Tosque
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| Tosque toskërishte |
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| Parlée en | Albanie, Monténégro, République de Macédoine |
|---|---|
| Nombre de locuteurs | env. 3 millions |
| Typologie | SVO |
| Classification par famille | |
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| Statut officiel | |
| Langue officielle de | Albanie |
| Codes de langue | |
| ISO 639-3 | (en) als |
| IETF | als |
| modifier |
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Le tosque, en albanais toskërishte (« tosque », forme définie toskërishtja, « le tosque »), est un dialecte de l'albanais, parlé par quelque 4 millions de personnes dans le sud de l'Albanie , en Épire (Çamëria en albanais) et en Macédoine méridionale ; le dialecte des Arbëresh, Albanais émigrés en Italie méridionale face à l'invasion ottomane au XVe siècle et qui parlent encore la langue, est lui aussi une variante du tosque. Il y a des zones intermédiaires, mais on estime que la division entre le guègue, parler du nord et le tosque, variante méridionale de l'albanais, est marquée par la rivière Shkumbin à mi-chemin entre le nord guègue et le sud tosque.
Sommaire |
Caractères linguistiques [modifier]
Le tosque, outre les différences de vocabulaire, se distingue entre autres du guègue par l'absence de voyelles nasales et par le fameux « rhotacisme » qui a modifié au XIIIe siècle les dialectes tosques, en l'espèce la transformation du « n » en « r » qui, par exemple, à partir du latin « Avlona » donne aujourd'hui Vlora ou à partir du latin arena (« sable ») donne aujourd'hui rërë en tosque, contre ranë en guègue.
L'emploi du tosque [modifier]
Comme beaucoup de peuples avant l'établissement d'un État qui leur soit propre, les Albanais écrivaient auparavant dans les différents dialectes même s'ils pouvaient en privilégier un pour des raisons politiques. C'est ainsi que deux des plus importants poètes albanais, Aleksander Stavre Drenova, originaire de Korça et auteur de Hymni i Flamurit, l'Hymne national albanais, ainsi que Lasgush Poradeci, écrivaient en tosque.
L'albanais littéraire unifié [modifier]
Cependant, c'est principalement à partir des dialectes tosques et de celui d'Elbasan que la langue albanaise officielle a été codifiée au XXe siècle.
On est donc contraint d'associer aux usages du tosque l'emploi de celui de l'Albanais Littéraire Unifié ou letrare (pour gjuhë letrare, « langue littéraire », forme définie gjuha letrare, « la langue littéraire »).
D'autant plus que la politique s'en est très fortement mêlée : après 1944, le dictateur communiste Enver Hoxha a tout fait pour imposer la letrare en Albanie. Par conviction centralisatrice ou parce que les Albanais catholiques parlent généralement guègue et que l'église catholique romaine publiait dans ce dialecte ?
Entre-temps, dans le Kosovo sous domination yougoslave, les Albanais, alors qu'ils y parlent guègue, y enseignaient et publiaient en letrare pour marquer l'unité de la nation albanaise en dépit des frontières imposées.
La libéralisation des terres albanaises du nord a cependant été marquée par un renouveau des publications en guègue.