Santigold

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Santigold

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Santigold sur la scène du House of Blues de Boston le 22 juin 2012.

Informations générales
Surnom Santogold
Nom de naissance Santi White
Naissance 25 septembre 1976 (37 ans)
Philadelphie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Chanteuse, compositrice, productrice, rappeuse
Genre musical Électronique, synthpop, new wave, dub, reggae fusion, hip-hop alternatif, dance alternative
Instruments Voix, guitare, batterie, clavier
Années actives Depuis 2003
Labels Lizard King, Atlantic, Downtown, Roc Nation
Influences James Brown, Aretha Franklin, Devo, M.I.A.
Site officiel www.santigold.com

Santigold (née Santi White le 25 septembre 1976), connue en tant que Santogold jusqu'en février 2009[1], est une chanteuse et compositrice américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'avocat, elle est diplômée de l'Université wesleyenne en musique et études afro-américaines

Santi White débute sa carrière en décrochant un poste de responsable artistique chez Epic Records. Elle démissionne rapidement pour se consacrer à la production et à l'écriture de chansons. Elle écrit et produit ainsi le premier album de la chanteuse R'n'B Res, intitulé How I Do. En 2003, elle passe à la chanson pour le groupe de post-punk Stiffed, à Philadelphie. C'est à ce moment que le patron du label Lizard King Record la repère et la fait signer en solo. C'est le début de Santogold.

Son premier album sort en mai 2008 en France, précédé du single L.E.S Artistes. Sa musique est empreinte d'influences très diverses : la soul d'Aretha Franklin, la pop des Talking Heads et des Smiths[2]. Son disque doit aussi beaucoup au dub et à la new wave[3] : la chanteuse précise d'ailleurs que My Superman est basé sur Red Light, une chanson de Siouxsie and the Banshees[4].

Composé au départ de la chanteuse Santi White (chant, production et songwriting) et du producteur John Hill, alias John Rodeo, le projet Santogold est en fait épaulé par plusieurs producteurs comme Chuck Treece, collaborateur des Bad Brains qu'elle reprendra d'ailleurs plus tard, Cliffored Pusey (de Steel Pulse), mais aussi l'architecte sonore Diplo (pygmalion de la chanteuse M.I.A.) ainsi que Spank Rock ou Switch.

Santi publie peu de temps après une mixtape intitulé Top Ranking: A Diplo Dub salué par Pitchfork[5]. Parallèlement à cela, elle accepte d'enregistrer un titre pour la campagne 2008 de la marque Converse avec Julian Casablancas des Strokes et N.E.R.D.. La chanson, produite par Pharrell Williams, s'intitule My Drive Thru.

En février 2009, un communiqué de presse annonce que Santogold devient Santigold sans en préciser la raison ; il semblerait cependant que ce soit dû à des poursuites judiciaires menées par un homme utilisant le pseudonyme de « Santo Gold » depuis 1983[1].

En 2011, Santigold met en ligne sur son myspace Go, un morceau qu'elle a enregistré en duo avec Karen O des Yeah Yeah Yeahs[6]. Ce titre est extrait de son album Master of My Make Believe qui sort au printemps 2012[7] précédé du single Disparate Youth en mars.

Style et influences[modifier | modifier le code]

Santigold au Parklife Festival en 2011.

White a une tessiture vocale de mezzo-soprano [8] et son style a souvent été comparé à celui de M.I.A [9]. En réponse à cette comparaison, White a déclaré qu'elles sont toutes deux des « femmes qui ont des influences similaires et qui ont travaillé plus ou moins avec les mêmes personnes », mais que sa « musique est différente et qu'elle n'est pas influencée par ce que raconte la presse », ajoutant[10],[11] :

« Je ne crois pas que quelqu'un pourrait prendre ma place… Je pense que ce qui est précis sur cette comparaison, c'est que c'est une artiste qui a des charges de différentes influences… et qui met les choses ensemble d'une manière inattendue et sans aucun genre. »

Santigold et son amie Amanda Blank ont été décrites comme faisant partie d'une« nouvelle fournée de jeunes artistes multiculturelles dans le sillage de M.I.A., provoquant un émoi sur Internet et portant une étiquette “indie” pré-apposée dans les salles de conférence » [12].

White a également révélé son appréciation pour la musique new wave [10], indiquant que son morceau My Superman contient une interpolation de la chanson Red Light des Siouxsie and the Banshees [13]. La chanteuse a aussi déclaré qu'elle est inspirée par la musique pop des années 80, partageant son sentiment profond qu'elle éprouve pour à ce sujet et qu'elle espère« ramener quelques autres bonnes chansons pop » [10]. Les principales influences de la chanteuse sont James Brown, Aretha Franklin [14] mais également Devo qu'elle qualifie comme son« groupe favori de tous les temps » [15]. En outre, elle a grandi en écoutant beaucoup de reggae, de jazz, de Fela Kuti et de musique nigérienne [14].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Creator
  • 2008 : L.E.S. Artistes
  • 2008 : My Drive Thru
  • 2008 : Lights Out
  • 2008 : Say Aha
  • 2011 : Go! (avec Karen O)
  • 2012 : Big Mouth
  • 2012 : Disparate Youth
  • 2012 : The Keepers

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Année Récompense Catégorie Résultat
2008 NME Awards USA Révélation internationale de l’année Lauréat
Q Awards Révélation internationale de l’année Nomination
MTV Europe Music Awards Meilleur vidéoclip (pour L.E.S. Artistes) Nomination
2009 BRIT Awards Artiste féminine internationale Nomination
ASCAP Pop Music Awards Vanguard Award Lauréat

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b (en) Sean Michaels, « Santogold changes her name to Santigold », sur le site du Guardian, 12 février 2009.
  2. (fr) Jean-Daniel Beauvallet, « Rencontre : Santogold », Les Inrockuptibles, no 651,‎ 20 mai 2008 (résumé).
  3. (en) Samuel Strang, « Santo Claws: talking S1W, M.I.A. and Mark Ronson with Santogold », sur Drowned in Sound.
  4. "Icon: Siouxsie", The Fader Magazine, The Icon Issue 67, April/May 2010. Page 73. Santigold : "I keep a Rolodex of the women that vocally inspire me. There aren't that many, but she's definitely one of them. I remember one of the first times I heard "Red Light" it was at a party, and I remember going up to the DJ and being like, "Who's this?". It was that good. I kind of stopped and was like... wow. There's not a tremendous amount of women who are bold and forward thinking as artists. I feel like her music, at the time especially, was pretty unique in the way that it sort of matched her style. The freedom of experimenting with this dark place that doesn't have a place often in modern music."
  5. "Santigold Top Ranking" chronique Pitchfork.
  6. Santigold releases duet with Karen O NME.COM. 15 avril 2011
  7. (en) Critcheloe, Cody, « Black And Gold Santigold », V Magazine,‎ novembre 2011 (consulté le 2-1-2012)
  8. http://www.denverpost.com/entertainment/ci_9044816
  9. « Santogold - Top Ranking [Mixed by Diplo] (staff review) », Sputnikmusic (consulté le 18 avril 2011)
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées drownedinsound.
  11. « Santogold Interview », ITN Music YouTube,‎ 9 avril 2008 (consulté le 9 novembre 2008)
  12. Julianne Shepherd, « Hip-Hop’s Newest Faces: Indie, Fierce and Female », The New York Times,‎ 27 janvier 2008 (lire en ligne)
  13. "Icon: Siouxsie", The Fader Magazine, The Icon Issue 67, April/May 2010. Page 73. Santigold: "I keep a Rolodex of the women that vocally inspire me. There aren't that many, but she's definitely one of them. I remember one of the first times I heard "Red Light" it was at a party, and I remember going up to the DJ and being like, "Who's this?". It was that good. I kind of stopped and was like... wow. There's not a tremendous amount of women who are bold and forward thinking as artists. I feel like her music, at the time especially, was pretty unique in the way that it sort of matched her style. The freedom of experimenting with this dark place that doesn't have a place often in modern music."
  14. a et b « Santi achieves gold standard », Birmingham Mail et Trinity Mirror,‎ 23 mai 2008 (consulté le 26 mai 2008)
  15. « Q&A with Santogold The Vanderbilt Hustler November 17, 2008 », Insidevandy.com,‎ 17 novembre 2008 (consulté le 18 avril 2011)