Souad Hosni

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Souad Hosni

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Souad Hosni en 1972.

Nom de naissance Souad Mohamed Kamal Hosny
Naissance 26 janvier 1943
Le Caire
Nationalité égyptienne
Décès 22 juin 2001 (à 58 ans)
Londres, Royaume-Uni
Profession actrice
Films notables Hassan wa Na'ima
Banat waal saif
Gharamiyat imra’a
Li rigal fakat
Al-Daw’ al khafet
Maw’ed fil-bourg
Al-tariq

Souad Hosni (arabe: سعاد محمد حسني ) (née le 26 janvier 1943 au Caire, morte le 22 juin 2001 à Londres) est une actrice égyptienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Souad Hosni est issue d'un milieu populaire. Son père, d'origine syrienne, exerçait au Caire le métier de calligraphe. Elle débute au cinéma à l'âge de 15 ans en tenant le rôle principal dans une comédie musicale d'Henri Barakat intitulée Hassan et Naïma[1]. Au début des années 1970, elle devient célèbre dans tout le monde arabe grâce à Méfie-toi de Zouzou, une comédie musicale du cinéaste Hassan Al-Imam (en), dans laquelle elle interprète le rôle d'une universitaire militante[1],[2].

Souad Hosni, surnommée « Cendrillon de l'écran arabe », est devient l'une des actrices emblématiques du cinéma égyptien et tourne une centaine de films en trente ans[2]. Vivant à l'heure du nassérisme et du panarabisme laïque, elle était pour de nombreux Égyptiens et Arabes le symbole du changement et le visage de la modernité[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Souad Hosni est la demie-sœur de la chanteuse Nagat El-Saghira (نجاة الصغيرة)[2]. L'actrice s'est mariée à plusieurs reprises, mais n'a pas eu d'enfants. Elle épouse le réalisateur Salah Karim en 1966, puis partage la vie d'Ali Badrakhan durant plus de dix ans. Elle se remarie avec l'écrivain Maher Awwad en 1984[3]. Malgré une idylle de plusieurs années, l'acteur Abdel Halim Hafez refuse de l'épouser[2].

Depuis la fin des années 1990, l'actrice vit à Londres, où elle est traitée pour des douleurs au dos[4],[5]. Elle s'efforce également de soigner sa dépression[2]. En juin 2001, elle chute du sixième étage et se tue. La télévision égyptienne interrompt ses programmes pour annoncer sa mort. Des milliers d'Égyptiens assistent à ses funérailles[6]. Même si la thèse du suicide est évoquée, les circonstances exactes de sa mort ne sont pas élucidées, et des rumeurs de meurtre commencent à circuler[4],[6]. Sa sœur Janja est persuadée que des membres du gouvernement sont responsables de sa mort et dépose une plainte. En 2013, le juge chargé de l'affaire la classe par manque de preuves[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Al-Ra’i wal nissa’ (Le Berger et les femmes) (1991)
  • Huwa wa hiyya (Elle et lui) Série TV (1985)
  • Maw’ed ’ala al-’acha (Rendez-vous à dîner) (1982)
  • Chafiqa wa Mitwalli (Chafiqa et Mitwalli) (1976)
  • Amirat houbbi ana (La Princesse de mon amour) (1975)
  • Ghouraba’ (Etrangers) (1973)
  • Al-Nass wal-Nil (Les Gens et le Nil) (1972)
  • Khalli balak min Zouzou (Méfie-toi de Zouzou) (1972)
  • Al-Ikhtiyar (Le Choix) (1971)
  • Al-sitt al-nazra (Madame le proviseur) (1968)
  • Zawag ’ala altariqa al-haditha (Mariage moderne) (1968)
  • Al-Zawga al-saniya (La Seconde épouse) (1967)
  • Al-liqa’ al-sâni (La Deuxième rencontre) (1967)
  • Chabab magnoun giddân (Les Jeunes fous) (1967)
  • Chaqat al-talaba (L’Appartement des étudiants) (1967)
  • Saghira ’al-houb (Trop jeune pour aimer) (1966)
  • Al-Qahira 30 (Le Caire 30) (1966)
  • Laylat zafaf (Nuit de noces) (1966)
  • Hobb fi zilzala (Amour dans une cellule)
  • Almachbouh
  • Al-’ouzab al thalatha (Les Trois célibataires) (1964)
  • Al-tariq (La Voie sans issue) (1964)
  • Al-mourahiqân (Les Deux adolescents) (1964)
  • Al-jarima al-dahiqa (Le Crime hilare) (1963)
  • Al-’ariss yasel ghadân (Le Marié arrive demain) (1963)
  • Maw’ed fil-bourg (Le Rendez-vous dans la tour) (1962)
  • Al-Daw’ al khafet (Une Lumière tamisée) (1962)
  • Ghosn el zeitoun (Le Rameau d’olivier) (1962)
  • A’az el-habayeb (La plus chère à mon cœur) (1961)
  • Icha‘at houb (Rumeur d’amour) (1961)
  • Li rigal fakat (Que pour les hommes)
  • Gharamiyat imra’a (Les Amours d’une femme) (1960)
  • Banat waal saif (1960)
  • Rigal wa imra’a (Des Hommes et une femme) (1960)
  • Hassan wa Na'ima (Hassan et Naïma) (1959)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Tewfik Hakem, « Souad Hosni, star libérée de l’Egypte nassérienne », Le Monde,‎ 26 juin 2002, p. 31 (ISSN 0395-2037, lire en ligne)
  2. a, b, c, d et e Christophe Ayad, « Mort de la «Cendrillon» arabe », Libération,‎ 4 juillet 2001
  3. Yasser Moheb, « La mort de Cendrillon », Al-Ahram,‎ 27 juin 2001
  4. a, b et c (en) « Egypt judge halts investigations into film icon's 2001 'suicide' », Al-Ahram,‎ 25 mars 2013
  5. Ali Abou Chadi, « Souad Hosni, une étoile-née », Institut du monde arabe,‎ 2002
  6. a et b (en) « Egyptians mourn screen Cinderella », BBC News,‎ 28 juin 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]