Claude Marie Paul Dubufe

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Claude Marie Paul Dubufe
The Dubufe Family in 1820 by Claude-Marie Dubufe.jpg

Claude Marie Paul Dubufe, La Famille Dubufe en 1820,
Paris, musée du Louvre.
Claude Marie Paul Dubufe s'est auto-portraituré de profil à droite.

Naissance
Vers 1790
Paris
Décès
Nationalité
Activité
Maître
Enfant
Distinction

Claude Marie Paul Dubufe, né à Paris vers 1790, et mort à La Celle-Saint-Cloud le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude Marie Paul Dubufe, né à Paris pendant la Révolution française, est le fils de Claude Dubufe et de Marie Geneviève Marot (1793-1837[Informations douteuses] [?]). Il a une sœur, Joséphine Anne Dubufe, morte en 1861, qui épousera Arnoult-Philibert de Pincepré.

Dubufe est un étudiant brillant qui reçoit une très bonne éducation et devient élève consul en 1809. Destiné par son père à embrasser une carrière diplomatique, c'est un amateur de peinture qu'il pratique avec talent, fréquentant l'atelier de Jacques-Louis David depuis 1804 environ, qui voit en lui un véritable artiste et, selon la tradition familiale, persuade le père de ne pas détourner son fils des arts alors que celui-ci était sur le point de partir en Amérique. Son père lui coupa les vivres et il dut jouer le soir du violon dans un orchestre pour payer ses cours de peinture à l'atelier de David.

Il débute au Salon de 1810 avec Apollon et Cyparisse qui fut reçu dans l'indifférence. Alors qu'à ce même salon Eugène Delacroix expose sa Barque de Dante. Il part en Italie en 1811 et est présenté à la famille d'Orléans. Il commence alors une longue et brillante carrière de portraitiste dans la noblesse et haute bourgeoisie.

En 1818, il épouse en premières noces Edmée Duménillet (1792-1837) qui, le , lui donnera un unique fils, Édouard Dubufe (1819-1883) qui deviendra également peintre. Le fils de ce dernier, Guillaume Dubufe (1853-1909), deviendra le troisième peintre de la famille.

Il est honoré de deux commandes officielles en 1824, la première pour La Naissance du duc de Bordeaux, et la seconde, pour commémorer Le Passage de la Bidassoa. En 1826, il ouvre un atelier et fonde, avec le baron Taylor et Duzats, une association pour venir à l'aide des artistes.

En 1827, il expose au Salon deux toiles intitulées Les Souvenirs et Les Regrets qui assoient sa notoriété. Il se fait une spécialité des têtes d'expressions féminines. En 1832, il est à Londres et vend ses deux grandes toiles, Adam et Ève et son pendant Le Paradis perdu, aux frères Brette qui, associés à un producteur de tournées artistiques, les exposent pendant trois ans à travers les États-Unis[1]

Dubufe est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du . Cette même année, son épouse meurt. Le , il épouse en secondes noces Eugénie Saint-Amand (morte en 1869) à Paris. De leur union naquirent Paul Dubufe (1842-1898)[2], Georges Dubufe (1847-1848) et René Dubufe (1850-1876). Il fera de nombreux séjours à l'abbaye de La Lucerne, propriété des Bunel, où il peindra des paysages dans le genre de Jacques Raymond Brascassat.

Son fils Édouard a gravé son portrait en médaillon en collaboration avec son épouse la sculptrice (Juliette Zimmerman ; un exemplaire en est conservé à Paris au musée d'Orsay.

Claude Marie Paul Dubufe est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (23e division)[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Apollon et Cyparisse (1821), Avignon, musée Calvet.
Portrait de la maréchale duchesse de Feltre, musée des beaux-arts de Nantes.
En France
  • Compiègne, château de Compiègne :
    • Marie d'Orléans, reine des Belges, 1836, huile sur toile, 230 × 145 cm. Commande de Louis-Philippe pour le palais des Tuileries ;
    • Léopold 1er, roi des Belges, 1836, huile sur toile ;
    • Édouard Dubufe et sa femme, vers 1842, huile sur toile ;
    • Édouard Dubufe et sa femme, 1846, huile sur toile, 130,5 × 98,4 cm ;
    • Jeune Grecque sortant du bain, vers 1850, huile sur toile, 204 × 125,5 cm ;
    • Portrait en pied de Marie-Louise d'Orléans Reine des Belges, 1855, huile sur toile, 225 × 147 cm.
  • Dijon, musée Magnin :
    • Jeune femme en buste baissant les yeux, vers 1825, huile sur toile, 54 × 46,5 cm ;
    • Portrait d'Harriet Smithson (1800-1854), femme d'Hector Berlioz, 1830, huile sur toile, 40,5 × 32,5 cm ;
    • Sultane, 1830, huile sur toile, 73 × 60 cm ;
    • Portrait de femme en manteau de velours, huile sur toile, 71 × 62 cm.
  • Nantes, musée des beaux-arts :
    • Adam et Ève, 1827, huile sur toile, 307 × 250 cm ;
    • Le Paradis Perdu, 1827, huile sur toile, 307 × 250 cm ;
    • Portrait de la maréchale, duchesse de Feltre, 1850, huile sur toile, 131 × 98 cm ;
    • Portrait de Claude-Marie Morin, huile sur toile, 92 ?cm ;
    • Portrait de Charles Morin, huile sur toile 55 × 45,5 cm.
  • Paris :
    • musée du Louvre :
      • Portrait de Madame Claude Marie Dubufe née Edmée Françoise Dumenillet, 1818, huile sur toile, 77,5 × 55 cm ;
      • La Famille Dubufe, 1820, huile sur toile, 64 × 82 cm. Portraits de Claude Marie, Edmée Françoise son épouse, Édouard enfant, Mme mère Dubufe, jeune fille à la lecture, Arnoult Philibert de Pincepré, Anne Joséphine de Pincepré en buste, Claude Marie en buste de profil, autoportrait ;
      • Femme dans la douleur, 1831, huile sur toile, 66 × 55 cm ;
      • Jeune Alsacienne, 1831, huile sur toile, 102 × 82,5 cm.
    • Petit Palais : La Duchesse de Valençais, 1838, huile sur toile.
  • Riom, Basilique Saint-Amable : Le Christ apaisant la tempête, 1819, huile sur toile.
  • Rouen, musée des beaux-arts :
    • La Douleur ou La Lettre de Wagram, 1827, huile sur toile, 65 × 54 cm ;
    • Portrait de Madame Francis Vaussard, née Élisabeth Adélaïde Cavallier, 1837, huile sur toile, 130 × 97 cm ;
    • Portrait de Madame Rampal, comtesse de Grigneusville, vers 1857, huile sur toile, 1 239,5 × 97 cm.
  • Versailles, musée de l'Histoire de France : Anne-Pierre, marquis de Montesquiou-Fezensac, général en chef de l'armée du midi (1738-1798), 1834, huile sur toile, 135 × 100 cm.
  • Joseph Fouché,Duc d'Otrante 1845 131 x 98 cm. Huile sur toile.
Au Royaume-Uni

Œuvres exposées au Salon[modifier | modifier le code]

  • 1819 : Jésus-Christ apaisant une tempête.
  • 1827 : Adam et Ève ; Le Paradis perdu.
  • 1831 : Jeune Alsacienne.
  • 1837 : Marie d'Orléans, reine des Belges.
  • 1846 : Édouard Dubufe et sa femme.

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ces deux toiles qui étaient données comme perdues réapparurent en 1991 dans une vente publique chez Bukowskis en Suède[réf. nécessaire].
  2. Lequel épousera Nelly Bunel. Leur fille Gabrielle épousera Émile Decauville.
  3. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 137

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Claude Marie Paul Dubufe, Paris, cimetière du Père-Lachaise (division 23).
  • Emmanuel Bréon, Claude Marie, Édouard et Guillaume Dubufe, portraits d'un siècle d'élégance parisienne, éd. de la délégation à l'action artistique de la ville de Paris, 1988 (ISBN 2-905118-15-6).
  • Luc Benoist, Catalogue du Musée des Beaux-Arts de Nantes, no 947, musée des beaux-arts de Nantes, 1953, p. 91.
  • Emmanuel Bréon, La Revue du Louvre, no 2, 1984, p. 117-127.
  • Catalogue des nouvelles acquisitions (1980-1982), [catalogue sommaire illustré des peintures du musée du Louvre et du musée d'Orsay], École française III, Paris, 1986, p. 235.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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