SMS Gneisenau (1906)

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SMS Gneisenau
Image illustrative de l'article SMS Gneisenau (1906)
Le croiseur Gneisenau

Histoire
A servi dans Pavillon de la Kaiserliche Marine Kaiserliche Marine
Commanditaire Kaiserliche Marine
Commandé novembre 1904
Lancement 14 juin 1906
Caractéristiques techniques
Type croiseur cuirassé
Longueur 144,6 mètres
Maître-bau 21,6 mètres
Tirant d'eau 8,4 mètres
Propulsion 3 turbines à engrenage, 2 800 tonnes de fuel
Puissance 26 000 ch par turbine
Vitesse 22,5 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage coque 80 mm, tourelle 150 mm
Armement 4 torpilles de 450 mm (17,7")
Canons : 8 × 210 mm (8,2"), 6 × 150 mm (5,9"), 18 × 88 mm (3,45")
Rayon d'action 6 500 milles marins à 12 nœuds
4 880 milles marins à 14 nœuds
Autres caractéristiques
Équipage 764 hommes
Chantier naval AG Weser, (Brême)
Port d'attache Kiel

Le SMS Gneisenau est un croiseur cuirassé allemand de la Kaiserliche Marine, inauguré le 14 juin 1906. Il a comme sister-ship le navire SMS Scharnhorst, qui, lui, a été totalement rénové et amélioré sur l’ossature du croiseur cuirassé SMS Yorck mis en service auparavant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gneisenau - Scharnhorst[modifier | modifier le code]

Les deux navires patrouillant ensemble, forment le cœur de la défense navale allemande de la partie Extrême-Orient (Ostasiengeschwader). Basés au port de Tsingtao[1] (« Tsingtau » en allemand), ville de la province de Shandong en Chine concédée à la marine de l'Empire allemand. Le commandement de l'escadre d'Extrême-Orient est assuré par le vice-amiral Maximilian von Spee.

Au début de la Première Guerre mondiale, l'escadron de Tsingtao régnera en maître sur toute la zone, dominée par la marine impériale allemande, et malgré les bombardements successifs des Britanniques et des Japonais en septembre 1914.

Offensive[modifier | modifier le code]

Il prend le chemin de l'Amérique du Sud et passe par Papeete qu'il bombarde le 22 septembre 1914, coulant deux navires au port, tirant sur la ville, ce qui a détruit ses réserves de charbon en les brûlant dans le port.
Le couple Gneisenau-Scharnhorst, occupés pendant toute cette période de la guerre, aura pour mission de couler et piller les navires de commerce ennemis. Régnant en maîtres, le Gneisenau et le Scharnhorst rencontreront peu de résistance de la Royal Navy.

Ils couleront successivement les croiseurs cuirassés britanniques suivants : le HMS Good Hope, et le HMS Monmouth commandés par l’amiral Sir Christopher Cradock dans la bataille de Coronel sur les côtes du Chili le 1er novembre 1914.

Navires de la marine impériale allemande commandés par le vice-amiral Maximilian von Spee dans une rade chilienne

Agonie[modifier | modifier le code]

Le 8 décembre 1914, l'escadre composée des croiseurs Gneisenau et Nürnberg reçoit pour mission le bombardement de la station radio et l'obligation de s'emparer du dépôt de charbon de Port Stanley, au large des îles Malouines (Falkland Islands en anglais) appelée la bataille des Falklands.

Cette bataille navale de la Première Guerre mondiale restée célèbre, restera pour le vice-amiral Maximilian von Spee son dernier combat, et sera une défaite de la marine impériale allemande. La marine allemande qui rencontrera une forte opposition britannique le 8 décembre 1914, disparaîtra avec le Gneisenau, car vers 17 h 15, à court de munitions, le navire finira par se saborder, et sombrera vers 17 h 50. Il y aura 190 survivants recueillis par les navires britanniques, sauf son commandant, le capitaine Maerker, qui trouvera la mort lors de cette bataille, ainsi que le vice-amiral Maximilian von Spee qui disparaîtra à bord du Scharnhorst.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qingdao, dans la translittération d'aujourd'hui

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-Emmanuel Brezet, La Bataille des Falklands, Marines-Éditions, 2 002 (ISBN 2-909675-87-4)
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]