Emma González

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Emma Gonzalez
Emma Gonzalez meets with Congressman Ted Deutch.png
Emma González en .
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Emma González est une militante américaine pour le contrôle des armes à feu, née le [1].

En , alors qu'elle est en dernière année de lycée, elle échappe à la fusillade de Parkland[2],[3] qui a eu lieu au lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride. Elle devient ensuite une figure de la jeunesse engagée contre la prolifération des armes à feu aux États-Unis.

Discours de Fort Lauderdale[modifier | modifier le code]

Rassemblement à Fort Lauderdale en faveur d'un renforcement de la législation sur les armes à feu, le , trois jours après la tuerie[4].

Elle est rapidement devenue le visage des lycéens bouleversés par cette tuerie et partisans de lois strictes sur les armes à feu aux États-Unis. Le 17 , elle a prononcé un discours à Fort Lauderdale, en Floride, sur l'impact de la fusillade au Lycée Parkland et sur ce que cela signifiait pour la sécurité publique des États-Unis dans son ensemble. Tout au long du discours, elle a critiqué les actions de la National Rifle Association et les « pensées et prières » du président Trump, affirmant que «la santé mentale n'est qu'une petite partie du problème». Son discours passionné est devenu viral à travers les médias d'information nationaux et internationaux[5],[6],[7].

Suite à la fusillade, elle a fait partie du groupe d'étudiants fondateurs du groupe Never Again MSD pour militer en faveur du contrôle des armes à feu. Emma González est devenue une célébrité nationale quand le discours qu'elle a prononcé lors d'un rassemblement contre la violence des armes à feu est devenu viral[8] et qu'elle a obtenu 370 000 followers sur Twitter en quelques jours[9], qui ont dépassé ensuite le million quinze jours après la tuerie, ce chiffre dépassant celui du compte Twitter de la porte-parole de la NRA, Dana Loesch. Il faut dire que le discours a bénéficié d'un important buzz media car il a été pointé par nombre de personnalités[10] alors que les États-Unis prenaient connaissance avec atermoiement des détails d'une nouvelle itération de fusillade violente en milieu scolaire. Cette prise de parole arrivait également à point pour une nation traumatisée dans laquelle des familles, démunies par la récurrence des situations, se demandaient s'il fallait toujours envoyer leurs enfants en classe[11].

L'intensité et la ferveur de son discours retransmis en direct sur la chaîne de télévision américaine CNN l'a distinguée des autres intervenants qui ont pris la parole ce jour-là, devant le Broward County Federal Courthouse[12], le week-end suivant la survenue de la fusillade : elle pointe du doigt les failles béantes de la sécurité collective dans la société civile américaine et élabore quelles en sont les causes ; alors que le reste du monde ne connait pas un problème d'une telle acuité. Dès le commencement, l'auditoire réagit immédiatement à la citation de la devise portée au frontispice de l'école Stoneman Douglas : « be the change that you wish to see in the world » (« Soyez le changement que vous voulez voire éclore dans le monde »)[13][source insuffisante]. L'étudiante de Floride cite ensuite intégralement, pour s'y opposer, les arguments développés dans un tweet par le président des États-Unis[14]. Le texte du discours se termine par la répétition à sept reprises d'un gimmick fédérateur pour la lutte à venir : « We call B.S. » (« B.S. » pour « bullshit », et donc « nous appelons ça des conneries »).

Visage d'Emma González sur des affiches lors d'une manifestation.

Elle a ouvert un compte Twitter le lendemain, consacré à la cause des étudiants de Marjorie Stoneman Douglas High School. Elle devient vite emblématique de la révolte des étudiants et jeunes adultes[15], que The New York Times qualifie de « Mass Shooting Generation »[16].

Emma González reste indissociable d'un groupe soudé d'une vingtaine d'activistes du même âge, maîtrisant parfaitement les usages des réseaux sociaux et qui déclenchent l'organisation d'une marche sur Washington prévue pour le , nommée March for our lives (jeu de mot entre marche et mars en anglais).

Discours pendant la Marche pour nos vies[modifier | modifier le code]

Le à Washington D.C., lors de la manifestation nommée Marche pour nos vies, Emma González prononce un discours où, regardant la foule droit dans les yeux, elle observe quatre minutes de complet silence parmi les six minutes et vingt secondes de son temps d'intervention : le temps qu'a duré la fusillade de Parkland[17]. Elle conclut par : « Battez-vous pour vos vies avant que ce ne soit le boulot de quelqu'un d'autre ! »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b cameron_kasky, « Livestream with @Emma4Change and @John_Barnitt!!! Answering questions », sur Twitter, (At 1:10 "11/11 baby!" in regard to her birthday and at 13:30 "I'm 18. I can vote. I wish my Wikipedia page said that I was 18 because I am.")
  2. « Pourquoi la nouvelle figure de la lutte anti-armes aux États-Unis se rase le crâne », sur Le HuffPost, (consulté le 26 février 2018).
  3. « Qui est Emma Gonzalez, visage de la lutte contre les armes à feu aux États-unis ? », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mai 2018).
  4. (en-US) Wesley Lowery, « ‘No more guns!’: Florida students rally to denounce political inaction after 17 killed in school shooting », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le 28 mars 2018).
  5. (en) « Emma Gonzales : Student who survived Florida shooting hailed as hero for her impassioned speech at gun control rally », The Independent,‎ (lire en ligne).
  6. « Fusillade en Floride : la rage d'une lycéenne contre Donald Trump », Le Point,‎ (lire en ligne).
  7. « "Honte à vous" : le cri du coeur d'Emma Gonzalez après la tuerie de Parkland », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  8. Valérie de Graffenried, « Emma Gonzalez, nouveau visage de la lutte anti-armes aux États-Unis », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 26 février 2018).
  9. « Fusillade de Floride: Emma Gonzalez compte déjà plus de followers que la NRA », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 26 février 2018).
  10. (en) « Artists React to Florida School Shooting Survivor's Powerful Speech at Gun Control Rally », Billboard,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2018).
  11. (en) David Williams, « Drawing on outrage to cover school shootings », sur CNN (consulté le 4 avril 2018).
  12. (en) Christal Hayes, « Emma Gonzalez survived the Florida shooting. Now she’s taking on Trump and the NRA. », USA TODAY,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2018).
  13. PrincipalMSD, « We send you thanks from my entire staff: that’s me at the top offering my hugs to the world! Thank you, we are #MSDStrong and check out that rainbow this morning! », sur Twitter, .
  14. (en) Matthew Dessem, « Florida Shooting Survivor Emma Gonzalez to Trump: “We Call BS” », Slate Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2018).
  15. Valérie de Graffenried, « Emma Gonzalez, nouveau visage de la lutte anti-armes aux États-Unis », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 4 avril 2018).
  16. (en-US) Audra D. S. Burch, Patricia Mazzei et Jack Healy, « A ‘Mass Shooting Generation’ Cries Out for Change », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 4 avril 2018).
  17. « VIDÉO - Armes à feu aux États-Unis: le silence de 6 minutes d'Emma Gonzales », sur Le Figaro, (consulté le 25 mars 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) 'We call BS !' (C'est des foutaises !) ; durée : 11 min. ; Discours d'Emma González le au rassemblement à Fort Lauderdale en faveur d'un renforcement de la législation sur les armes à feu : 2,4 millions de visionnages en deux semaines.