Wilbur Ware

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Wilbur Ware

Nom de naissance Wilbur Bernard Ware
Naissance 8 septembre 1923
Chicago
Décès 9 septembre 1979 (à 56 ans)
Philadelphie
Genre musical Jazz (hard bop)
Instruments Contrebasse

Wilbur Ware est un contrebassiste américain de jazz, né le 8 septembre 1923 et décédé le 9 septembre 1979. Il davantage connu pour son style hard bop percutant et sa collaboration avec Thelonious Monk.

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Ware est très jeune influencé musicalement par son père adoptif Turner, un révérend qui jouait notamment de la guitare et de la contrebasse. Sous ses conseils, Ware apprend par lui-même à jouer du banjo et lors d'accompagnements à l'église il se forme à divers instruments de musique comme la batterie, le saxophone ou le violon[1]. À partir de 10 ans Turner lui construit une contrebasse et Ware s'y entraine à l'église et dans des groupes amateurs de Chicago. À 14 ans il est employé pour jouer dans une taverne et à seulement 16 ans effectue des enregistrements avec des artistes de blues tel que Big Bill Broonzy.

Après avoir passé plusieurs années dans le Pacifique durant la seconde guerre mondiale il retourne sur la scène jazz de Chicago et ses environs à partir de 1946. Il travaille alors en sideman avec de nombreux artistes comme Stuff Smith, avec le saxophoniste Sonny Stitt et le trompettiste Roy Eldridge ou encore le saxophoniste Jimmy Heath en 1947. Au début des années 1950, Ware travaille pour le trompettiste Oran Page et est aussi sollicité comme bassiste par Clifford Jordan. Entre 1954 et 1955 il effectue des tournées avec Eddie Vinson puis trois années avec le clarinettiste Buddy DeFranco[2]. En 1955 il est appelé pour un concert au Bee Hive à Chicago avec Thelonious Monk, Johnny Griffin, Wilbur Campbell et selon Ware cette rencontre avec Monk fera date dans sa carrière. Malgré le fait qu'à cette période il soit très dépendant à l'héroine, il rejoint Art Blakey et les Jazz Messengers pour deux mois.

Il est surtout connu pour son travail avec le quatuor de Thelonious Monk en 1957-1958[3]. Ware est remarqué par Riverside par l'intermédiaire de Monk, ce qui lui permettra d'effectuer plusieurs sessions d'enregistrements comme bassiste pour ce label. En 1957, il joue et enregistre durant plusieurs mois à New York avec le quartet de Monk, composé notamment de John Coltrane qui travaillait aussi à cette période pour Miles Davis. En octobre 1957, Riverside demande à Ware d'enregistrer rapidement un album en leader et à son grand étonnement. Il enregistre le 16 octobre 1957 avec ses anciens compagnons de Chicago, John Jenkins (sax. alto), Johnny Griffin (sax. tenor), Junior Mance (piano) et Wilbur Campbell (batterie). L'album, nommé The Chicago Sound contient deux compositions de Ware, Mamma-Daddy et 31st and State ; malgré la qualité de cet album, Ware n'en enregistrera pas d'autre par la suite en tant que leader[4],[5]. A l’exception notable d’une session de six titres produite par le saxophoniste ténor Clifford Jordan pour le label Strata East (la septième des Dolphy series), enregistrée avec Clifford Jordan, le trompettiste Don Cherry et le batteur Ed Blackwell en janvier 1968 et qui ne sera publié que quarante-quatre ans plus tard par le Wilbur Ware Institute en 2012 sous le titre Wilbur Ware Super Bass.

Le 3 novembre 1957, il rejoint Sonny Rollins pour une session d'enregistrements live au Village Vanguard situé au Greenwich Village, une première pour ce célèbre club new-yorkais. Les morceaux interprétés par Ware sont enregistrés en soirée et figurent sur l'album d'origine, A Night at the Village Vanguard.

Ware retourne jouer dans les années 1960 à Chicago et s'installe ensuite dans les années 1970 à Philadelphie, où il décède en 1979 des suites d'un emphysème.

Discographie[modifier | modifier le code]

En leader[modifier | modifier le code]

Sortie Label Nom de l'album
1957 Riverside

En sideman[modifier | modifier le code]

Leader Enregistrement Label Nom de l'album
Johnny Griffin 1954 MCA Victor Japan The Johnny Griffin Quartet.
1958 OJC Way Out
1958 OJC Sextet
Art Blakey 1956 Columbia The Jazz Messenger.
Matthew Gee 1956 Riverside Jazz By Gee!
Ernie Henry 1956 Riverside Presenting Ernie Henry
1957 Riverside Seven Standards and a Blues
Lee Morgan 1956 Blue Note Japan Lee Morgan Indeed!
Zoot Sims 1956 Riverside Zoot!
J. R. Monterose 1956 Blue Note
Kenny Drew 1956 OJC Pat Joey
1957 Milestone Kenny Drew Plays the Music of Harry Warren and Harold Arlen
1957 Riverside This Is New
Hank Mobley 1957 Blue Note Japan Hank.
Thelonious Monk 1957 Riverside
1957 Riverside
1957 JVC XRCD
1958 Riverside Thelonious Monk: The Complete Riverside Recordings
John Jenkins 1957 Prestige Jenkins Jordan and Timmons
Sonny Rollins 1957 Blue Note
Kenny Dorham 1957 OJC Two Horns
Jean Thielemans 1957 OJC Man Bites Harmonica
Sonny Clark 1957 Blue Note Dial "S" For Sonny
Blue Mitchell 1958 OJC Big Six
1959 OJC Blues In My Mind
Clifford Jordan 1961 Milestone Mosaik
Grant Green 1961 Blue Note Standards

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. K. Seigfried p. 2
  2. K. Seigfried p. 8
  3. p. 110 (en) Lewis Porter, John Coltrane: his life and music, University of Michigan Press,‎ 2000, 409 p. (ISBN 047208643X)
  4. (en) Scott Yanow, « Chicago Sound », sur allmusic (consulté le 25 septembre 2011).
  5. K. Seigfried p. 15
  • (en) Karl Erik Haddock Seigfried, « “At once old-timey and avant-garde”: the innovation and influence of Wilbur Ware », Treatise at the University of Texas at Austin,‎ 2002, p. 123 (lire en ligne [PDF])

Liens externes[modifier | modifier le code]