Andelot-Blancheville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Andelot-Blancheville
Andelot-Blancheville
La place du village et le monument aux morts.
Blason de Andelot-Blancheville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Chaumont
Intercommunalité Communauté de communes Meuse Rognon
Maire
Mandat
Marie-France Joffroy
2020-2026
Code postal 52700
Code commune 52008
Démographie
Gentilé Andelotiens
Population
municipale
863 hab. (2021 en diminution de 1,82 % par rapport à 2015)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 38″ nord, 5° 17′ 58″ est
Superficie 33,18 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chaumont
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bologne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Andelot-Blancheville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Andelot-Blancheville
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Voir sur la carte topographique de la Haute-Marne
Andelot-Blancheville
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Andelot-Blancheville

Andelot-Blancheville est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Sueurre et le Rognon sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Localisation[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 964 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bourdons_sapc », sur la commune de Bourdons-sur-Rognon à 9 km à vol d'oiseau[3], est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 011,1 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,1 °C, atteinte le [Note 1],[4],[5].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[6]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Andelot-Blancheville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chaumont, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44 %), terres arables (37 %), prairies (14,9 %), zones urbanisées (2,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Andelot est attesté Andelao chez Grégoire de Tours en 575. Il s'agit probablement d'un nom gaulois ou gallo-romain composé de ande « devant, en dessous » et louko (P.H. Billy) ou lucu « bois ». On pourra le rapprocher de Andelu dans les Yvelines (M. Morvan)[réf. nécessaire].

Blancheville : Villa Nova en 1155[14] a pris le nom de Blanche de Navarre, comtesse de Champagne, en 1220[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Néolithique final (1300 ans av. J.C.), une très importante nécropole mégalithique fut édifiée sur une colline au nord-ouest du bourg actuel. Au moins cent tumuli sont construits les uns à côté des autres sur un espace funéraire de 1 500 mètres de longueur. Certains tumuli comportent dans leur structure des coffres mégalithiques. La nécropole inclut aussi un dolmen, nommé la « pierre qui tourne », qui a été restauré dans les années 1970. Le site a été fréquenté jusqu'au Moyen Âge.

Pilier trouvé à Andelot, conservé au Musée d'art et d'histoire de Chaumont.

Au sommet du village, le nom de « Cour des Trois Rois » perpétue le souvenir du traité d'Andelot qui fut signé à Andelot le vendredi entre les rois Francs Gontran, Childebert II et leurs leudes et où les deux rois se partagèrent la succession de Caribert et garantirent aux leudes la possession viagère de leurs fiefs.

Au début du XIIIe siècle, le comte de Champagne Thibaut IV acquiert Andelot et sa colline pour y bâtir une forteresse qu'il nomme Montéclair[15],[16].

Le château de Montéclair, dessin extrait du Topographia Galliæ datant du milieu du XVIIe siècle[17].

Le 12 septembre 1944, Andelot est le théâtre d'une bataille de chars victorieuse menée par la 2e division blindée du général Leclerc, contre les panzers allemands, dans son avancée vers Strasbourg. Les Allemands ont 200 morts et 800 prisonniers[18],[19].

La commune d'Andelot absorbe celle de Blancheville en , formant l'actuelle Andelot-Blancheville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Marcel Geoffroy    
? ? Eugène Benoist   Notaire
mars 2014 En cours Marie-France Joffroy[20] SE Pharmacienne

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2021, la commune comptait 863 habitants[Note 4], en diminution de 1,82 % par rapport à 2015 (Haute-Marne : −4,53 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8328458798199679439929941 077
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0121 1071 6001 0151 0141 0089591 009949
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
922863851757793775700676771
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8558749161 0441 0241 004944926882
2018 2021 - - - - - - -
865863-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Andelot-Blancheville

Les armes de Andelot-Blancheville se blasonnent ainsi :

Parti, au 1er de Navarre, au 2e de Champagne, au chef d'azur chargé d'une rose d'or accompagné de deux fleurs de lys du même[25].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne. Dictionnaire géographique, statistique, historique et biographique de ce département, Chaumont, 1858. Réédité. Disponible en ligne :La Haute-Marne ancienne et moderne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Andelot-Blancheville et Bourdons-sur-Rognon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Bourdons_sapc », sur la commune de Bourdons-sur-Rognon - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Bourdons_sapc », sur la commune de Bourdons-sur-Rognon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. a et b Louis Richard, Alain Catherinet, Origine des noms de communes, de hameaux et autres lieux habités anciens et modernes de Haute-Marne, page 55
  15. Émile Jolibois, La Haute-Marne Ancienne et Moderne, Chaumont, Imprimerie et lithographie la veuve Miot-Dadant, (lire en ligne), p. 17-19
  16. Charles-François Roussel, Le diocèse de Langres : histoire et statistique, t. 2, Langres, Librairie de Jules Dallet, éditeur, (lire en ligne), p. 4-5
  17. Martin Zeiller, Topographia Galliæ : Champagne und Brie, t. III, Francfort, Caspar Merian, (lire en ligne), p. 23
  18. « Andelot au cœur de l'Histoire », sur andelot.eu (consulté le ).
  19. Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche-Midi, 2011, collection « Documents » (ISBN 978-2-7491-2046-1), p. 168.
  20. Élue en mars 2014, liste complète
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  25. « Commune Andelot-Blancheville - Armoiries », sur free.fr via Wikiwix (consulté le ).