Conférence de Marrakech

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COP22
Image illustrative de l'article Conférence de Marrakech

Type Conférences des Nations unies sur les changements climatiques
Édition 22e
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Localisation Marrakech
Organisateur Organisation des Nations unies
Date au
Participant(s) Pays membres de la CCNUCC
Site web cop22.ma

Précédent 2015 : Conférence de Paris (COP21) 2017 : COP23 Suivant

La Conférence de Marrakech est une conférence sur le réchauffement climatique qui a eu lieu à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016[1]. Elle était la 22e conférence des parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques[2]. 197 pays y ont participé[3].

Historique[modifier | modifier le code]

La Conférence de Marrakech s'inscrit dans la continuité des sommets mondiaux organisés par l'Organisation des Nations unies à la suite de l'adoption du Protocole de Kyoto en 1997 qui ne couvrait que la période 2008-2012.

2009 : Conférence de Copenhague (COP15)[modifier | modifier le code]

Censée organiser l'après-Kyoto, la conférence aboutit à l’accord de Copenhague (COP15, 2009) : un texte de 3 pages qui réunit des orientations communes à l’échelle internationale concernant la façon de traiter le changement climatique (réduction des émissions de gaz à effet de serre, limitation du réchauffement climatique à °C, financement de trente milliards de dollars sur 2010-2012). La conférence est malgré tout considérée comme un échec[4].

2011 : Conférence de Durban sur les changements climatiques[modifier | modifier le code]

Elle avait ainsi pour objectif de reprendre les négociations à zéro afin de préparer le terrain pour les futures négociations. Lors de ce sommet est créée le Groupe de travail sur la Plateforme de Durban pour une action renforcée chargé de combler le « fossé d'ambition » existant entre les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris par les États et l'objectif d'un réchauffement climatique maintenu sous la barre des °C.

2014 : COP20 de Lima[modifier | modifier le code]

Elle met encore davantage au premier plan la nécessité d'efforts supplémentaires pour parvenir aux objectifs de maintien du réchauffement climatique sous la barre des °C d'ici à 2100. Elle débouche sur la rédaction d'un document préparatoire au futur accord de la COP21 de Paris et à l’adoption d’un texte de trente-sept pages[5].

2015 : Conférence de Paris sur le climat (COP21)[modifier | modifier le code]

Les 195 pays participants à la Conférence de Paris de 2015 sur le climat ont adopté le premier accord mondial concernant le climat, un traité contraignant qui a pour but de limiter le réchauffement climatique à moins de °C[6].

Objectifs de la COP22[modifier | modifier le code]

Salaheddine Mezouar et Ségolène Royal lors de la cérémonie d’ouverture.
Photo officielle de la conférence.

Les modalités d'application de l'accord sur le climat signé à Paris lors de la COP21 et l'agenda des négociations devraient être à l'agenda de la COP22[7],[8].

Le Maroc entend profiter de la COP22 pour mettre en valeur ses engagements pour le climat[9]. Selon la ministre déléguée chargée de l'Environnement, Hakima El Haite, cette conférence sera « celle de l'innovation en matière d'adaptation et d'atténuation aux effets du changement climatique[3] » ainsi que « l'occasion de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris-Lima puis Paris-Marrakech[3] ». Le financement des pertes et préjudices, qui a été reconnu par l'Accord de Paris, sera également un sujet de débat durant la COP 22, ainsi que les règles de transparence sur les informations fournies par les états concernant leurs démarches pour diminuer leur émissions de gaz à effet de serre[10].

Résultats de la COP22[modifier | modifier le code]

Le texte adopté par les délégations des 197 pays avance de deux ans l'adoption des modalités d'application de l'accord de Paris de 2015 sur le climat, qui seront arrêtées en 2018 à la COP24 que la Pologne s'est proposée d'accueillir, au lieu de 2020[3]. Les principales autres avancées de la COP22 sont[11] :

  • La présentation par plusieurs pays, comme le Canada, l'Allemagne, le Mexique et les États-Unis, de leur plan stratégique pour atteindre le « zéro net émission » en 2050, date à laquelle ils prévoient de ne pas rejeter plus de gaz à effet de serre dans l'atmosphère qu'ils ne peuvent en compenser ; cet outil d'accès à la « neutralité carbone » est recommandé par l'accord de Paris sur le climat ; sans lui, contenir le réchauffement terrestre bien en dessous de la barre des 2 degrés d'ici à 2100 est une mission impossible. Une quinzaine d'autres États, dont la France, se préparent à élaborer leur plan.
  • Un appel lancé par la présidence marocaine de la COP22, qui est venu appuyer une série d'annonces et d'initiatives volontaristes, émanant de gouvernements et de structures non étatiques, le « Climate Vulnerable Forum », dont les 48 pays en développement ont fait serment de produire « aussi vite que possible » uniquement des énergies renouvelables.
  • Onze États supplémentaires ont ratifié l'accord de Paris sur le climat, dont l'Australie, l'Italie, le Japon, le Pakistan, la Malaisie et le Royaume-Uni.
  • Les pays riches ont promis 83 millions de dollars, dont 50 millions accordés par l'Allemagne au Fonds pour l'adaptation qui a été institué dans le cadre du protocole de Kyoto.
  • Les dirigeants du Fonds vert pour le climat issu de la COP de Copenhague de 2009 ont annoncé leur aval à deux premiers plans nationaux d'adaptation au changement climatique dans les pays en développement, au Liberia et au Népal ; le fonds est en passe d'approuver 2,5 milliards de dollars alloués à des projets.

Dimension africaine de la COP22[modifier | modifier le code]

En marge de la tenue de la COP22, un sommet a réuni « une trentaine de chefs d’état africains » le à au Palais des Congrès de Marrakech[12]. Ce sommet devait porter essentiellement sur les négociations sur le climat, le continent africain étant le plus menacé par le réchauffement climatique[13]. C'est notamment à l'occasion de ce sommet qu'a été annoncée la prochaine signature de l'accord de création du Fonds bleu pour le Bassin du Congo [14].

Sur une note plus locale, c'est aussi l'occasion pour la ville de Marrakech de verdir son image, par exemple en installant 300 bicyclettes en vélopartage[15].

Organisation et logistique[modifier | modifier le code]

Cette conférence, présidée par le ministre des Affaires étrangères marocain Salaheddine Mezouar[16], s'est tenu du 7 au [17],[18]. Elle devait accueillir environ 20 000 participants[13].

Le , la société GL Events a signé le contrat de prestation[19] ; elle avait participé à l'organisation de la COP20 à Lima et de la COP21 à Paris. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture « apportera (également) son soutien à la préparation de la COP 22[3] ».

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « UNFCCC COP 22 », SDG Knowledge Hub,‎ (lire en ligne).
  2. « Tout savoir sur la COP22 Marrakech Maroc », Marrakech Via Prestige,‎ (lire en ligne).
  3. a, b, c, d et e Climat : l’accord de Paris passe un premier cap à Marrakech, Les Échos, 20 novembre 2016. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « :0 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  4. « Le bilan décevant du sommet de Copenhague », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Conference of the parties, Document issu de Lima 2014, , 37 p..
  6. « COP21: un accord historique pour sauver la planète », sur www.lexpress.fr (consulté le 5 janvier 2016).
  7. « Entrée en vigueur accélérée de l'accord de Paris sur le climat », Clicanoo.re,‎ (lire en ligne)
  8. Simon Roger, « COP22 : les cinq travaux de Marrakech », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  9. « Climat: Comment le Maroc prépare déjà la COP22 », sur 20minutes.fr (consulté le 5 janvier 2016).
  10. « COP22: Ouverture du sommet sur le climat de Marrakech... Mais à quoi va-t-il servir? », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne)
  11. Les principales avancées de la COP22, Les Échos, 20 novembre 2016.
  12. « COP 22 : SM le Roi accueille les Chefs d’Etat participant au «Sommet africain de l’action» », sur cop22.ma,‎ (consulté le 4 janvier 2017)
  13. a et b « Maroc: un sommet africain le 16 novembre pendant la COP22 », sur l'avenir.net,‎ (consulté le 5 novembre 2016).
  14. (fr) Alpha Kabinet Doumbouya, « Marrakech : tenue du Sommet Africain pour l’Action en marge de la COP 22 », Agence guinéenne de presse,‎ (lire en ligne)
  15. « Cop22: 300 vélos libre-service à Marrakech », sur aujourdhui.ma/,‎ (consulté le 7 novembre 2016).
  16. « Maroc - Les préparatifs vont bon train à Marrakech pour la tenue de la COP22 en 2016 », sur maghrebemergent.com,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  17. « Site web de l'événement », sur cop22.ma (consulté le 26 août 2016).
  18. (en) « Event: UNFCCC COP 22 | Climate Change Policy & Practice | IISD Reporting Services », sur climate-l.iisd.org (consulté le 27 décembre 2015).
  19. « COP22 au Maroc : GL Events décroche le contrat d'organisation de 35 millions d'euros », sur usinenouvelle.com,‎ (consulté le 26 août 2016).