Catherine Baker

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Catherine Baker
Naissance
Lille
Nationalité Française

Catherine Baker, née à Lille le , est une femme de lettres française proche du mouvement libertaire[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle a été d'abord journaliste (ancienne élève de l'École supérieure de journalisme de Lille, 43e promotion[2]) avant de se consacrer à son œuvre littéraire.

Non-scolarisation[modifier | modifier le code]

Dans Insoumission à l'école obligatoire, elle fait la critique du système éducatif obligatoire et justifie les parents qui ont choisi la non-scolarisation : « […] dès que le déclin de l'Église s'est manifesté, il a fallu que l'État trouve de toute urgence le moyen de se faire admettre dans les esprits et ce de façon aussi totalitaire que l'Église y était parvenue. »

Radios[modifier | modifier le code]

Dans la lignée de Christiane Rochefort (chez Grasset : Les Petits Enfants du siècle, Encore heureux qu'on va vers l'été, Les enfants d'abord), Catherine Baker a également produit de nombreuses émissions, notamment à France Culture. En général, ces séries traitent de thèmes liés à l'enfermement (prisons, écoles, hôpitaux psychiatriques, etc.).

Prison[modifier | modifier le code]

Son dernier ouvrage Pourquoi faudrait-il punir ? est consacré à l'abolition du droit pénal et à celle des prisons. Elle a recherché une maison d'édition offrant la particularité d'accepter la mise en ligne gratuite du texte intégral, parallèlement à l'édition à faible coût sur papier.

Citations[modifier | modifier le code]

Quelques citations de Catherine Baker : « La seule lutte profondément utile à mener, ce n'est pas contre l'autorité, mais contre la soumission. Là seulement, le pouvoir, quel qu'il soit, est perdant. »[3].

« Les intellectuels, qui se savent des privilégiés, nourrissent l'espoir d'une école où l'on respecterait mieux l'égalité des chances : ils veulent bien que tout le monde soit riche et instruit. Ce qu'ils ne veulent pas, c'est avoir une plus petite part du gâteau.[...] Tous ces gens de gauche, volontiers cyniques, savent très bien que les programmes politiques ne peuvent envisager un enseignement non obligatoire, car la gauche comme la droite a besoin de reproduire ses propres couches sociales, selon sa hiérarchie propre. Elle a ses croyances à elle qu'il lui faut bien transmettre aussi. »[4].

Et avec Christiane Rochefort sur la colonisation des esprits et des cœurs : « On occupe les enfants comme on occupe un pays »[5].

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Domenico Pucciarelli, L'Imaginaire des libertaires aujourd'hui, préface d'Alain Pessin, Lyon, Atelier de création libertaire, Lyon, 1999, page 211.
  2. (fr) Annuaire des anciens de l'ESJ, « Anciens | ESJ Lille ».
  3. Insoumission à l'école obligatoire, Bernard Barrault, 1985.
  4. Insoumission à l'école obligatoire, pages 49 et 50, éditions Tahin Party, 2006.
  5. Insoumission à l'école obligatoire, Tahin Party, 2006, page 12.