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Binarville

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Binarville
Binarville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Champenoise
Maire
Mandat
Sylvie Henne Vert
2020-2026
Code postal 51800
Code commune 51062
Démographie
Gentilé Les Mulets
Population
municipale
91 hab. (2021 en diminution de 14,15 % par rapport à 2015)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 26″ nord, 4° 53′ 40″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 234 m
Superficie 16,61 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Sainte-Menehould
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Argonne Suippe et Vesle
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Binarville
Géolocalisation sur la carte : France
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Binarville
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Binarville
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Binarville

Binarville est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie

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Binarville se trouve à l'extrême nord-est du département de la Marne, à proximité des Ardennes et de la Meuse. Le village se situe dans la région naturelle de l'Argonne, le bois communaux faisant partie de la forêt d'Argonne. L'est de la commune est occupé par cette forêt et arrosé par plusieurs ruisseaux : le rau des Bièvres, le ruisseau de la Noue et le ruisseau de Charlevaux. Ils forment de petites vallées entre des collines de plus de 200 m d'altitude, contre environ 175 m dans le village. Le long du rau des Bièvres, on trouve plusieurs étangs[1].

Hydrographie

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La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau des Bievres, le Fossé 05 de la commune de Binarville, le ruisseau de la Noue, le ruisseau de l'Homme Mort, le ruisseau des Cinq Fontaines, le ruisseau des Vallees et divers bras des Bièvres[2],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Binarville[Note 1].

Quatre plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau 1 de la commune de Binarville (3,2 ha), le plan d'eau 2 de la commune de Binarville (1,3 ha), les étangs des Bièvres, d'une superficie totale de 28,3 ha (7,8 ha sur la commune) et l'étang de Poligny (5,6 ha)[Carte 1],[3].

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan »[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 925 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin à 8 km à vol d'oiseau[6], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,9 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 2],[7],[8].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[9]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Au , Binarville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (61,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,6 %), terres arables (26,4 %), prairies (9,7 %), zones urbanisées (1,9 %), eaux continentales[Note 4] (0,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Buisnartvile (1197) ; Bunavilla (1220) ; Buignardi Villa (1243) ; Buynarville (1266) ; Boinarville (1328) ; Bunnarville (1346) ; Buinarville (1359) ; Binarville (1366) ; Bunarville (1384) ; Bunauville (1407) ; Bynerville (1549) ; Binerville (1572) ; Bienarville, Biennarville (1686) ; Benarville (1718)[16].

La commune de Binarville fut soustraite au département des Ardennes le [17], pour être affectée à l'arrondissement de Sainte-Menehould (Marne).

Pendant la Première Guerre mondiale, l’armée allemande s’était fortifiée sur les hauteurs de la forêt d’Argonne au-dessus de Binarville.De violents combats se déroulèrent courant 1915 [2] La 77e division US du corps expéditionnaire américain en Europe, fut chargée d’avancer dans ce secteur, resté jusqu’alors calme, le terrain et les obstacles ayant fait qu’aucune offensive n’y avait été tentée.

La première semaine d’octobre 1918 a lieu une attaque des positions allemandes au-dessus de Binarville. C’est le 308e bataillon d’infanterie qui avança le plus rapidement. Mais débordé sur sa droite et sa gauche, il résista cinq jours et souffrit de lourdes pertes. Cet épisode est resté célèbre dans l’armée américaine.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 1er octobre 1920.

Contrairement à ce que la population d'aujourd'hui pense les habitants de ce petit bourg se nomment les Mulets et non pas les Binarvillois et Binarvilloises. Ancien village de débardeurs, ils tiennent leurs noms de ce fameux animal qui à l'époque leur servait à sortir le bois de la forêt[18].

Politique et administration

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Par décret du , l'arrondissement de Sainte-Menehould est supprimée et la commune est intégrée le à l'arrondissement de Châlons-en-Champagne[19].

Intercommunalité

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La commune, antérieurement membre de la communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, est membre, depuis le 1er janvier 2014, de la CC de l'Argonne Champenoise.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du 15 décembre 2011[20], cette communauté de communes de l'Argonne Champenoise est issue de la fusion, au 1er janvier 2014, de :

Les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont ont également rejoint l'Argonne Champenoise à sa création[21].

Liste des maires

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Maire de 6/1892 à 6/1896, puis après 6/1900
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.MENU Auguste Joseph Paulin, Propriétaire

Maire de 1896 à 5/1900

? en 1910 Roger Jules-Paulin    
Les données manquantes sont à compléter.
1938 1943 Louis Fressinet    
1943 1945 Paul Guillot    
1945 1983 Louis Dégage    
1983 2014 Michel Duter[22] PS  
2014[23] En cours
(au 4 juillet 2014)
Marc Berdold    

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2021, la commune comptait 91 habitants[Note 5], en diminution de 14,15 % par rapport à 2015 (Marne : −1,22 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700644648670758840861881864
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
841830787748725713687634581
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
508503450210236194188236208
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
189161145135143124112108106
2018 2021 - - - - - - -
9591-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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L'église Saint-Étienne datait de 1853, lorsqu'elle a été détruite au cours de la Première Guerre mondiale.

The church of Binarville after World War 1
L'église de Binarville au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Elle a été reconstruite entre 1926 et 1929 par l'architecte Dufresne[28].

Personnalités liées à la commune

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Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie et filmographie

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  • (en) Robert J. Laplander, Finding the Lost Battalion - Beyond the rumors, myths and legends of America's famous WWI Epic, 2006
  • (en) Wardlaw Miles, History of the 308th Infantry 1917-1919, P. Putnam's Sons, New York et Londres, The Knickerbocker Press, 1927, écrit par un capitaine du 308e bataillon
  • (en) Burton King, The Lost Battalion, film muet, juillet 1919
  • (en) Russell Mulcahy, The Lost Battalion, film, décembre 2001
  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. a et b « Réseau hydrographique de Binarville » sur Géoportail (consulté le 27 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Carte IGN de Binarville » sur Géoportail (consulté le 1er février 2013)..
  2. « Fiche communale de Binarville », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie (consulté le )
  3. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Orthodromie entre Binarville et Montcheutin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Binarville ».
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sainte-Menehould », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de la Marne, Paris, (lire en ligne), p. 25.
  17. Collection générale des décrets rendus par l'Assemblée Nationale, Paris : Baudoin, 1790, vol.2, p.29 [1]
  18. « Marne: ces habitants de l’Argonne champenoise aux noms farfelus », sur lunion.fr, (consulté le ).
  19. Décret no 2017-453 du 29 mars 2017 portant suppression de l'arrondissement de Sainte-Menehould (département de la Marne), publié au JORF du .
  20. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP), (consulté le ), p. 2.
  21. « Arrêté préfectoral du 3 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, de la Communauté de communes de la région de Givry- en-Argonne et de la Communauté de communes de la région de Sainte-Ménehould en y incluant les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne, no 5 bis,‎ , p. 16-24 (lire en ligne [PDF]).
  22. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  23. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  28. Françoise Gaborit, Notice no IA00059977, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 1er février 2013.