Jean-Baptiste Philibert Vaillant
| Ministre des Beaux-Arts | |
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| Secrétaire d'État de la Maison du Roi | |
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| Président Conseil général de la Côte-d'Or (d) | |
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| Ministre de la Guerre | |
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| Grand maréchal du palais | |
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| Sénateur du Second Empire | |
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| Conseiller général de la Côte-d'Or |
| Comte romain |
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Accademia Pontificia dei Nuovi Lincei (en) () Académie nationale des Lyncéens () Académie des sciences de Russie Académie des sciences de Saint-Pétersbourg Académie des sciences |
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| Distinctions | Liste détaillée Chevalier de la Légion d'honneur () Officier de la Légion d'honneur () Commandeur de la Légion d'honneur () Grand officier de la Légion d'honneur () Grand-croix de la Légion d'honneur () Maréchal de France () Médaille militaire () Ordre de l'Épée () Chevalier de l'ordre de Saint-Alexandre Nevski () Médaille de Sainte-Hélène () Médaille commémorative de la campagne d'Italie () Ordre de Saint-Stanislas, 1re classe () Ordre de l'Aigle blanc () Ordre de Saint-André () Ordre de Sainte-Anne de 1re classe () Officier de l'instruction publique () |
Jean-Baptiste Philibert Vaillant[1] , né le à Dijon et mort le à Paris, est un homme politique et militaire français, maréchal de France en 1851, puis sénateur en 1852, ministre de la Guerre de 1854 à 1859, ministre de la maison de l'Empereur de 1860 à 1870, et ministre des Beaux-Arts de 1863 à 1870.
Biographie
[modifier | modifier le code]Premier Empire
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Élève de l'École polytechnique en 1807, puis de l'école du génie de Metz, dont il sort en 1809, il fait ses premières armes à Dantzig en 1811.
Aide de camp du général Haxo, dont il épousa la veuve en 1843, Jean-Baptiste Vaillant le suit avec la Grande Armée. En 1812, il rencontre Napoléon à Marienwerder. Le , il est fait prisonnier à Kulm (aujourd'hui Chelmno en Pologne) avec Haxo et Vandamme. Libéré à la paix, il rejoint Napoléon pendant les Cent-Jours, combat à Ligny, puis à Waterloo, avant de participer à la défense de Paris, au cours de laquelle il est blessé.
Restauration
[modifier | modifier le code]Chef de bataillon en 1826, Jean-Baptiste Vaillant prend part au 1830 à l'expédition d'Alger qui lui vaut une nouvelle blessure.
Monarchie de Juillet
[modifier | modifier le code]Après la campagne de Belgique, à laquelle il participe avec le grade de lieutenant-colonel, il est de nouveau en Algérie en 1837, chargé de la direction des fortifications à Alger le en remplacement du colonel Thiébault[2]. Maréchal de camp en 1838, il est commandant de l’École polytechnique en 1839 et 1840, il est nommé ensuite à la direction des fortifications de Paris et accomplit un travail considérable sous les ordres du général Dode de La Brunerie.
Lieutenant-général en 1845, il sera aussi nommé inspecteur général jusqu'en 1848.
Deuxième République
[modifier | modifier le code]Le général Vaillant reçoit, au mois de mai 1849, lors de l'expédition de Rome, le commandement des troupes du génie. L'habileté avec laquelle il dirige le siège de la ville éternelle lui vaut d'être fait grand-croix de la Légion d'honneur en juillet 1849 puis maréchal de France en décembre 1851.
Second Empire
[modifier | modifier le code]Sénateur en , puis grand maréchal du palais, fonction qu'il occupe pendant la totalité du Second Empire jusqu'en 1870, Vaillant entre également à l'Académie des sciences en 1853.
Il est ministre de la guerre de mars 1854 à mai 1859. Pendant cinq ans jusqu'à son remplacement, il travaille à la réorganisation de l'armée et des récoltes militaires.
Membre du Conseil privé, il est major général de l'armée d'Italie en 1859 contre les Autrichiens. Il participe à la bataille de Solférino le . Il signe, le de cette même année, la suspension d'armes qui précède l'armistice de Villafranca. Il prend ensuite la tête de l’armée d'Italie qu'il commande jusqu’en .
En 1860, le maréchal Vaillant est nommé ministre de la Maison de l'Empereur, charge qu'il occupe jusqu'à la chute du Second Empire.
Entre 1856 et 1860, il assure par trois fois l'intérim de l'Instruction publique et des Cultes : du au , du au et du au .
De 1863 à 1870, il est aussi ministre des Beaux-Arts, membre du Conseil privé. De plus, de 1858 à 1870, il préside le conseil général de la Côte-d'Or, son département natal. Le , il inaugure la statue de Napoléon à Rouen.
Il démissionne du Ministère des Beaux-Arts à l'avènement du Ministère Émile Ollivier. Néanmoins, il conserve, après le , ses fonctions de président du comité de défense pourtant délivrées par l'empereur déchu. Cependant, lors d'une tournée aux fortifications, ayant été pris un instant pour un espion prussien, il quitte Paris et se retire dans les Deux-Sèvres, où il reçoit l'ordre de quitter la France (). Il se réfugie en Espagne à Saint-Sébastien (), obtient de pouvoir rentrer en France (), et se retire à Dijon et fit plusieurs legs à sa ville natale[3].
En 1872, il lègue également à la commune de Nogent-sur-Marne sa propriété, dévastée par les bombardements prussiens. C'est sur ces terrains qu'a été construite l'actuelle mairie[4].
Il meurt à son domicile 58 rue de Varenne. Ses funérailles sont célébrées dans l'église Sainte-Clotilde et il est inhumé à Dijon selon sa volonté où il repose encore aujourd'hui au cimetière des Péjoces.
Décorations
[modifier | modifier le code]Grand maréchal du Palais, ministre de la Guerre, puis ministre de la Maison de l'empereur, le maréchal Vaillant a été l'un des dignitaires du Second Empire les plus décorés. Il lègue ses décorations à sa ville natale[5].
Françaises
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Médaille militaire 10/05/1852
Grand-croix de la Légion d'honneur 12/07/1849
- Grand officier 14/04/1844
- Commandeur 28/04/1841
- Officier 21/03/1831
- Chevalier 6/08/1813
Médaille de Sainte-Hélène 12/08/1857
- Médaille d'Italie 15/08/1859
Officier de l'Instruction publique 15/08/1868
Étrangères
[modifier | modifier le code]- 1er Comte romain et Vaillant (, titré par Pie IX)
- Grand-croix de l'Ordre du Bain (Royaume-Uni) 26/04/1856
- Grand cordon de l'Ordre de Léopold de Belgique (Belgique) 17/07/1855
- Grand-croix de l'Ordre de Saint-Benoit d'Aviz (Portugal) 17/07/1855
- Chevalier de l'Ordre de Saint-Alexandre Nevski avec diamants (Russie) 2/06/1857
- Grand-croix de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (Sardaigne) 12/08/1853
- Grand-croix de l'ordre militaire de Savoie (Sardaigne) 11/08/1856
- Grand-croix de l'Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges (Deux Siciles) 27/01/1852
- Grand-croix de l'Ordre de la Maison ernestine de Saxe (Saxe-Cobourg-Gotha) 7/07/1854
- Grand-croix de l'Ordre de l'Épée (Suède) 17/07/1855
- Grand-croix de l'Ordre impérial de Léopold (Autriche) 17/07/1855
- Grand-croix de l'Ordre du Lion de Zähringen (Bade) 7/07/1854
- Grand-croix de l'Ordre de Charles III (Espagne) 13/01/1857
- Grand-croix de l'Ordre de Pie IX (Saint-Siège) 4/04/1850
- Grand-croix de l'Ordre de Saint-Étienne (Autriche) 27/05/1868
- Grand-croix de l'Ordre de Dannebrog (Danemark) 16/11/1857
- Grand-croix de l'Ordre du Lion néerlandais (Pays-Bas) 16/01/1858
- Chevalier de l'Ordre de Saint-André (Russie) 21/11/1867
- Chevalier de l'Ordre de l'Aigle blanc (Russie) 21/11/1867
- Chevalier 1re classe de l'Ordre de Sainte-Anne (Russie) 21/11/1867
- Chevalier 1re classe de l'Ordre de Saint-Stanislas (Russie) 21/11/1867
- Chevalier de l'Annonciade (Sardaigne) 14/07/1859
- Chevalier 1re classe de l'Ordre du Médjidié (Turquie) 17/07/1855
- Chevalier 1re classe de l'Ordre de l'Osmanié (Turquie) 27/05/1868
- Chevalier de l'Ordre de l'Aigle noir (Prusse) 8/10/1861
- Chevalier de l'Ordre de l'Aigle rouge (Prusse) 8/10/1861
- Médaille de Crimée (Royaume-Uni)
- Médaille d'or de la valeur militaire (Sardaigne) 25/02/1860
| Figure | Blasonnement |
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Écartelé: au 1, d'azur, à une épée d'argent, garnie d'or; au 2, de gueules, à une tour d'argent, ouverte et ajourée de sable; au 3, de gueules, à un croissant d'argent, surmonté d'une étoile du même ; au 4, d'azur, à deux clés d'or, passées en sautoir. (en commémoration de l'expédition de Rome en 1849)[6] |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Ses deux premiers prénoms étaient liés par un trait d'union, comme l'atteste son acte de naissance : http://archivesenligne.cotedor.fr/console/ir_ead_visu_lien.php?m=&ir=914&id=196280647# [page 699 du registre.]
- ↑ « Ordres généraux », Le Moniteur Algérien, vol. 7e année, no 327, , p. 1
- ↑ Sénat de la République française, « Profil de Vaillant par les Archives du Sénat »
- ↑ Archives nationales, Notaire Constant Amédée Mocquard - le 26 mars 1872 - MC/RE/LXVIII/17 Cotes : 190 r°-215 v° Vue 9/27 - MC/ET/LXVIII/1244.
- ↑ Cf. Écrins impériaux, splendeurs diplomatiques du second Empire, p. 18-20.
- ↑ Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Sources modernes
[modifier | modifier le code]- Éric Anceau, « Jean-Baptiste-Philibert Vaillant » in Les ministres de la Guerre, 1792-1870, Presses universitaires de Rennes, 2018, pp. 435-442. Lire en ligne
- Alain Decaux, André Castelot (dir.), Le Grand dictionnaire d'histoire de France, Librairie Perrin, 1979
- Anne de Chefdebien (dir.), Laurence Wodey (dir.), Michael Autengruber, Nicolas Botta-Kouznetzoff, Laure Chabanne, Luciano Faverzani, Jean-Christophe Palthey et Patrick Spilliaert… (préf. Général d'armées Jean-Pierre Georgelin, grand chancelier de la Légion d'honneur), Écrins impériaux : Splendeurs diplomatiques du Second Empire, Société des amis du musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie, (1re éd. 2011), 228 p., 222 x 280 mm (ISBN 978-2-901644-17-0 et 2-901644-17-1), Voir plus particulièrement les chapitres "L'écrin du maréchal Vaillant", p. 16-20 et "Diplomatie et protocole sous le Second Empire", p. 21-30.
- Un président, un maréchal, un régiment (27e RI) : ou 70 ans de phaléristique, Dijon, Musée de la Vie Bourguignonne, (1re éd. 2001), 192 p., 165 x 232 mm (ISBN 2-911404-76-9), Voir plus particulièrement la partie consacrée au "Maréchal Vaillant (1790-1872)", p. 81-149
Sources contemporaines
[modifier | modifier le code]- Almamach impérial, 1863, Annuaires militaires
- « Jean-Baptiste Philibert Vaillant », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
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- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 6 YD 48, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressources relatives à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Élève de l'École polytechnique
- Maréchal de France de la Deuxième République
- Membre de l'Académie des sciences (France)
- Sénateur du Second Empire
- Ministre du Second Empire
- Ministre français de la Guerre
- Ministre français de l'Instruction publique
- Ministre français des Cultes/Affaires ecclésiastiques
- Militaire français des guerres napoléoniennes
- Militaire français de la conquête de l'Algérie
- Directeur général de l'École polytechnique
- Président du conseil général de la Côte-d'Or
- Comte français du XIXe siècle
- Comte romain
- Comte créé par Pie IX
- Noblesse pontificale
- Élève du lycée Carnot (Dijon)
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Chevalier grand-croix honoraire de l'ordre du Bain
- Grand cordon de l'ordre de Léopold
- Chevalier de l'ordre de Saint-André
- Chevalier de l'ordre de Saint-Alexandre Nevski
- Récipiendaire de l'ordre de l'Aigle blanc (russe)
- Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Anne
- Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe)
- Titulaire de la médaille de Sainte-Hélène
- Récipiendaire de la médaille militaire en tant qu'officier général français
- Ordre de Dannebrog
- Récipiendaire de l'ordre de l'Épée
- Officier de l'Instruction publique
- Naissance en décembre 1790
- Naissance à Dijon
- Décès en juin 1872
- Décès dans le 7e arrondissement de Paris
- Décès à 81 ans
- Personnalité inhumée au cimetière des Péjoces