Aphrodite du Capitole

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Aphrodite du Capitole
Capitoline Venus - Palazzo Nuovo - Musei Capitolini - Rome 2016.jpg
Aphrodite du Capitole, musées du Capitole, Rome

L’Aphrodite du Capitole est un type statuaire de l'époque hellénistique représentant la déesse Aphrodite, dérivé du type de l'Aphrodite de Cnide créé par Praxitèle. L'un des meilleurs exemplaires est conservée aux musées du Capitole, à Rome, d'où son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

La statue qui donne son nom au type est citée pour la première fois par le graveur Pietro Santi Bartoli (1635-1700), qui relate qu'elle a été découverte dans des jardins près de la basilique San Vitale sous le règne de Clément X (1670-1676). Le pape Benoît XIV l'achète en 1752 à la famille Stazi, propriétaire des jardins où a lieu la trouvaille, et la confie aux musées du Capitole. En 1797, elle fait partie des œuvres cédées à la France dans le cadre du traité de Tolentino. Elle est exposée à Paris à partir de 1800, avant de retourner en Italie en 1815 et d'être réintégrée dès l'année suivante dans les collections des Musées capitolins.

Description[modifier | modifier le code]

Le type représente la déesse Aphrodite cachant sa nudité. Debout, le poids du corps reposant sur la jambe gauche, elle place la main gauche devant son sexe et la main droite devant sa poitrine. L'attitude se rapproche de celle de l'Aphrodite de Cnide créée par Praxitèle, au point que Winckelmann pensait qu'il s'agissait d'une copie, mais présente des différences notables : la jambe d'appui n'est pas la même et la position des mains est inversée. Le geste de la déesse est plus nettement un geste de pudeur. La coiffure est bien plus sophistiquée que le chignon de la Cnidienne : une partie de la chevelure forme un nœud savant sur le haut du front, le reste est rassemblé en un autre nœud sur le bas de la nuque et retombe en deux mèches sur l'arrière des épaules.

Ce type statuaire comprend de très nombreuses copies de toutes tailles. Elles diffèrent généralement par le choix du support contre lequel la déesse est appuyée : au Capitole, il s'agit d'un vase sur lequel est posé un linge, ailleurs, ce peut être un dauphin et/ou un Éros, ou un tronc d'arbre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Haskell et Nicholas Penny (trad. François Lissarague), Pour l'amour de l'antique. La Statuaire gréco-romaine et le goût européen [« Taste and the Antique. The Lure of Classical Sculpture, 1500–1900 »], Paris, Hachette, coll. « Bibliothèque d'archéologie », 1988 (édition originale 1981) (ISBN 2-01-011642-9), no173.
  • Alain Pasquier, « Les Aphrodites de Praxitèle », dans Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, Praxitèle. Catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, éditions du Louvre & Somogy, Paris, 2007 ( (ISBN 978-2-35031-111-1)), chap. III (« Praxitèle : un choix romain »), p. 146-148.
  • (en) Brunilde Sismondo Ridgway, Hellenistic Sculpture, vol. I : The Styles of ca. 331-200 B.C., Madison, University of Wisconsin Press, (ISBN 0-299-11824-X), p. 355-356.

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