albert d'Ailly (1625-1698), 3e duc de Chaulnes en 1653, qui mourut sans postérité de son mariage en 1655 avec Elisabeth Le Feron.

Ainsi, le titre de duc de Chaulnes s'éteignit une première fois en 1698 avec la mort de ce dernier[1],[2],[4],[5],[3].

Jean-Marc Nattier, Portrait d'Anne-Josèphe Bonnier de La Mosson, duchesse de Chaulnes en Hébé, 1744, Paris, musée du Louvre. Il s'agit de l’épouse de Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly, 5e duc de Chaulnes.

Deuxième création et extinction (1711-1792)[modifier | modifier le code]

Charles d'Albert d'Ailly (1625-1698), 3e duc de Chaulnes avait légué le duché de Chaulnes à la branche de Chevreuse :

  • Louis-Auguste d'Albert (1676-1744), fils de Charles Honoré d'Albert de Luynes, 3e duc de Luyne, marié en 1704 à Marie-Anne de Beaumanoir, obtint par lettres patentes de 1711 le rétablissement du duché pairie de Chaulnes en sa faveur et devint alors le 4e duc de Chaulnes[1],[2],[4],[5],[3] ;
  • Michel-Ferdinand d'Albert d'Ailly (1714-1769), fils du précédent, lieutenant-général des armées, marié en 1734 avec Anne-Josèphe Bonnier de La Mosson, devint le 5e duc de Chaulnes en 1744 ;
  • Joseph d'Albert d'Ailly (1741-1792), fils du précédent, chimiste et naturaliste, marié avec Marie-Paule-Angélique d'Albert de Luynes, sa parente, dont il n'eut pas d'enfant, devint le 6e duc de Chaulnes en 1769.

Le titre de duc de Chaulnes s'éteignit avec lui en 1792[1],[2],[4],[5],[3].

Ducs de Chaulnes[modifier | modifier le code]

  1. 1621-1649 : Honoré d'Albert (1581-1649), maréchal de France, premier duc de Chaulnes, et pair de France, en 1621.
  2. 1649-1653 : Henri Louis d'Albert d'Ailly (1620-1653), 2e duc de Chaulnes, fils du précédent.
  3. 1653-1698 : Charles d'Albert d'Ailly (1625-1698), 3e duc de Chaulnes, frère du précédent.
  4. 1711-1744 : Louis Auguste d'Albert d'Ailly (1676-1744), 4e duc de Chaulnes, fils de Charles Honoré d'Albert de Luynes, 3e duc de Luynes.
  5. 1744-1769 : Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly (1714-1769), 5e duc de Chaulnes, fils du précédent.
  6. 1769-1792 : Louis Joseph d'Albert d'Ailly (1741-1792), 6e duc de Chaulnes, fils du précédent.

Le titre de duc de Chaulnes a été relevé depuis comme titre de courtoisie (irrégulier) dans la famille « d'Albert de Luynes[6] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Séréville et Saint-Simon 1975, p. 103.
  2. a, b, c, d et e Chaix, 1903, p. 90-93.
  3. a, b, c et d Bausset 1817, p. 195.
  4. a, b, c et d Anselme et Courcy 1868, p. 240.
  5. a, b, c et d Morenas 1934, p. 139.
  6. Charondas, À quel titre, 1970.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. 1, Évreux, Imprimerie de Charles Hérissey, (lire en ligne), p. 90-94.
  • Père Anselme et M. Potier de Courcy, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, t. 4, Paris, Firmin Didot, , 4e éd. (1re éd. 1726-1733), 850 p. (lire en ligne), p. 240-243.
  • Cardinal de Bausset, Histoire de Fénelon : Archevêque de cambrai, t. 4, Versailles, Imprimerie Lebel, , 3e éd., 563 p. (lire en ligne), p. 195.
  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. 1, Paris, Les Éditions Héraldiques, , 398 p. (ASIN B00P9I0MFG), p. 138-139.
  • E. de Séréville et F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, Paris, La société française au XXe siècle, (ASIN B00BSXIPV4), p. 103.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]