Instruction à domicile

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L’instruction à domicile ou instruction en famille (IEF) (en anglais, homeschooling) est une situation de d'instruction ou d'enseignement alternative proposée par les parents à leurs enfants, qui se déroule au sein du foyer. Encore méconnu en France et dans les pays latins, ce mode d'instruction prend une importance notable et croissante dans les pays anglo-saxons (Royaume-Uni, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Irlande) depuis la fin des années 1980.

Définition[modifier | modifier le code]

Ce terme est difficile à définir car il englobe plusieurs philosophies et pratiques très variées. Il y a également d'autres termes (souvent anglophones) avec des connotations légèrement différentes : homeschooling, unschooling, non-scolarisation (non-sco) et en zone francophone « instruction en famille » ou « à domicile » qui sont les appellations utilisées dans la loi française.

On retrouve dans les lois aussi bien françaises que belges la notion d'obligation « scolaire » alors que dans les faits il s'agit d'une obligation « d'instruction » ; elle-même fréquemment et radicalement contestée par de nombreux mouvements défendant la « cause des enfants » au sens que lui donnait Christiane Rochefort.

Au Québec on préfère amplement le terme éducation, parce qu'instruction semble chargé de connotations trop impératives, et se réfère seulement à des connaissances factuelles ou opératoires.

Motivations[modifier | modifier le code]

Les motivations sont très diverses et peuvent correspondre à plusieurs catégories (non exhaustif) [1],[2] :

  • Les motivations liées à l'enfant (santé et handicap[3],[4], DYS[5], phobie scolaire[6], échec scolaire [7], emploi du temps adapté pour le sport ou la musique…) ;
  • Les motivations liées au mode de vie familial (itinérance, voyages[8],[9], multi-nationalité [10], éloignement géographique des établissements) ;
  • Les motivations liées au vécu des parents (parents harcelés dans leur scolarité, enseignants en disponibilité pour leurs enfants, parents instruits en famille) ;
  • Les motivations liées à la qualité des enseignements (rythme de l'enfant par rapport aux programmes, choix éducatifs, rapport aux religions) ;
  • Les motivations liées au milieu scolaire (doutes sur la socialisation à l'école[11],[12], violence scolaire[13], respect des rythmes physiologiques, niveau scolaire jugé en baisse[14]) ;
  • Les convictions sur l'égalité des chances comme objectif de développer les talents et la personnalité de l'enfant indépendamment des normes.

La raison d'être du choix de prendre en charge l'instruction de son enfant, ou de le laisser librement « découvrir », varie selon les familles ; pour certaines ce sont des raisons pédagogiques, pour d'autres religieuses ou philosophiques, pour d'autres encore c'est une solution qui leur est apparue comme nécessaire, voire salvatrice, à la suite de problèmes particuliers de leurs enfants (problèmes de santé, problèmes scolaires, financiers, géographiques, etc.) et pour d'autres encore, ce choix s'est présenté à eux comme un prolongement du plaisir qu'ils avaient déjà de vivre avec leurs enfants et le désir de continuer à prendre en charge l'éducation ou simplement accompagner, l'évolution, l'instruction, le développement de ces derniers. Enfin, une raison importante du choix de cette forme d'éducation est souvent une méfiance par rapport au système d'éducation institutionnel.

Une enquête réalisée dans le cadre du recensement américain donne un aperçu des motivations des parents choisissant de ne pas envoyer leurs enfants à l'école dans ce pays[15] :

  • la supériorité de l'éducation à la maison (50,8 %) des parents ;
  • motivations religieuses (33,0 %) ;
  • mauvaise qualité de l'environnement scolaire (29,8 %) ;
  • objection au contenu des programmes scolaires (14,4 %) ;
  • niveau insuffisant de l'enseignement scolaire (11,5 %).

En France, un extrait de "Instruction(s) en famille. Explorations sociologiques d’un phénomène émergent", Philippe Bongrand et Dominique Glasman, présente la situation de façon plus nuancée[16].

Choix éducatifs[modifier | modifier le code]

On constate ainsi qu'il existe une grande diversité d'approches expérimentées par les familles, principalement à cause de leurs choix éducatifs très différents.

On distingue parmi elles plusieurs « courants » : certaines font ainsi le choix de suivre des cours par correspondance, en tant que support durant l'année scolaire, via un centre public (comme le Centre National d'Enseignement à Distance (Cned) en France) ou des cours privés. D'autres utilisent des pédagogies particulières comme Montessori, Steiner, Freinet, Decroly… On trouve encore les « homeschoolers » qui décident de s'accompagner grâce à divers supports (logiciel éducatif, manuels scolaires, ressources etc.). Pour les « unschooleurs » et les défenseurs des apprentissages informels, l'apprentissage est libre et autogéré[17],[18], puisqu'en France les parents ne sont pas obligés d'adopter les méthodes instaurées par l'Éducation Nationale et peuvent suivre leur propre ordre de progression.

Néanmoins, la loi impose que chaque enfant instruit en famille ait acquis des connaissances inscrites dans le Socle commun des connaissances et compétences à la fin de la période d'instruction obligatoire (Article L122-1-1 du Code de l'Education).

Débats[modifier | modifier le code]

Avantages et difficultés[modifier | modifier le code]

Jolyn Whitaker[19] résume les avantages et difficultés auxquels sont confrontés les parents qui choisissent l'école à la maison.

Les principaux avantages sont le temps passé avec les enfants, le contrôle de ce que l'enfant apprend, une plus grande implication dans la transmission de valeurs, la protection de l'enfant vis-à-vis de situations sociales négatives, de mauvaises influences… Elle cite également le plaisir des parents à s'impliquer en commun dans l'éducation de leurs enfants. En outre, l'école à la maison permet aux parents de s'occuper individuellement de l'enfant et leur permet d'adapter l'apprentissage à son rythme et à ses difficultés. La possibilité d'une pédagogie différenciée est également l'un des principaux arguments avancés par Catherine Baker, une des références francophones du mouvement pour la déscolarisation (et contre toute idée, estimée mortifère, de pédagogie).

Les principales difficultés mentionnées par Whitaker sont le coût[20], la motivation de l'enfant, la nécessité de défendre le choix de l'école à la maison vis-à-vis de son enfant et des autres, l'effort nécessaire pour s'assurer que l'enfant a l'occasion de rencontrer d'autres enfants de son âge et la peur des parents d'être incapables de couvrir l'ensemble des programmes scolaires.

Socialisation[modifier | modifier le code]

Une crainte fréquente – crainte plus fréquente au sein du grand public que chez les parents qui pratiquent l'éducation à la maison – serait l'isolement potentiel subi par les enfants privés des contacts avec d'autres enfants scolarisés. Les associations de promotion de l'école à la maison évoquent toutes le sujet sur leurs sites Web. Beaucoup de parents fuient précisément cette « socialisation » faite de conformisme, de pression sociale exercée par les autres enfants scolarisés, de brimades et de mauvaises influences[21].

Pour la plupart des partisans de l'école à la maison, leur choix améliore en fait le développement social de leurs enfants. En effet, pour ceux-ci, les années passées dans un établissement sont les seules durant lesquelles les écoliers seront séparés artificiellement en groupes cloisonnés de même âge (par efficacité économique et non souci de qualité). Ces partisans affirment que les enfants éduqués à la maison vivent une socialisation plus saine et plus naturelle, car ils interagissent plus avec des personnes de tout âge. Ceci conduit à une influence accrue des adultes et une moindre de la part des autres enfants, ce qui produit de jeunes citoyens plus mûrs.

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, un certain nombre d'études, souvent financées par des organisations de promotion de l'école à la maison, tentent d'évaluer les conséquences de la scolarisation à la maison sur la « sociabilité » des enfants. Les résultats sont en général extrêmement positifs (études de Larry Shynes & alt.)[22].

Certains auteurs, comme Robert Epstein, ex-rédacteur en chef de Psychology Today, considèrent que le prolongement de la scolarisation obligatoire et le fait de « parquer » les adolescents entre eux les infantilisent, alors que l'enseignement personnalisé en contact plus rapproché avec des adultes, comme l'instruction à la maison, permet une maturation plus rapide et d'éviter la crise de l'adolescence. Crise qui est en grande partie une conséquence de cette longue scolarité obligatoire pendant laquelle les adolescents sont traités comme des enfants et n'ont comme modèles et compagnons que d'autres adolescents[23].

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Enfin, les critiques portent sur les difficultés d'adaptation au système scolaire dans les études supérieures.

Toujours selon les défenseurs du système, il n'en est rien dans les faits. Ils citent, à l'appui de cette thèse une étude française sur les familles non scolarisées menée par Jennifer Fandard, selon laquelle la meilleure disponibilité en temps permet d'élargir les contacts, facilite l'adaptation à toute sorte de milieux et situations y compris les situations universitaires.

En Amérique du Nord, plus particulièrement anglophone, de nombreux établissements d'enseignement supérieur (y compris Harvard) accueillent des élèves ayant été éduqués à la maison. Selon Inge Cannon, directeur général d'Éducation Plus : « Un grand nombre de ces établissements recherchent particulièrement cette clientèle en raison de sa maturité, de sa capacité de réflexion personnelle, de sa créativité et de sa solide formation scolaire ».

Dérives sectaires[modifier | modifier le code]

L'une des raisons évoquées en opposition à l'instruction en famille serait le risque de dérive : déviance religieuse voire terroriste à l'égard des valeurs de la nation.

Pourtant, le premier rapport annuel publié en 2003 par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), a fait le constat que la « suspicion de dérive sectaire n'est apparue que très rarement lors [des] contrôles [pédagogiques] »[24] menés par les inspecteurs d'académie. En 2006, l'agence gouvernementale rappelle à nouveau qu’« il faut se garder de considérer que les parents qui éduquent leurs enfants à domicile ou les établissements privés hors contrat relèvent de la sphère des activités de nature sectaire »[25]. Pourtant, l'incrimination de « dérives sectaires » est la plus souvent invoquée par le simple fait de remise en cause des modalités d'inspection[26].

Situation légale[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Au sein de l'Union européenne, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, entrée dans l'ordre juridique de l'Union avec le traité de Lisbonne, garantit normalement aux parents le libre choix du mode d'instruction de leurs enfants en vertu de l'article II-14-3[27], disposition renforcée par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948[28].

Néanmoins, en pratique, les possibilités de l'instruction en famille sont différentes d'un pays à l'autre. Parmi les 47 pays membres du Conseil de l’Europe :

  • 5 pays interdisent totalement l’instruction en famille (Allemagne, Arménie, Chypre, Macédoine du Nord, Turquie)
  • 6 pays l’ont soumis à une autorisation préalable (Grèce, Hongrie, Pays Bas, Roumanie, Slovaquie, Suède)
  • Pour les autres pays, le régime varie d’une totale liberté à une simple déclaration, éventuellement complétée par une justification de la capacité des parents à enseigner (Islande, Italie, Liechtenstein, Malte, Portugal, République Tchèque, Serbie) ou la justification de répondre à certaines raisons prévues par la loi (Albanie, Biélorussie, Croatie). L’instruction peut être contrôlée et certains pays imposent l’obligation de suivre le programme scolaire à distance (Biélorussie, Bulgarie).
  • Enfin, pour un certain nombre de pays, il existe un vide juridique permettant à chacun de faire selon ses convictions

Toutefois, dans d'autres pays comme l'Angleterre, l'Irlande, la France, l'Italie, la Suisse ou le Danemark la liberté d'instruction existe dans la loi et les parents peuvent donc choisir d'instruire eux-mêmes leurs enfants. Cependant, dans ces pays, les gouvernements tentent parfois d'instaurer des contrôles. C'est le cas en France où les enfants instruits à domicile font l'objet d'une enquête de mairie tous les deux ans et où l'enseignement donné dans le cadre de l'instruction en famille est vérifié une fois par an par l'inspection académique, selon l'article L131-10 du code de l'éducation. Parfois, ces contrôles sont en rapport avec les programmes nationaux, comme en Belgique ou en Autriche, où les enfants sont soumis à un examen scolaire national, souvent ils laissent une liberté pédagogique aux parents comme en France, en Italie, ou encore au Danemark où les parents peuvent même choisir leur inspecteur. D'autres pays européens tolèrent plus ou moins l'instruction parentale, soit parce que cette possibilité n'est pas prise en considération dans la loi.

Allemagne[modifier | modifier le code]

En Allemagne, l’obligation scolaire est réglementée par les Länder. Dans tous les Länder, la fréquentation d’une école, qu’elle soit publique ou privée (reconnue par l’État), est obligatoire (Schulpflicht). Les premières lois concernant l’obligation scolaire étaient déjà promulguées dans plusieurs États sur le territoire allemand au temps de la réforme protestante, mais ce n’était qu’à partir de la République de Weimar qu’elles furent appliquées systématiquement. Une loi qui rendait la non-fréquentation de l’école comme un délit a été promulguée en 1938 sous la Régime Nazi (Reichsschulpflichtgesetz) et a influencé la formulation des lois des Länder concernant la scolarisation. En général, les infractions sont punissables avec amendes jusqu’au retrait du droit de garde des enfants. Par ailleurs, dans certains Länder elles sont punissables comme délits avec amendes ou peine de prison. Cependant, les expériences de ceux qui pratiquent l’instruction à la maison varient beaucoup, allant d’une tolérance tacite du côté des autorités locales à des longues batailles légales et des sanctions plus ou moins sévères, qui résultent fréquemment en le choix de l’immigration. Les autorités locales ont une large influence dans ce cas, car elles décident si une infraction sera suivie par un procès ou non[29].

Les raisons que l’État donne pour cette position sont fondées sur la notion d’un staatlicher Erziehungsauftrag (mandat éducatif de l’État) et comprises par ex. le mandat de l’État de former des citoyens responsables, d’encourager l’ouverture au pluralisme, d’intégrer les minorités et d’agir contre les Parallelgesellschaften (sociétés parallèles≈ les communautarismes)[30].

On ne sait pas vraiment combien d’enfants en Allemagne reçoivent l’instruction à la maison, mais on estime que le nombre se situe entre 500 et 1000 enfants. Ce mouvement a commencé dans les années 1960, pour des raisons très différentes : certains parents pensaient que l’école était trop autoritaire et ont alors revendiqué le droit de l’enfant, et certains en revanche pensaient que l’école était antiautoritaire et trop libérale (des personnes s’en tenant à des valeurs conservatives/chrétiennes). Aujourd’hui encore, le mouvement est globalement caractérisé par deux courants : ceux qui revendiquent la responsabilité des parents de choisir la forme d’éducation de leurs enfants, et ceux qui mettent l’accent sur la liberté et individualité de l’enfant (souvent associée avec des valeurs écologiques)[31].

Suisse[modifier | modifier le code]

La législation varie selon les cantons.

Certains l'autorisent après une déclaration (cantons du Jura, Neuchâtel, Vaud), d'autres après autorisation (cantons d'Appenzell Rhodes-Extérieures, Fribourg, Genève, Tessin, Valais), ou pas du tout[32]. Les familles doivent le plus souvent cependant se plier aux contrôles d'inspecteurs scolaires habilités à vérifier que l'instruction obligatoire est effectivement assurée.

Les enfants peuvent réintégrer l'école publique pour l'année suivante à condition qu'ils soit annoncés par écrit à la direction concernée avant le 1er avril précédent la rentrée. Ils doivent aussi passer un examen afin de déterminer leur niveau effectif.

Selon les cantons, les enfants scolarisés à domicile doivent passer les mêmes examens cantonaux de niveau (ECR) que les enfants scolarisés dans des écoles privée et publique, ou y sont vivement encouragés, comme dans le canton de Vaud[33]. En général ces enfants ont des résultats excellents[réf. nécessaire].

Environ 1 000 enfants seraient scolarisés à domicile en Suisse en 2009[34]. En Vaud, il y aurait eu durant l'année scolaire 2008-2009 environ 72 enfants scolarisés à domicile répartis dans 57 familles[33].

France[modifier | modifier le code]

Le principe de l’obligation d’instruction posé par la loi Jules Ferry (aujourd'hui, article L131-2 du code de l'éducation), garantit la liberté d'instruction en donnant aux parents le choix du mode d'instruction de leurs enfants[35].

L'instruction des enfants est obligatoire de 3 à 16 ans[36], suivie d'une obligation de formation jusqu'à 18 ans. L’instruction peut être suivie, selon le choix des personnes responsables :

  • soit dans un établissement scolaire public,
  • soit dans un établissement scolaire privé, sous contrat ou hors contrat,  
  • soit en instruction en famille, par les parents ou toute personne de leur choix qu’ils auront désignée.


L’IEF peut être privilégiée lorsque l’instruction en établissement scolaire n'est pas possible (handicap, maladie, éloignement géographique, itinérance de la famille…) ; les familles peuvent alors avoir recours à la scolarisation à distance via un organisme certifié par l'État (CNED réglementé) ou bien des centres d’enseignements à distance privés[37].

Déclaration annuelle[modifier | modifier le code]

Les familles qui pratiquent l'instruction en famille, c'est-à-dire dont les enfants en âge d'instruction obligatoire ne sont pas inscrits dans un établissement d'enseignement à distance, doivent effectuer une déclaration annuelle d'instruction en famille auprès de leur mairie et du directeur académique des services de l'Éducation nationale[38] lors de la rentrée scolaire, ou dans les 8 jours après un changement de mode d'instruction ou de résidence[38]. Un manquement à cette obligation peut entraîner une amende de 5e classe (1 500 )[39]. Dans le cas où les enfants sont inscrits auprès d'un centre de cours par correspondance reconnu par l'État (scolarisation à distance), c'est l'organisme qui est tenu d'effectuer les démarches auprès de la mairie et de la direction académique.

Enquête de la mairie[modifier | modifier le code]

L’article L. 131-10[40] du code de l’éducation précise que les enfants soumis à l’obligation scolaire qui reçoivent l’instruction dans leur famille, y compris dans le cadre d’une inscription dans un établissement d’enseignement à distance, font l’objet dès la première année, puis tous les deux ans, d’une enquête de la mairie compétente. Ce contrôle permet d’établir quelles sont les raisons alléguées par les personnes responsables de l’enfant d’instruire leur enfant en famille, et si le(s) enfant(s) reçoit (-vent) une instruction compatible avec l’état de santé de ce(s) dernier(s) et les conditions de vie de la famille. Le maire peut déléguer cette enquête à un de ses adjoints ou au service social. Il ne s’agit pas d’une enquête sociale et seul ce qui concerne les conditions de l’instruction doit être abordé. Le résultat de cette enquête est alors communiqué à l’autorité compétente en matière d’éducation (DASEN) et aux personnes responsables de l’enfant.

Lorsque l’enquête n’a pas été effectuée, elle est diligentée par le représentant de l’État dans le département (préfet)[41].

Contrôle pédagogique[modifier | modifier le code]

L'article L. 131-10 du code de l'éducation précise également que les familles dont les enfants sont instruits en famille, ou inscrits auprès d'un établissements d'enseignement à distance (hors CNED réglementé), font l'objet d'un contrôle pédagogique annuel, au minimum 2 mois et un jour après la date de la déclaration d’instruction en famille[40].

Ce contrôle a notamment pour but de vérifier que l’enfant a accès à une instruction garantie par la Convention des Droits de l’Enfant, ce que l’État traduit dans le droit à disposer d’une instruction dont le contenu est défini dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture.[42]

Depuis 2016, le contrôle est fait au regard des objectifs de chaque fin de cycle. De plus, ce contrôle pédagogique doit vérifier que l'instruction est donnée pour les enfants d'une seule et même famille[43].

Le contrôle peut se dérouler au domicile de la famille, ou dans un établissement scolaire déterminé par l’Inspection Académique (école maternelle, primaire, collège…). Depuis un décret de 2019, les contrôles au domicile des familles peuvent également se faire de manière inopinée, sauf dans le cas d’un second contrôle annuel[44].

L’évolution des acquisitions de l’enfant s’apprécie en fonction de la progression globale définie et mise en œuvre par les personnes responsables dans le cadre de leurs choix éducatifs tels qu’elles ont pu les présenter aux personnes chargées du contrôle et, après le premier contrôle, par rapport aux contrôles antérieurs, sans référence au niveau scolaire d’une classe d’un établissement d’enseignement public ou privé sous contrat. Ceci est tel que le précise la Circulaire n°2017-056 du 14-4-2017, 11.3.1.b et le Vademecum Instruction dans la famille, Novembre 2020, point 3[45]. De même, le contrôle doit être individualisé et spécifique à chaque enfant.

Le contrôle n’a pas pour objet de vérifier que le niveau de l’enfant est équivalent à celui d’un enfant de même âge scolarisé. Il ne doit pas faire référence aux programmes de l’Éducation nationale, qui sont, eux, une mise en application pédagogique du socle pour les établissements publics.

Dans le cas d'un enseignement à distance, le contrôle a pour but de vérifier que c'est bien l'enfant qui effectue les travaux ; lorsqu'il s'agit d'un enfant inscrit au CNED en section réglementée (soumise à autorisation de la part de l'autorité académique), il n'y a pas de contrôle pédagogique (excepté dans le cas où aucun travail n'est visiblement fourni).[46]

Dans le cas d'un contrôle aux résultats négatifs (manque notable d’instruction ou absence d’évolution entre 2 années), les personnes responsables de l’enfant sont informées du délai au terme duquel un second contrôle est prévu et des insuffisances de l’enseignement dispensé auxquelles il convient de remédier. Si les résultats du second contrôle sont à nouveau jugés insuffisants, il y a alors injonction de scolarisation sous quinze jours dans un établissement d'enseignement public ou privé[40].

Évolution du cadre juridique[modifier | modifier le code]

Le contenu des connaissances requis à l'issue de la période d'instruction obligatoire (16 ans) pour les enfants instruits en famille ou inscrits à des établissements d'enseignement privés hors contrat est fixé par le décret n° 2009-259 du , qui modifie les articles D131-11 et D131-12 et abroge les articles D131-13 à D131-16. À l'issue de la fin de la période d'instruction obligatoire (16 ans), l'instruction donnée à ces enfants doit ainsi les avoir amenés à maîtriser l'ensemble des compétences inscrites dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture[47] détaillées au sein de l'annexe mentionné à l'article D.122-1[48] par le décret n°2006-830 du [49].

En 2016, une proposition de loi portée par le député de droite Éric Ciotti veut restreindre très fortement l'instruction en famille[50], en imposant une autorisation préalable de l’autorité académique devant être justifiée par des situations très précises[51] : l’exigence de soins médicaux ; une situation de handicap en attente de scolarisation dans un établissement médico-social ; des activités sportives ou artistiques ; des parents itinérants ; l’éloignement géographique d’un établissement scolaire. Cette proposition a été rejetée.

En 2019, le projet de loi "école de la confiance", permet aux contrôles académiques de se faire de manière inopiné. De plus en cas de mise en demeure d'inscription en école, celle-ci doit se faire pour l'année en cours et pour l'année suivante.

Dérives sectaires et séparatisme[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 2020, dans le cadre de la lutte contre la radicalisation, le président Emmanuel Macron annonce que l'instruction des enfants sera rendue obligatoire à l'école dès 3 ans pour la rentrée 2021, sauf exception très stricte. [52]

L'une des raisons évoquées en opposition à l'instruction en famille en France serait le risque de dérive : déviance religieuse, voire terroriste, à l'égard des valeurs de la Nation.

Pour la première fois en France, le droit à l’instruction en famille est remis en cause par le président de la République. « Face à ces dérives qui excluent des milliers d’enfants de l’éducation à la citoyenneté, de l’accès à la culture, à notre Histoire, à nos valeurs, à l’expérience de l’altérité qui est le cœur de l’école républicaine, j’ai pris une décision : dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès trois ans. L’instruction à domicile étant strictement limitée aux impératifs de santé. »[53]

Cette question est discutée d’octobre 2020 à août 2021, le Gouvernement soulevant le fait que des familles feraient le choix d’instruire à domicile dans une volonté séparatiste. Ce terme est utilisé principalement pour cibler les mouvements islamistes, mais il englobe également les mouvements sectaires et plus largement toutes les personnes ayant une volonté de se séparer des principes de la République[54].

Suite au discours du Président, les familles pratiquant l'instruction en famille dénoncent l'inconstitutionnalité de ce projet de loi et travaillent aux côtés des parlementaires pour essayer de conserver le régime de déclaration actuel.[55],[56]

Après être arrivé au bout du processus législatif, la loi de lutte contre le séparatisme, renommée au fil des mois « loi confortant le respect des principes de la République » est votée, comprenant l’article 49 qui vise à limiter l’instruction en famille en France. Des parlementaires dénonçant l’atteinte aux libertés et l’anti-constitutionnalité de cet article de loi déposent des saisines au Conseil constitutionnel.[57],[58]

Ce dernier dévoile sa décision le 13 août 2021 et maintient l’article 49 au sein de la loi. L’instruction en famille sera donc soumise à autorisation à compter de septembre 2022. Les modalités de cette nouvelle loi seront fixées par des décrets, encore non connus à ce jour. [59] 

Belgique[modifier | modifier le code]

Fédération Wallonie-Bruxelles[modifier | modifier le code]

En Belgique, la scolarité est obligatoire de 6 à 18 ans[60]. Cependant, une instruction peut être donnée à domicile[61],[62]. La liberté pédagogique est inscrite dans la Constitution belge de 1831 (Art. 24 § 1er. L’enseignement est libre ; toute mesure préventive est interdite ; la répression des délits n’est réglée que par la loi ou le décret. La communauté assure le libre choix des parents).

Les familles dont les enfants ne sont pas scolarisés dans un établissement organisé ou subventionné par la Communauté française sont alors soumises à plusieurs obligations : déclaration annuelle (avant le 1er octobre[61] et suivant formulaire), contrôles de l’enseignement, et obtention des examens de changement de cycle.

Les contrôles sont effectués par les Services de l’Inspection à plusieurs reprises durant la période de scolarité obligatoire. Ces contrôles ont lieu, au moins, lors des années où l’élève atteint 8 ans et 10 ans[63]. Ils peuvent avoir lieu individuellement, ou collectivement, dans un endroit désigné par les Services de l’inspection[64],[65]. Ils ont pour but de vérifier la conformité de l’enseignement avec les textes officiels (Constitution, Convention européenne des droits de l’Homme…) et le niveau d’étude de l’élève[66]. Le contrôle du niveau d’étude se base sur l’évaluation des supports employés dans le cadre de l’instruction[63], dont la liste est envoyée par la famille aux Services de l’inspection[67]. Le contrôle se fonde aussi sur l’interrogation de l’élève[63]. Ces vérifications doivent ainsi permettre de déterminer si l’instruction donnée lui permettra d’atteindre un niveau d'études équivalent (et non identique) au socle commun des compétences[63],[68]. Un rapport est effectué par les Services, et une commission détermine si l’instruction à domicile est conforme. L’avis de la commission est notifié aux parents (ou aux responsables légaux de l’élève)[69]. Si la décision est négative, un second contrôle est effectué, et ce sera ce nouveau rapport qui décidera de la réintégration de l’élève dans un établissement ou de la poursuite de l’enseignement à domicile[69].

Les élèves instruits à domicile sont tenus d’obtenir au plus tard dans l’année de leurs 12, 14 et 16 ans, les examens respectivement du Certificat d’Études de base (CEB)[70], du Premier Jury[71] (attestation d'orientation du premier degré) et du Second Jury (attestation d’orientation du second degré)[72]. En cas d’échec, la réintégration dans un établissement scolaire organisé ou subventionné par la communauté est exigée[73]. Une dérogation peut être accordée, concernant l’obtention des diplômes, comme lors du contrôle du niveau d’étude, pour un motif précis (handicap physique ou mental, troubles entraînant des difficultés d’apprentissage)[74],[75]. Dans ce cas, les aménagements possibles sont décidés par la commission après l'avis des Services de l'inspection[74].

Cependant, le décret de 2008 fixant les conditions à remplir pour satisfaire à l'obligation scolaire a été rendu inapplicable en 2009 pour la ville de Bruxelles, parce qu'il dépassait la compétence de la Communauté. Par conséquent, les Services de l'inspection ne peuvent exiger un contrôle de l'obligation scolaire, ni la réintégration d'un établissement de la Communauté après un échec aux épreuves du CEB des enfants instruits à domicile et domiciliés à Bruxelles[76].

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Aux Pays-Bas, l'instruction parentale est soumise à autorisation et est permise si les parents avancent des raisons religieuses ou des choix éducatifs ; les choix pédagogiques n'étant pas pris en considération. En France par contre, la mise en avant de choix religieux risquerait fortement d'assimiler la famille à une fréquentation sectaire, ce qui pourrait générer des complications.

Amérique[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, l'éducation à domicile à un cadre légal depuis 1993. Depuis, de plus en plus de familles ne confient plus leurs enfants à l'école, publique ou privée. Les raisons sont multiples : manque de sécurité ou convictions religieuses. Les législations diffèrent selon les États. En Ohio, il suffit que les parents aient fini leurs études secondaires et se signalent à l'administration alors qu'en Californie il faut qu'ils aient reçus une formation[77].

Canada[modifier | modifier le code]

Si l'éducation à domicile est autorisée au Canada, la situation précise varie de province en province. Il suffit parfois de simplement signaler au Ministère de l'Éducation provinciale son intention de se prévaloir de son droit d'enseignement à domicile de ses enfants. Mais certaines provinces plus tatillonnes imposent des examens réguliers aux enfants instruits à domicile. De nouvelles lois sont sans cesse proposées dans les provinces, elles tendent généralement à restreindre la liberté des parents.

Québec[modifier | modifier le code]

L'éducation à domicile au Québec est soumise à l'article 15 (4) de la Loi sur l'instruction publique du Québec qui dispense les enfants suivants de fréquenter une école publique : « l'enfant qui reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d'après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l'école ». L'incise « d'après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande » a été rajoutée au texte original qui était nettement plus libéral d'esprit.

Chaque commission scolaire évalue les enfants et interprète ce texte différemment. Certaines sont ouvertes à cette pédagogie originale et peu exigeantes, d'autres demandent aux parents de justifier leur droit, leurs motivations, les preuves d'une « socialisation réussie » avec des enfants de même âge, la méthode pédagogique adoptée. On a même connu un cas où des parents pourtant universitaires se sont vu enlever leurs enfants par la Direction de la protection de la jeunesse[réf. nécessaire].

Ontario[modifier | modifier le code]

L'éducation à domicile en Ontario est soumise à l'alinéa 21 (2) a) de la Loi sur l'éducation qui dispense les enfants: « La personne est dispensée de fréquenter l’école dans l’un des cas suivants : a) elle reçoit un enseignement satisfaisant au foyer ou ailleurs »[78].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jonathan Guez, « Instruction en famille : les enfants sont-ils à bonne école ? », sur ora-visio.fr (consulté le )
  2. « Suppression de l'instruction en famille : les parents entrent en résistance », sur consoglobe.com, (consulté le )
  3. « L'enfant et l'écolier », sur Ministère des Solidarités et de la Santé, (consulté le )
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  5. « Troubles DYS & IEF », sur pass-education.fr (consulté le )
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  7. « Échec Scolaire : l’IEF (Instruction En Famille) est-elle une Solution ? », sur pass-education.fr (consulté le )
  8. « La scolarité en voyage - Voyage au long cours », sur Parenthèse nomade, (consulté le )
  9. Laurence, « L’école pendant un long voyage », sur Instinct Voyageur, (consulté le )
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  11. « Mais la socialisation ? », sur lesenfantsdabord.org (consulté le )
  12. (en-US) « Homeschooling & Socialization », sur Coalition for Responsible Home Education, (consulté le )
  13. « Rapport annuel sur les droits de l'enfant 2019, "Enfance et violence : la part des institutions publiques" », sur defenseurdesdroits.fr, (consulté le )
  14. « Pourquoi les élèves régressent-ils ? Familles et enseignants ne sont pas d’accord… », sur L'Obs (consulté le )
  15. Le détail de cette enquête est disponible sur le site officiel
  16. Philippe Bongrand et Dominique Glasman, « Instruction(s) en famille. Explorations sociologiques d’un phénomène émergent », Revue française de pédagogie. Recherches en éducation, no 205,‎ , p. 5–19 (ISSN 0556-7807, DOI 10.4000/rfp.8581, lire en ligne, consulté le )
  17. Alan Thomas et Roland Meighan « learning illimited apprentissage auto-géré et instruction à la maison, perspective européenne » sous la direction de Leslsie Barson, educational heretic press, 2006.
  18. Alan Thomas, Harriet Pattison, « A l'école de la vie, les apprentissages informels sous le regard des sciences de l'éducation », éditions l'Instant Présent, 2013
  19. Jolyn Whitaker, Homeschooling in Steven Lee (dir.), Encyclopedia of School Psychology, Sage Publications, Thousand Oaks, Californie, 2005
  20. L'éducation à la maison en elle-même peut coûter cher et le temps passé avec les enfants force parfois certains parents à travailler à temps partiel.
  21. Voir par exemple Et la socialisation ? sur le site de la HSDLA du Canada, Et la socialisation ? sur le site de la CISE, les questions fréquemment posées et une fable sur le site de Vens (vivre ensemble et non éduquer).
  22. En français on peut trouver des références d'études favorables à l'école à la maison sur le site VENS et sur celui de l'association Les enfants d'abord
  23. Recension du dernier livre de Robert Epstein The Case Against Adolescence: Rediscovering the Adult in Every Teen
  24. « Rapport annuel 2003 | Miviludes », sur derives-sectes.gouv.fr (consulté le )
  25. « Rapport annuel 2006 | Miviludes », sur derives-sectes.gouv.fr (consulté le )
  26. « Feu sur la famille Deveaux », sur comitecedif.wordpress.com (consulté le )
  27. « La liberté de créer des établissements d'enseignement dans le respect des principes démocratiques, ainsi que le droit des parents d'assurer l'éducation et l'enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques, sont respectés selon les lois nationales qui en régissent l'exercice. » (Art 14-3)Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne de 2002.
  28. « Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants. » (Art. 26-3) Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948
  29. Cf. Thomas Spiegler, « Home Education in Germany: An Overview of the Contemporary Situation », Evaluation and Research in Education 17 (2&3) (2003): 179-190, http://www.homeschooling-forschung.de/Material/erie.pdf (consulté 07/02/2012).
  30. Voir par ex. la réponse du Bureau de Presse du gouvernement allemand à une pétition intitulée « Warum ist Heimunterricht nicht möglich? », http://www.direktzu.de/kanzlerin/messages/15673 (consulté 07/02/2012).
  31. Cf. Thomas Spiegler, « Why state sanctions fail to deter home education: An analysis of home education in Germany and its implications for home education policies », Theory and Research in Education 7(3) (Nov 2009): 297-309; voir aussi: Franz Reimer, « School attendance as a civic duty v. home education as a human right », International Electronic Journal of Elementary Education 3(1) (Oct 2010): 5-15, http://www.iejee.com/3_1_2010/5_15.pdf (consulté 07/03/2012).
  32. Privatunterricht, Homeschooling, enseignement à domicile, Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique, mars 2009.
  33. a et b La scolarisation à domicile - État des lieux dans le canton, Anne-Marie Reymond et Sandra Modiano.
  34. L'école à la maison, Simon Bradley, le 16 mai 2009, sur swissinfo.ch.
  35. « Code de l'éducation », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  36. « Instruction obligatoire », sur www.service-public.fr (consulté le )
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  38. a et b Art. L. 131-5 du code de l'éducation
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  40. a b et c « Code de l'éducation », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  41. « Préfet (France) », dans Wikipédia, (lire en ligne)
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  50. Jean-Baptiste Noé, « Un projet de loi pour interdire l'école à la maison », sur Contrepoints, (consulté le )
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  61. a et b Belgique. « Arrêté royal portant coordination sur les lois de l’enseignement primaire », art. 8 [lire en ligne (page consultée le 5 janvier 2012)]
  62. Chapitre III du Décret du 25 avril 2008 fixant les conditions pour pouvoir satisfaire à l'obligation scolaire en dehors de l'enseignement organisé ou subventionné par la Communauté française
  63. a b c et d Article 11 du Décret du 25 avril 2008
  64. Article 15 du Décret du 25 avril 2008
  65. Article 16 du Décret du 25 avril 2008
  66. Article 11 du Décret du 25 avril 2008
  67. Article 13 du Décret du 25 avril 2008
  68. Établi par le décret du 24 juillet 1997 relatif aux missions prioritaires de l'enseignement fondamental et de l'enseignement secondaire et organisant les structures propres à les atteindre.
  69. a et b Article 17 du Décret du 25 avril 2008
  70. Article 18 du Décret du 25 avril 2008
  71. Article 19 du Décret du 25 avril 2008
  72. Article 20 du Décret du 25 avril 2008
  73. Article 21 du Décret du 25 avril 2008
  74. a et b Article 12 du Décret du 25 avril 2008
  75. Article 22 du Décret du 25 avril 2008
  76. Bulletin d'information relatif à la jurisprudence de la cour constitutionnelle - Arrêts prononcés en juillet 2009
  77. Julien Brygo, « Ces familles américaines qui défient l’école publique : L’instruction à domicile des élèves entre utopie et cauchemar », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  78. Loi sur l'éducation, L.R.O. 1990, chap. E.2

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Surfwise, un documentaire américain réalisé par Doug Pray en 2007.
  • Alphabet, un documentaire allemand réalisé par Erwin Wagenhofer en 2013.
  • Être et Devenir, film de Clara Bellar en 2014.

Fictions[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]