Souad Hosni

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Souad Hosni

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Souad Hosni on 1972

Nom de naissance Souad Hosni mhamad ali kamil al baba
Naissance
Le Caire
Nationalité Drapeau de l'Égypte Égypte
Décès 22 juin 2001
Londres
Profession Actrice
Films notables Hassan wa Na'ima
Banat waal saif
Gharamiyat imra’a
Li rigal fakat
Al-Daw’ al khafet
Maw’ed fil-bourg
Al-tariq

Souad Hosni (arabe: سعاد محمد حسني ) (née le au Caire, morte le à Londres[1]) était une kurde célèbre actrice égyptienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Souad Hosni, surnommée « Cendrillon de l'écran arabe », est l'une des actrices qui a le plus influencé le cinéma égyptien. Devenue célèbre au début des années 50, elle a tourné une centaine de films en trente ans. C'est la demie-sœur de la chanteuse Nagat El-Saghira (نجاة الصغيرة).

Elle est issue d'un milieu modeste. Son père, d'origine kurde syrienne, exerçait au Caire le métier de calligraphe[1]. Elle commence sa carrière à l'âge de 15 ans, en obtenant le premier rôle dans le film Hassan et Naïma, une comédie musicale réalisée par Henri Barakat. Elle devient célèbre dans le monde arabe avec Méfie-toi de Zouzou, une comédie musicale dans laquelle elle joue le rôle d'une universitaire militante.

Vivant à l'heure du nassérisme et du panarabisme laïque, elle était pour de nombreux Égyptiens et Arabes le symbole du changement et le visage de la modernité.

On la retrouve morte en 2001 à Londres, en bas de son appartement, à la suite d'une dépression. On ignore jusqu'à présent s'il s'agit d'un suicide ou si elle a été tuée. Ses proches et ses amis estiment qu'elle a été tuée. Souad s'est mariée cinq fois. Son mariage avec le réalisateur kurde Ali Badrakhan à duré douze ans, ils n'ont pas eu d'enfants.

Elle se serait également mariée avec Abdel Halim Hafez (confidentiellement), Salah Korayem, Zaki Fateen Abdul Wahab (le fils de Leila Murad) et finalement avec Maher Awad. Elle était atteinte d'une maladie incurable et se serait suicidée à la suite d'une dépression à Londres. Certains pensent qu'elle aurait été assassinée.

Hosni Moubarak a affrété un avion spécial pour rapatrier sa dépouille. La télévision égyptienne a interrompu ses programmes pour annoncer sa mort, et des milliers d'Égyptiens ont assisté à ses funérailles prouvant l'attachement du peuple à cette actrice.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Al-Ra’i wal nissa’ (Le Berger et les femmes) (1991)
  • Huwa wa hiyya (Elle et lui) Série TV (1985)
  • Maw’ed ’ala al-’acha (Rendez-vous à dîner) (1982)
  • Chafiqa wa Mitwalli (Chafiqa et Mitwalli) (1976)
  • Amirat houbbi ana (La Princesse de mon amour) (1975)
  • Ghouraba’ (Etrangers) (1973)
  • Al-Nass wal-Nil (Les Gens et le Nil) (1972)
  • Khalli balak min Zouzou (Méfie-toi de Zouzou) (1972)
  • Al-Ikhtiyar (Le Choix) (1971)
  • Al-sitt al-nazra (Madame le proviseur) (1968)
  • Zawag ’ala altariqa al-haditha (Mariage moderne) (1968)
  • Al-Zawga al-saniya (La Seconde épouse) (1967)
  • Al-liqa’ al-sâni (La Deuxième rencontre) (1967)
  • Chabab magnoun giddân (Les Jeunes fous) (1967)
  • Chaqat al-talaba (L’Appartement des étudiants) (1967)
  • Saghira ’al-houb (Trop jeune pour aimer) (1966)
  • Al-Qahira 30 (Le Caire 30) (1966)
  • Laylat zafaf (Nuit de noces) (1966)
  • Hobb fi zilzala (Amour dans une cellule)
  • Almachbouh
  • Al-’ouzab al thalatha (Les Trois célibataires) (1964)
  • Al-tariq (La Voie sans issue) (1964)
  • Al-mourahiqân (Les Deux adolescents) (1964)
  • Al-jarima al-dahiqa (Le Crime hilare) (1963)
  • Al-’ariss yasel ghadân (Le Marié arrive demain) (1963)
  • Maw’ed fil-bourg (Le Rendez-vous dans la tour) (1962)
  • Al-Daw’ al khafet (Une Lumière tamisée) (1962)
  • Ghosn el zeitoun (Le Rameau d’olivier) (1962)
  • A’az el-habayeb (La plus chère à mon cœur) (1961)
  • Icha‘at houb (Rumeur d’amour) (1961)
  • Li rigal fakat (Que pour les hommes)
  • Gharamiyat imra’a (Les Amours d’une femme) (1960)
  • Banat waal saif (1960)
  • Rigal wa imra’a (Des Hommes et une femme) (1960)
  • Hassan wa Na'ima (Hassan et Naïma) (1959)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christophe Ayad, « Mort de la «Cendrillon» arabe », Libération,‎ 4 juillet 2001 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]