Charles Plichon

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Charles Plichon
Image illustrative de l'article Charles Plichon
Fonctions
Ministre des Travaux publics
Premier ministre Émile Ollivier
Prédécesseur Auguste de Talhouët-Roy (Centre droit)
Successeur Jérôme David (Centre gauche)
Député du 12 ème collège du Nord (Hazebrouck)
Prédécesseur Louis Behaghel (Opposition légitimiste)
Successeur -
Député de la Première circonscription du Nord au Corps législatif
Député du Nord
Député de la 2e circonscription d'Hazebrouck
[1]
Prédécesseur Lui même
Successeur Jean Plichon (Action libérale)
Président du Conseil général du Nord
[2][3]
Prédécesseur Paul Danel
Successeur Achille Testelin (Union républicaine)
Conseiller général du Canton de Bailleul-Sud-Ouest
Prédécesseur -
Successeur Jean Plichon (Action libérale)
Biographie
Nom de naissance Ignace, Charles Plichon
Date de naissance
Lieu de naissance Bailleul (Nord)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Paris (Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Union des Droites
Enfants Jean Plichon
Profession Avocat
Religion Catholique

Charles Ignace Plichon, né le à Bailleul (Nord) et mort le à Paris (Seine), est un avocat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille d'Ignace Plichon appartient à la bonne bourgeoisie flamande fortement impliquée dans la vie politique départementale. Ignace Plichon poursuit de brillantes études juridiques à Paris et décroche le diplôme de docteur en droit. Devenu avocat, présenté à Guizot, il est chargé d'une mission gouvernementale en Perse. Un brillant mariage avec la fille du banquier Alexis Boittelle (frère de Symphorien Boittelle) lui permet d'intégrer le conseil d'administration de la compagnie des mines de Béthune dont il devient le président.

Dès le 1er août 1846, il siège à la Chambre des députés mais se retire lors des élections de 1848. L'année suivante, il entre au Conseil général du Nord. Lors des élections législatives de 1857, il bat le candidat officiel et s'oppose à plusieurs reprises à la politique impériale jusqu'en 1870. Il est ensuite un éphémère ministre des Travaux publics du 15 mai au dans le gouvernement Émile Ollivier .

En 1871, il est élu député du Nord à l'Assemblée nationale puis en 1876 à la Chambre des députés où il est constamment réélu jusqu'à son décès. Partisan déterminé du protectionnisme, il siège dans les rangs de la droite conservatrice dont il devient le leader nordiste incontesté. Catholique farouche, il défend avec vigueur les intérêts cléricaux en soutenant le programme de l'ordre moral. L'activité parlementaire est modérée, même si la presse le crédite d'une importante activité dans les couloirs de l'Assemblée. Cette notoriété lui permet de briguer avec succès la présidence du Conseil général du Nord qu'il occupe de 1874 à 1880.

Il est le père de Jean Plichon (1863-1936), également parlementaire de droite sous la Troisième République.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Une place de Bailleul porte son nom depuis le [5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]