Élections municipales algériennes du 21 juin 1990

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les élections municipales algériennes du 21 juin 1990 sont les premières élections municipales pluralistes de l'Histoire algérienne, le FIS est le grand vainqueur de celles-ci, en remportant de manière très symbolique la capitale, Alger.

Contexte[modifier | modifier le code]

Avec les manifestations de 1988, le peuple algérien arrache une nouvelle constitution [1] qui autorise pour la première fois une pluralité de partie à concourir aux différentes élections organisées.

Pour rappel, le peuple algérien s'était soulevé contre la vie chère et le manque de libertés publiques.

Cette nouvelle Constitution rédigée en 1989 présente des différences par rapport à la Constitution de 1976[1] :

  • Une responsabilité du Premier ministre devant l'Assemblée Populaire Nationale, qui auparavant était uniquement responsable devant le Président de la République. Un régime plus parlementaire, mais avec un président encore puissant qui s'inspire largement de la Ve République.
  • La disparition du terme "socialiste".
  • L'introduction d'une vraie séparation des pouvoirs dans les différents titres, "Du pouvoir exécutif", "Du pouvoir législatif" et "Du pouvoir judiciaire" contre de simples "fonctions" dans la Constitution de 1976.
  • La fin du parti unique et l'introduction du multipartisme pour la première fois.
  • Une affirmation plus franche du libéralisme économique.

Ces premières élections sont la première occasion d'expérimenter les nouvelles institutions démocratiques.

Campagne[modifier | modifier le code]

Le FIS a réussi a tisser un vaste réseau local ce qui lui assure une vaste assise populaire. Comme pour les législatives qui se dérouleront une années plus tard, on hésite pas à utiliser les mosquées pour faire des discours politiques.

Résultat des Assemblées Populaires Communales[modifier | modifier le code]

Partis Nombre de voix Pourcentage des voix
FIS 4 331 472 54,3 %
FLN 2 245 798 28,1 %
RCD 166 104 2,1 %
PNSD 131 100 1,6 %
Autres partis 179 036 2,2 %
Indépendants 931 278 11,7 %
Total 7 984 788 100 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b  Dirk Beke, «  La constitution algérienne de 1989: une passerelle entre le socialisme et l'islamisme ? », Afrika focus, 1991, p. 241-272