Dixtuor à vents

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Dixtuor à vents
op. 14
Genre Dixtuor
Nb. de mouvements 3
Musique Georges Enesco
Effectif 10 instruments à vent (2 flûtes, 1 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors)
Durée approximative 23 min
Dates de composition 1906
Création
Société moderne d'instruments à vent, Paris

Le Dixtuor à vents en ré majeur, opus 14, de Georges Enesco, est un double quintette pour deux flûtes, hautbois, cor anglais, deux clarinettes, deux bassons, deux cors[1]. Composé en 1906, c'est une réussite d'un genre rare[2],[3] et peu aisé à maîtriser musicalement où revivent avec une grande séduction sonore les paysages et la campagne de Roumanie[1].

Il est dédié à la mémoire de Hélène Bibesco et a été créé par la Société moderne d'instruments à vent à Paris, le [4].

Mouvements[modifier | modifier le code]

Le dixtuor comprend trois mouvements[1] :

  1. Doucement mouvementé« ample forme sonate à la somptueuse polyphonie[1] » ;
  2. Modérément — de forme lied, « d'une pénétrante nostalgie[1] » ;
  3. Allègrement mais pas trop — de nouveau en forme sonate, « mais plus vigoureusement rythmique[1] ».

Sa durée d'exécution est d'environ vingt-trois minutes[1].

Analyse[modifier | modifier le code]

Le Dixtuor à vents succède chronologiquement à la Première symphonie du compositeur. Pour le musicologue Harry Halbreich, c'est « une œuvre heureuse et reposée, d'un grand charme sonore[1] ». Constatant dans la partition le renouvellement constant de l'écriture d'Enesco, il souligne aussi « la perfection des sonorités » et considère qu'« elle tient tout simplement du miracle[1] ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1951 : Membres de l'Orchestre national de la RdF, direction G. Enesco - (LP Remington R-199-107)
  • 1958 : Nicolae Alexandru, Mihai Teodorescu, flûtes ; Pavel Tornea, cor anglais ; Constantin Ungureanu, Constantin Cernaianu, clarinettes ; Constantin Iliuta, hautbois ; Emil Biclea, Gheorghe Popa, bassons ; Ion Badaionu, Paul Staicu, cors, direction Constantin Silvestri (1958, LP EMI FALP 508)
  • 1970 : Membres de l'Orchestre philharmonique Iasi Moldova, direction Ion Baciu (Marco Polo 8.223 147)
  • 1988 : Solistes Orchestre de Chambre de Lausanne, direction Lawrence Foster (, Claves CD 50-8803)
  • 1995 : Horia Andreescu Virgil Francu, Nicola Maxim, flûtes ; Adrian Petrescu, hautbois ; Florin Ionoaia, cor anglais ; Valeriu Barbuceanu, Leontin Boanta, clarinettes ; Gödri Orban, Viorica Feher, bassons ; Simon Jebeleanu, Dan Cinca, cors (, Olympia OCD 445)
  • 1996 : Solistes du Philharmonique d'Oslo (4-, Naxos 8.554 173)
  • 1997 : Membres de l'Orchestre philharmonique « George Enescu », direction Cristian Mandeal (24-, Arte Nova 74321 63634 2)
  • 2001 : Micha Hamel Viotta Ensemble (Ottavo 20179)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Halbreich 1989, p. 311.
  2. Les seuls précusseurs sont les Divertimenti K 186/159b et K 166/159d, et la Sérénade KV 361 (« Gran Partita », 1781) de Wolfgang Amadeus Mozart, la Sérénade en ré mineur, op. 44 (1878) de Antonín Dvořák, la Sérénade en mi-bémol (1881) et la Suite en si-bémol (1884), tant pour treize instruments à vent et à les deux de Richard Strauss et la Petite symphonie par neuf instruments à vent (1888) de Charles Gounod.
  3. Cophignon 2006, p. 168
  4. Cophignon 2006, p. 166

Liens externes[modifier | modifier le code]