Trevanian

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Trevanian est l'un des noms de plume de l'écrivain américain, le Dr Rodney William Whitaker, né le 12 juin 1931 à New York et décédé le 14 décembre 2005 en Angleterre[1].

Professeur d'université, il fut un auteur mystérieux. Il passa une grande partie de sa vie reclus dans les Pyrénées basques, refusant tout entretien et toute photographie. Il ne révèlera son vrai nom qu'en 1979, lors de la sortie du livre Shibumi.

Ses livres sont traduits en 14 langues, plusieurs d'entre eux étant des best-sellers : entre 1972 et 1983, cinq de ses livres se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires chacun.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La sanction (1972) narre les aventures de Jonathan Hemlock. Gallmeister, 2007
  • L'expert (1975), suite des aventures de Jonathan Hemlock. Gallmeister, 2009
  • Le flic de Montreal (1976). Best sellers/Robert Laffont, 1979
  • Shibumi (1979). Gallmeister, 2008
  • L'Été de Katya (1983)
  • Incident at Twenty-Mile (1998). Gallmeister, 2011
  • Crazyladies de Pearl Street (2005), roman partiellement autobiographique
  • The Main (1976). Gallmeister, 2013

Auteur éclectique, il publie également sous le pseudonyme de Nicholas Seare [1]:

  • 1339 or So ...Being An Apology for A Pedlar, 1975
  • Rude Tales and Glorious, 1983

Il écrit également des nouvelles sous le nom de Beñat Le Cagot, et en assure la traduction sous le pseudonyme Trevanian.

En 1970, il écrit sous son vrai nom The Langage of film, un livre sur le cinéma.

Citations[modifier | modifier le code]

« L'ironie, pour être efficace, doit souligner une phrase d'un trait léger, pas dégouliner de chaque mot. » (L'expert)

« C'est un truisme de la politique américaine qu’un homme à même de remporter une élection n’en a jamais l’étoffe. » (Shibumi)

« Ce ne sont pas les Américains qui m’irritent, c'est l’américanisme : une maladie de la société postindustrielle qui contaminera à leur tour chacune des nations les plus développées, et qui est appelée « américaine » uniquement parce que votre pays [les États-Unis] montre les symptômes les plus avancées de cette maladie, de même que l’on parle de grippe espagnole ou d’encéphalite japonaise du type B. Les symptômes en sont le manque de respect du travail, l’atrophie des ressources internes, et un besoin constant de stimulation extérieure, suivis par le délabrement spirituel et la narcose de la moralité. Vous pouvez reconnaître la victime à ses efforts permanents pour rester en contact avec elle-même, pour se persuader que son ramollissement spirituel est une intéressante anomalie psychologique, et pour transformer sa fuite devant les responsabilités en une affirmation que la vie est constamment offerte à de nouvelles expériences. Dans les dernières phases, le patient est amené à se limiter à l’activité la plus triviale de l’homme : le divertissement. » (Shibumi)

« L’une des principales difficultés pour l’égocentrique est d’admettre qu’il est un protagoniste mineur dans toutes les biographies, sauf dans la sienne. Je ne suis qu’un second rôle dans votre existence ; comme vous dans la mienne. » (Shibumi)

« L’essence même du compromis : une situation qui ne satisfait personne, mais donne à chacun la satisfaction de savoir que les autres sont aussi mal lotis que lui. » (Shibumi)

« Chaque heure blesse, la dernière tue. » (proverbe basque, mais aussi latin, cité par Trevanian in Shibumi)

« La sociologie, cette pseudoscience descriptive qui camoufle ses insuffisances dans un brouillard de statistiques, se retranchant sur le créneau étroit situé entre la psychologie et l’anthropologie. Le genre de science mineure que tant d’Américains choisissent pour justifier quatre années d’insignifiance intellectuelle destinées à prolonger l’adolescence. » (Shibumi)

« L’attachement à l’honneur des Américains est inversement proportionnel à leurs besoins en chauffage. » (Shibumi)

« Le concept de fair-play est totalement étranger à la mentalité des Français ; un peuple qui a produit des générations d’aristocrates, mais pas un seul gentleman ; une culture où le droit remplace la justice ; une langue où l’unique mot pour désigner le fair-play est emprunté à l’anglais. » (Shibumi)

« Être gentil, c'est la façon dont un homme fait son chemin dans la société s'il n'a pas l'étoffe d'être dur ou la classe d'être brillant. » (La Sanction)

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

  • La Sanction (1975), un film de Clint Eastwood, avec Clint Eastwood dans le rôle de Jonathan Hemlock dont Rodney William Whitaker est coscénariste sous son vrai nom.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Rodney Whitaker, author best known as Trevanian » écrit par Myrna Oliver, publié sur le site du Boston Globe www.boston.com, le 22 décembre 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]