Chicago Stadium

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Chicago Stadium
Chicago Stadium-March95.jpg
Généralités
Surnom(s)
The Madhouse on Madison
Adresse
1800 West Madison
Chicago, IL 60612
Construction et ouverture
Ouverture
Architecte
Patrick « Paddy » Harmon
Hall, Lawrence & Ratcliffe, Inc.
Coût de construction
9,5 millions $USD
Fermeture
Démolition
Utilisation
Clubs résidents
Propriétaire
Ville de Chicago
Administration
Ville de Chicago
Équipement
Capacité
17 317
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte des États-Unis
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Localisation sur la carte de l’Illinois
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Le Chicago Stadium (Stade de Chicago) ou « The Stadium » était une salle omnisports, de 30 000 places [1], située sur West Madison Street, à Chicago, propriété de Arthur Wirtz, président des BlackHawks, Patrick « Paddy » Harmon en fut l'architecte[2].

Le Stadium, dédié principalement au hockey sur glace, a accueilli les six jours de Chicago, des matchs de boxe, de catch, de tennis, de basket-ball, avec les Chicago Bulls, les Harlem Globe Trotters, originaires de Chicago, des courses automobiles, des concerts de Frank Sinatra, Elvis Presley, Led Zeppelin, des spectacles sur glace Ice Capades, Hollywood Ice Revue. Wirtz savait attiré les grandes foules, grâce aux interprètes qu'il engagé, parmi eux Sonja Henie et la Hollywood Ice Revue. La salle de réception était dédiée à la célèbre patineuse des années 1930 Sonja Henie. Une autre zone de réception du stade était appelée la Green Room.

Cet aréna était réputée être la plus bruyante de la LNH à l'époque des six équipes originales, en raison de son acoustique et de son klaxon géant qui sonnait lorsque les Blackhawks comptaient un but, ce qui a inspiré d'autres arénas à posséder une sirène des buts pour leur équipe locale.

De plus, l'accès vers les vestiaires des équipes se trouvent dans les sous-sols par des escaliers, ce qui rendent difficiles pour les joueurs de hockey à chaque fois qu'ils descendirent des marches avec leurs patins aux pieds.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Le plus beau et le plus grand stade sportif en Amérique a été ouvert hier soir sur West Madison Street », selon le Chicago Tribune du , avec un match de boxe Tommy Loughran contre Mickey Walker[3].

Le Stadium a été, l'un des endroits où on eu lieu, les courses à Chicago, avec une piste mesurant un dixième de mile et avec des virages très relevées

Lorsque les Hawks ont remporté la Coupe Stanley en 1961, un fan a volé le trophée dans son armoire[2].

En 1988, William Wirtz décide que le stade devrait être remplacée par une nouvelle installation à financement privé sur le West Side avec 21 000 sièges y compris 180 loges de luxe. Le stadium a été caractérisé comme « économiquement obsolète ». Wirtz penche pour raser son vénérable arène. Le maire Eugene Sawyer a publiquement soutenu un remplacement du Stadium avec un financement privé.

Le dernier match au Stadium a été un match des finales NBA avec les Bulls de Michael Jordan et de Scottie Pippen en mai 1994.

L'orgue[modifier | modifier le code]

Détail de la console d'orgue Barton installé dans le stade de Chicago montrant la quantité massive de stopkeys sur le côté droit de la console.

Le Stadium possédait, l'orgue le plus grand en Amérique du Nord, pour son époque. Un orgue Barton, de la sociéte Bartola Musical Instrument Company (en), qui aurait pu égaler, dit-on, le volume de 25 fanfares. L'orgue a été installé dans le plafond central, et avait 52 rangs de tuyaux de grande taille ainsi que la percussion et les effets habituels. La console « circus wagon », rouge et or, peut-être la console la plus grande jamais construite, été exposée bien en vue sur le balcon de l'arène, et se composait de six claviers, ainsi que de plus de 800 clés d'arrêt. L'orgue était alimenté par une immense soufflerie Spencer de 100 CV, et le son de l'orgue, selon les mots de Marcel Dupré, lors du récital dédicatoire en 1929, était immense : « ... Ce fut comme si le plus ardent amoureux de chocolat était jeté dans une piscine remplie de chocolat ... ».

Al Melgard (en) était le troisième et le plus connu des titulaires[4]. En 1932, Franklin Roosevelt a été nommé à l'investiture pour les élections présidentielles ; Melgard joue Happy Days Are Here Again (en), et cet air devient la chanson de campagne de FDR[Quoi ?]. Melgard était sans doute le meilleur organiste de l'arène sportive pour faire correspondre des chansons à des événements, au cours des matchs, et sa cible favorite était l'arbitre. Lorsque King Clancy, ancienne gloire de la NHL, sifflait un pénalty, Melgard jouait Clancy Lowered the Boom (en). A la fin des années 1950, il a décidé de saluer l'arbitre et les juges de ligne quand ils arrivaient sur la glace avant le début du jeu avec Three Blind Mice. Cette pratique a pris fin rapidement après un ordre laconique du président de la LNH, Clarence Campbell. My Vision était la dernière chanson jouée après chaque match des Blackhawks au Stade. Elle a été composée par Al pour Sonja Henie dans le cadre de la revue Hollywood Ice d'Arthur Wirtz.

La performance la plus notable de Melgard aurait été lors d'un match de boxe, au Stadium, dans les années 1940, le match pris fin avec une décision extrêmement impopulaire. La foule est devenue indisciplinée et une émeute a éclaté à l'étage avec des chaises pliantes qui volaient. Melgard aurait tenté de calmer le tumulte avec un chant religieux, ou L'Orage, puis joué The Star Spangled Banner. Comme cela ne fonctionnait pas, Melgard aurait ouvert la plupart des 800 clés sur l'immense orgue Barton, positionné la pédale de volume à fond, et posé ses mains à plat sur les claviers. Le son aurait soufflé un grand nombre d'ampoules et des fenêtres. Stupéfaits, les fans aurait arrêté de se battre, ramassé leurs chapeaux et leurs manteaux, et sont sortis du bâtiment. Lors d'un match de catch, avec Gorgeous George, sur le ring saupoudrant ses cheveux, Melgard joue Oh, You Beautiful Doll[2].

L'orgue a été retiré du stade et stocké avant que le bâtiment ne soit démoli. Toutefois, une grande partie de l'orgue a été détruit dans l'incendie de l’entrepôt, en octobre 1996 mais l'énorme console, unique en son genre, qui avait été stockée ailleurs, a été sauvée et est maintenant dans une collection privée dans le Nevada.

Événements[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. avec un projet d'extension à 39 000 places, pouvant accueillir la taille réglementaire d'un terrain de football américain
  2. a, b et c (en) David Condon, « The Stadium, One man's memories of the great Gray Lady of Madison Street », Chicago Tribune,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Bob Logan, « Chicago Stadium, 1929-1987 », Chicago Tribune,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Jim Bowman, « The 9-fingered Organist Who Kept Stadium Crowds On Their Toes », Chicago Tribune,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Tommy Loughran vs. Mickey Walker (boxrec.com)
  6. Les démocrates n'auraient payé aucun loyer pour l'utilisation du lieu en 1940 et 1944, pour désigner Franklin D. Roosevelt aux élections présidentielles
  7. Les républicains n'auraient pas payé un sou non plus quand ils se sont réunis en 1944 pour désigner Thomas B. Dewey.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Images externes[modifier | modifier le code]

(en) Chicago Tribune, « Chicago's cycling craze » (consulté le 19 août 2016)

icône image Image externe
Heinz Vopel et Gerard Debaets, Chicago Stadium, Fev 1939 Chicago Tribune