Serinette
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Une serinette est un instrument de musique mécanique primitif assimilable à un orgue destiné à apprendre des mélodies courtes à des oiseaux siffleurs. Elle est à l'origine du verbe "seriner" (répéter de nombreuses fois).
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Bref historique [modifier]
Apparues d'abord à Nancy[1], et construites à partir de la première moitié du XVIIIe siècle notamment à Mirecourt[2], les serinettes étaient utilisées pour apprendre, par répétition, des mélodies aux oiseaux de compagnie de la haute société. À force d'entendre ces mélodies, ces oiseaux finissaient par les reproduire. Les serinettes ont parfois été utilisées comme instrument de rue, après modification d'un instrument de salon.
Composition [modifier]
Ces instruments sont relativement simples. Ils sont composées d'un cylindre de bois comportant des pontets en métal. Ceux-ci commandent l'ouverture de petits clapets qui admettent de l'air dans des tubes d'orgue (généralement en étain) accordés au notes de l'instrument. L'air est brassé par deux soufflets en peau eux-mêmes actionnés par une manivelle. C'est également cette manivelle qui fait tourner le cylindre avec la mélodie au moyen d'une vis sans fin.
Le morceau « enregistré » sur le cylindre dure de 10 à 20 secondes, dépendant beaucoup de la personne qui joue de l'instrument. Certains modèles un peu évolués disposent d'un système permettant de décaler le cylindre : une autre mélodie est ainsi jouée, mais au détriment du nombre de touches…
Références [modifier]
- L'année littéraire, par M. Fréron, tome I, Amsterdam, chez Michel Lambert, 1755.
- http://www.bernard-pin.com/serinette.htm
Voir aussi [modifier]
Les serinettes sont présentes dans plusieurs tableaux dont La Serinette, par Jean Siméon Chardin en 1751 (Louvre, Paris).