Apremont (Ardennes)
| Apremont-sur-Aire | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Vouziers |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise |
| Maire Mandat |
José Labbe 2026-2032 |
| Code postal | 08250 |
| Code commune | 08017 |
| Démographie | |
| Population municipale |
122 hab. (2023 |
| Densité | 9,5 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 16′ 11″ nord, 4° 59′ 10″ est |
| Altitude | 180 m Min. 137 m Max. 247 m |
| Superficie | 12,86 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Attigny |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Apremont, localement appelée Apremont-sur-Aire[1], est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]Ce village est dans le Vouzinois, la région autour de Vouziers. Il est au sud de Vouziers, vers l'Argonne, dans ce qui est appelé communément l'Argonne ardennaise (ayant donné son nom à la communauté de communes de l'Argonne Ardennaise, créée en 1997).
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aire, le ruisseau des Bièvres, le ruisseau de la Fontaine aux Charmes, le ruisseau de Chaudron, le Fossé de Perlinchamp, la Croisette et l'Aire[2],[Carte 1].
L'Aire, d'une longueur de 125 km, prend sa source dans la commune de Saint-Aubin-sur-Aire, à 324 m d'altitude, et se jette dans l'Aisne, en rive droite à Senuc, à 104 m d'altitude, après avoir traversé 36 communes[3]. Elle traverse la commune dans sa partie est sur une longueur d'environ 2,3 km.

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan »[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 887 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montcheutin à 12 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Apremont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,6 %), prairies (18,5 %), terres arables (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Un travail ancien de Michel Roblin indique que les Apremont font partie des noms de grands domaines gallo-romains dont le radical est formé par un mot commun exprimant une idée de relief. Deux hypothèses sont possibles : à l’origine ce nom n’aurait pas caractérisé un lieu habité, mais seulement un quartier du domaine. S’il désigne aujourd’hui un lieu habité, cet habitat n’est pas originel. Dans l’autre cas, ce nom a désigné originellement un fundus[19].
Le village doit son nom à sa situation : il domine de 60 mètres la vallée de l'Aire[20].
Histoire
[modifier | modifier le code]Lors de la Grande guerre, Apremont accueille le camp Borissewald Lager, zone de repos de la deuxième division de Landwehr desservi par une voie de chemin de fer à voie étroite, dont une fouille approfondie a été réalisée par la D.R.A.C. Champagne-Ardenne[21].
- Borrisewald,
- son cimetière,
- avec sa voie de chemin de fer,
- résultat de fouilles.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Administration municipale
[modifier | modifier le code]Élections de 2026
[modifier | modifier le code]Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Apremont, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[22]. 11 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par José Labbe (78,75 %) et Marlène Hamel (21,25 %). Dix sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de José Labbe et un à celle de Marlène Hamel[23]. José Labbe est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[24],[Note 2].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].
En 2023, la commune comptait 122 habitants[Note 3], en évolution de +4,27 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Marie Nicolas Legand, caporal pontonnier durant la campagne de Russie, a contribué avec les 400 ouvriers pontonniers du Général d'Elbée, à la construction de ponts sur la Bérézina pour faciliter le retrait des troupes de la grande Armée de Napoléon à la suite de sa défaite lors de la bataille de la Bérézina. Il est le plus gradé des six seuls survivants de son unité et a été fait chevalier de la Légion d'Honneur[30].
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | Tranché : au 1er d'azur à trois besants d'or ordonnés en orle, au 2e burelé d'or et de gueules de douze pièces, sur le tout d'or à la tête arrachée de lion couronnée d'azur. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La liste officielle des maires du département des Ardennes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique d'Apremont » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise, « Apremont-sur-Aire », sur argonne-ardennaise.fr (consulté le ).
- ↑ « Fiche communale d'Apremont », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Aire »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Apremont et Montcheutin », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Michel Roblin, « Les grands domaines de l’aristocratie gallo-romaine et la toponymie », Revue anthropologique, série 1-2, 1955-1956, pp. 139-148.
- ↑ Octave Guelliot, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers, t. I, Charleville-Mézières, Éditions Terres Ardennaises, , 94 p. (ISBN 978-2-905339-36-2, BNF 37066122), « Apremont », p. 40-42.
- ↑ Yves Defosses, Fouille programmée du « Lager Borrieswalde » à Apremont (Ardennes), Service régional de l'archéologie, DRAC Champagne-Ardenne, avril 2011, lire en ligne.
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune d'Apremont », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
