Claude-Marie Dubufe

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Claude-Marie Dubufe
The Dubufe Family in 1820 by Claude-Marie Dubufe.jpg

Claude-Marie Dubufe, La Famille Dubufe en 1820,
Paris, musée du Louvre[1].

Naissance
Vers 1790
Paris
Décès
Nom de naissance
Claude-Marie Paul Dubufe
Nationalité
Activité
Maître
Enfant
Distinctions

Claude-Marie Dubufe est un peintre français, né à Paris vers 1790 et mort à La Celle-Saint-Cloud le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude-Marie-Paul Dubufe, né pendant la Révolution française, est le fils de Claude Dubufe et de Marie-Geneviève Marot. Sa sœur, Joséphine-Anne, épousera Arnoult-Philibert de Pincepré.

Étudiant brillant, il devient élève consul en 1809. Destiné par son père à embrasser une carrière diplomatique, c'est un amateur de peinture qu'il pratique avec talent, fréquentant l'atelier de Jacques-Louis David depuis 1804 environ, qui voit en lui un véritable artiste et, selon la tradition familiale, persuade le père de ne pas détourner son fils des arts alors que celui-ci était sur le point de partir en Amérique. Son père lui coupa les vivres et il dut jouer le soir du violon dans un orchestre pour payer ses cours de peinture à l'atelier de David.

Il débute au Salon de 1810 avec Apollon et Cyparisse qui fut reçu dans l'indifférence. Alors qu'à ce même salon Eugène Delacroix expose sa Barque de Dante. Il part en Italie en 1811 et est présenté à la famille d'Orléans. Il commence alors une longue et brillante carrière de portraitiste dans la noblesse et haute bourgeoisie.

En 1818, il épouse en premières noces Edmée Duménillet (1792-1837) qui lui donnera un unique fils, Édouard (1819-1883), qui deviendra également peintre. Le fils de ce dernier, Guillaume (1853-1909), sera le troisième peintre de la famille.

Dubufe est honoré de deux commandes officielles en 1824, la première pour La Naissance du duc de Bordeaux, et la seconde, pour commémorer Le Passage de la Bidassoa. En 1826, il ouvre un atelier et fonde, avec le baron Taylor et Duzats, une association pour venir à l'aide des artistes.

En 1827, il expose au Salon deux toiles intitulées Les Souvenirs et Les Regrets qui assoient sa notoriété. Il se fait une spécialité des têtes d'expressions féminines. En 1832, il est à Londres et vend ses deux grandes toiles, Adam et Ève et son pendant Le Paradis perdu, aux frères Brette qui, associés à un producteur de tournées artistiques, les exposent pendant trois ans à travers les États-Unis[2]

Dubufe est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du . Cette même année, son épouse meurt. Le , il épouse en secondes noces à Paris Eugénie Saint-Amand (morte en 1869). De cette union naissent trois fils : Paul (1842-1898)[3], Georges (1847-1848) et René (1850-1876). Il fera de nombreux séjours à l'abbaye de La Lucerne, propriété des Bunel, où il peindra des paysages dans le genre de Jacques-Raymond Brascassat.

Son fils Édouard a gravé son portrait en médaillon en collaboration avec son épouse, la sculptrice Juliette Zimmerman ; un exemplaire en est conservé à Paris au musée d'Orsay.

Claude-Marie Dubufe est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (23e division)[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Apollon et Cyparisse (1821), Avignon, musée Calvet.
Portrait de la maréchale duchesse de Feltre, musée des beaux-arts de Nantes.
En France
  • Compiègne, château de Compiègne :
    • Marie d'Orléans, reine des Belges, 1836, huile sur toile, 230 × 145 cm. Commande de Louis-Philippe pour le palais des Tuileries ;
    • Léopold 1er, roi des Belges, 1836, huile sur toile ;
    • Édouard Dubufe et sa femme, vers 1842, huile sur toile ;
    • Édouard Dubufe et sa femme, 1846, huile sur toile, 130,5 × 98,4 cm ;
    • Jeune Grecque sortant du bain, vers 1850, huile sur toile, 204 × 125,5 cm ;
    • Portrait en pied de Marie-Louise d'Orléans Reine des Belges, 1855, huile sur toile, 225 × 147 cm.
  • Dijon, musée Magnin :
    • Jeune femme en buste baissant les yeux, vers 1825, huile sur toile, 54 × 46,5 cm ;
    • Portrait d'Harriet Smithson (1800-1854), femme d'Hector Berlioz, 1830, huile sur toile, 40,5 × 32,5 cm ;
    • Sultane, 1830, huile sur toile, 73 × 60 cm ;
    • Portrait de femme en manteau de velours, huile sur toile, 71 × 62 cm.
  • Nantes, musée des beaux-arts :
    • Adam et Ève, 1827, huile sur toile, 307 × 250 cm ;
    • Le Paradis Perdu, 1827, huile sur toile, 307 × 250 cm ;
    • Portrait de la maréchale, duchesse de Feltre, 1850, huile sur toile, 131 × 98 cm ;
    • Portrait de Claude-Marie Morin, huile sur toile, 92 ?cm ;
    • Portrait de Charles Morin, huile sur toile 55 × 45,5 cm.
  • Paris :
    • musée du Louvre :
      • Portrait de Madame Claude Marie Dubufe née Edmée Françoise Dumenillet, 1818, huile sur toile, 77,5 × 55 cm ;
      • La Famille Dubufe, 1820, huile sur toile, 64 × 82 cm. Portraits de Claude Marie, Edmée Françoise son épouse, Édouard enfant, Mme mère Dubufe, jeune fille à la lecture, Arnoult Philibert de Pincepré, Anne Joséphine de Pincepré en buste, Claude Marie en buste de profil, autoportrait ;
      • Femme dans la douleur, 1831, huile sur toile, 66 × 55 cm ;
      • Jeune Alsacienne, 1831, huile sur toile, 102 × 82,5 cm.
    • Petit Palais : La Duchesse de Valençais, 1838, huile sur toile.
  • Riom, Basilique Saint-Amable : Le Christ apaisant la tempête, 1819, huile sur toile.
  • Rouen, musée des beaux-arts :
    • La Douleur ou La Lettre de Wagram, 1827, huile sur toile, 65 × 54 cm ;
    • Portrait de Madame Francis Vaussard, née Élisabeth Adélaïde Cavallier, 1837, huile sur toile, 130 × 97 cm ;
    • Portrait de Madame Rampal, comtesse de Grigneusville, vers 1857, huile sur toile, 1 239,5 × 97 cm.
  • Versailles, musée de l'Histoire de France : Anne-Pierre, marquis de Montesquiou-Fezensac, général en chef de l'armée du midi (1738-1798), 1834, huile sur toile, 135 × 100 cm.
  • Joseph Fouché, Duc d'Otrante 1845 131 x 98 cm. Huile sur toile.
Au Royaume-Uni

Œuvres exposées au Salon[modifier | modifier le code]

  • 1819 : Jésus-Christ apaisant une tempête.
  • 1827 : Adam et Ève ; Le Paradis perdu.
  • 1831 : Jeune Alsacienne.
  • 1837 : Marie d'Orléans, reine des Belges.
  • 1846 : Édouard Dubufe et sa femme.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • De mai 1832 à avril 1835 : Adam et Ève et Paradis Perdu furent exposées dans les villes américaines de Boston, New York, Philadelphie, Baltimore, Nouvelle-Orléans et Charleston.
  • Exposition universelle de 1889 : exposition centennale de l'Art français, Portrait de Mme Dubufe.
  • 1909 : parc de Bagatelle, rétrospective de portraits de femmes sous les trois Républiques organisée par la Société nationale des beaux-arts, Portrait de Mme Dubufe.
  • 1913 : David et ses élèves, palais des beaux-arts[Où ?], Portrait de Mme Dubufe.
  • 1953 : Le Temps des crinolines, Compiègne, Édouard Dubufe et sa femme.
  • 1988 : mairies du 9e et du 16e arrondissement de Paris, exposition consacrée aux peintres Claude-Marie, Édouard et Guillaume Dubufe.
  • 2007 : Paris, galerie Tabalardon et Gautier, Adam et Ève, Le Paradis Perdu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le peintre s'est auto-portraituré de profil à droite.
  2. Ces deux toiles qui étaient données comme perdues réapparurent en 1991 dans une vente publique chez Bukowskis en Suède[réf. nécessaire].
  3. Marié à Nelly Bunel, il aura une fille, Gabrielle, qui épousera Émile Decauville, héritier de la société de matériel ferroviaire et automobile.
  4. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 137

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Claude Marie Paul Dubufe, Paris, cimetière du Père-Lachaise (division 23).
  • Emmanuel Bréon, Claude-Marie, Édouard et Guillaume Dubufe, portraits d'un siècle d'élégance parisienne, éd. de la délégation à l'action artistique de la ville de Paris, 1988 (ISBN 2-905118-15-6).
  • Luc Benoist, Catalogue du Musée des Beaux-Arts de Nantes, no 947, musée des beaux-arts de Nantes, 1953, p. 91.
  • Emmanuel Bréon, La Revue du Louvre, no 2, 1984, p. 117-127.
  • Catalogue des nouvelles acquisitions (1980-1982), [catalogue sommaire illustré des peintures du musée du Louvre et du musée d'Orsay], École française III, Paris, 1986, p. 235.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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