Anuna De Wever

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Anuna De Wever
Anuna De Wever, 27.01.2019 (cropped).jpg
Anuna De Wever, en janvier 2019
Biographie
Naissance
(19 ans)
Mortsel, Belgique
Nationalité
Belge
Domicile
Formation
Athénée royal de Mortsel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Écologiste
Père
Harwin De Wever
Mère
Katrien Van der Heyden
Fratrie
Luka De Wever
Autres informations
Membre de
Mouvement
Œuvres principales
Nous sommes le climat, une lettre à tous (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Anuna De Wever, née le à Mortsel dans la province d'Anvers, est une militante belge flamande pour le climat, créatrice du mouvement Youth for climate belge. Élève à l’Athénée royal de Mortsel, inspirée par les actions de Greta Thunberg, elle est l'instigatrice, avec son amie Kyra Gantois, des premières grèves scolaires pour le climat en Belgique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Katrien Van der Heyden, sociologue et titulaire d’un master sur les questions de genre et de diversité, et d’Harwin De Wever, urbaniste, elle a une sœur jumelle, Luka De Wever, avec qui elle a posé pour la presse flamande[1]. Elle déclare n'avoir aucun lien de parenté avec le nationaliste flamand Bart De Wever.

Elle grandit dans la ville de Berchem. Très tôt, dès ses deux ans, elle doute de son genre et souhaite devenir un garçon. Après plusieurs années où elle se cherche, elle décide de vivre en tant que fille. À 14 ans, elle raconte cette expérience dans la revue satirique belge le 't Pallieterke.

Ses grèves sont soutenues par sa mère, qui déclare à la presse que sa fille « porte haut ses valeurs et est prête à en accepter les conséquences »[2]. Elle dit admirer Emma Gonzales et Michelle Obama. Elle a déclaré au journal Le Monde souhaiter devenir secrétaire générale des Nations-Unies[3].

Militantisme[modifier | modifier le code]

Prise de conscience écologique[modifier | modifier le code]

À 16 ans, elle accompagne sa mère, sociologue, à New York, pour assister à une conférence sur le féminisme. Elle y découvre la grande vulnérabilité des femmes face aux changements climatiques et se promet d'agir.

Sa véritable prise de conscience débute durant l'été 2018. Marquée par les importantes vagues de chaleur qui ont frappé la Belgique, elle prend conscience des dérèglements climatiques. Inspirée par les actions de Greta Thunberg, qui fait grève chaque vendredi devant le parlement suédois, elle décide de développer le mouvement en Belgique.

Grève étudiante pour le climat[modifier | modifier le code]

En , âgée de 17 ans, elle lance la première grève étudiante pour le climat de Belgique. Avec Kyra Gantois, jeune fille de 19 ans qui étudie l'immobilier, elle crée une page Facebook, porte-drapeau de son association, Youth for Climate, aujourd'hui suivie par plus de 20 000 internautes. Sur les réseaux sociaux, elle invite tous les étudiants à faire l'école buissonnière le vendredi et à rejoindre la grève.

La première grève, organisée le , rassemble 3 000 étudiants à Bruxelles. Ce chiffre augmente rapidement de jeudi en jeudi, passant de 12 500 élèves grévistes le à 35 000 le . Les manifestations sont relayées par la presse belge et internationale, qui se passionne pour cette jeune femme engagée. Durant les manifestations, la lycéenne prononce des discours, repris dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Le , elle commence à collaborer avec le gouvernement flamand pour mettre sur pied un groupe de réflexion chargé de réfléchir à des mesures de lutte contre le réchauffement climatique et de justifier les exigences des écoles buissonnières. Elle travaille avec Adélaïde Charlier, coordinatrice des actions du mouvement du côté francophone[4].

Elle présente en un ouvrage en néerlandais coécrit avec Kyra Gantois, Nous sommes le climat, une lettre à tous, dont la traduction en français est paru en mai aux éditions Stock. Le livre, proposé à moins de dix euros, sera mis en musique[Quoi ?] par l’écrivain Jeroen Olyslaegers[5]. Elle souhaite aujourd'hui[Quand ?] se former auprès de Greenpeace[6].

COP25[modifier | modifier le code]

Elle part en voilier en pour se rendre à la COP25 à Santiago du Chili, à l'organisation de laquelle le gouvernement chilien renonce le 30 octobre 2019. Elle affirme qu'il s'agit dorénavant de chercher des alternatives à l'avion[7].

Menaces[modifier | modifier le code]

Dès , elle est victime d'une campagne de cyber-harcèlement. Sa mère porte plainte et y répond de manière ferme, déclarant que « les auteurs de ces messages veulent qu’Anuna arrête ses actions. C’est tellement grave, car dans une démocratie, les jeunes ont le droit d’être entendus. Anuna ne peut pas encore voter. Ses manifestations sont donc sa manière à elle d’être entendue. C’est très grave qu’elle soit menacée. »[8]

Le lors d'une courte apparition sur scène au Pukkelpop festival près de Hasselt dans le cadre de son action ‘Clap for Climate’ pour sensibiliser les festivaliers à la question du réchauffement climatique, Anuna est conspuée et menacée de mort par des extrémistes. Ceux-ci s'en prennent également physiquement au campement d'elle et de ses amies, détruisent leurs tentes, et leur lancent des bouteilles remplies d'urine. Elle doit être alors placée sous protection par le service de sécurité du festival[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est ouvertement lesbienne[10] et ne se reconnaît toutefois pas dans un genre, et préfère qu'on la désigne simplement par son prénom. C'est lors de l'émission Gert Late Night diffusée sur la chaîne Vier qu'elle présente sa petite amie, Julie, une francophone rencontrée lors d'une manifestation pour le climat[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (nl) « Tweeling Anuna & Luka De Wever (17): 'Onverschilligheid is de grootste kwaal van onze maatschappij' », sur Humo (consulté le 13 mars 2019)
  2. « Deux Flamandes en "grève scolaire" contre le réchauffement climatique », sur DaarDaar, (consulté le 13 mars 2019)
  3. Jean-Pierre Stroobants, « Anuna et Kyra, les deux héroïnes des marches belges pour le climat », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2019)
  4. « Anuna De Wever et Adélaïde Charlier: deux jeunes à la tête du combat pour le climat », sur RTBF Info, (consulté le 13 mars 2019)
  5. (nl) « “Wij zijn het klimaat”: boek van klimaatactivisten Anuna en Kyra vanaf morgen in de rekken », HLN,‎ (lire en ligne)
  6. 28 minutes - ARTE, « Anuna De Wever - 28 minutes - ARTE », (consulté le 13 mars 2019)
  7. (en-GB) Jennifer Rankin, « Activists set sail across the Atlantic to Chile to demand curbs on flying », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 3 octobre 2019)
  8. « Anuna De Wever, victime d'une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux », sur RTBF Info, (consulté le 13 mars 2019)
  9. « Anuna De Wever menacée de mort au Pukkelpop: les organisateurs décident de retirer les drapeaux flamingants », sur Le Soir, (consulté le 17 août 2019)
  10. « Anuna De Wever parle genre & diversité : « La nature n’est pas au-dessus de tout » », sur parismatch.be, (consulté le 27 mars 2019)
  11. « Anuna De Wever présente sa petite amie: «Elle s’appelle Julie, et elle vient de Wallonie» », sur sudinfo.be, (consulté le 27 mai 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]