Rose Bertin

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Rose Bertin

Description de cette image, également commentée ci-après

Rose Bertin vers 1780, par Jean-Francois Janinet.

Nom de naissance Marie-Jeanne Bertin
Naissance 2 juillet 1747
Décès 22 septembre 1813
Nationalité Royal Standard of the Kingdom of France.svg Française
Profession Marchande de modes

Rose Bertin, ou encore « Mademoiselle Martin », de vrai nom Marie-Jeanne Bertin, née à Bellancourt à côté d'Abbeville, (une rue abbevilloise porte aujourd'hui son nom), le 2 juillet 1747 et morte à Épinay-sur-Seine le 22 septembre 1813, est une modiste.

Sommaire

Biographie[modifier]

Carrière dans la mode[modifier]

Le magasin « Le Grand Mogol »[modifier]

Fille d'un cavalier de la maréchaussée d'origine picarde[1], Rose Bertin travaille dès seize ans pour une modiste de Paris. En 1770, elle ouvre son propre magasin de modes à l'enseigne « Le Grand Mogol », dans la rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. Sa créativité et son sens des affaires font que l'affaire se développe rapidement et emploie bientôt trente salariées et cent-vingt fournisseurs. Sa clientèle est essentiellement aristocratique.

La ministre des modes[modifier]

Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse de Chartres la présente à celle qui est depuis un jour reine, le 11 mai 1774, à Marly, alors que Louis XV vient d'expirer[2]. Elle jouit de la faveur de la reine de France Marie-Antoinette qui trouve en elle sa « ministre des modes » ; elle est d'ailleurs jalousée de sa proximité avec la souveraine. Fait inédit, cette jeune femme qui vient du bas-peuple peut être considérée comme une entrepreneuse avant l'heure, ne devant sa réussite qu'à son talent ; en outre, les métiers de conception de mode sont surtout à l'époque une affaires d'hommes : Rose Bertin inaugure avant l'heure ainsi l'ère des couturières, qui prendra son essor le siècle suivant[3]. Elle achève la révolution opérée dans les modes par Madame de Pompadour et Madame du Barry. Elle se vit bientôt réclamée dans toutes les cours d’Europe. Les modes explosent de diversité et d’invention (coiffure à la belle poule, pouf aux sentiments, chapeau feu l’Opéra, à la Montgolfier ou à la Philadelphie…). Elle deviendra une proche de la reine Marie-Antoinette, elle lui conseilla notamment quand celle-ci ne parvenait pas à avoir d'enfant, d'effectuer le pèlerinage de Notre-Dame de Monflières, petit hameau de son village natal de Bellancourt.

La Révolution[modifier]

Pendant la Révolution française, le destin de Rose Bertin et de Marie-Antoinette suivent des routes parallèles, se rejoignent à Versailles et se séparent sur la place de la Révolution, en octobre 1793. Elle est accusée d'entretenir les passions dispendieuses de l'ancienne souveraine. Pendant la Terreur, Bertin détruit tous ses livres de caisse et ses factures. Elle continue à travailler et n'émigre qu'au dernier moment en Angleterre.

La maison de Rose Bertin.

Elle revient en 1794 et récupère ses biens, dont sa maison d'Épinay-sur-Seine (qu'elle surnomme le « pavillon Béatus » ; il est classé aux monuments historiques en 1933) où elle décide de rester un an plus tard, mais le Premier Empire ne lui permet pas de retrouver son succès d'antan. Située au bord du fleuve à Épinay-sur-Seine, la maison peut être aperçue depuis l'île Saint-Denis, à la droite de la mairie d'Épinay[4].

Vie privée[modifier]

Rose Bertin aurait eu une liaison tumultueuse avec le chevalier d’Éon, mais son cœur battait, disait-on, pour un prince russe[réf. nécessaire]. Elle était officiellement célibataire.

Filmographie[modifier]

Dans Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot (2012), Rose Bertin est interprétée par Anne Benoît.

Citations[modifier]

« Il n'y a de nouveau que ce qui est oublié[réf. nécessaire] ».

Legs[modifier]

Le Dictionnaire Bouillet indique qu’elle substitua, au « grand dommage des industries françaises, un luxe fantasque et léger à la magnificence des vieilles étoffes ».

Elle a fait l'objet de biographies de référence, au début du XXe siècle écrites par Émile Anglade, Pierre de Nouvion et Jacques Doucet.

Bibliographie[modifier]

  • Catherine Guennec, La Modiste de la reine, Paris, Jean-Claude Lattès, 2004.
  • Michelle Sapori :
    • Rose Bertin : Ministre des modes de Marie-Antoinette, Paris, Institut français de la mode et Éditions du Regard (distribution Seuil), octobre 2003, 318 pages (ISBN 2-914863-04-7)
    • Rose Bertin, la couturière de Marie Antoinette, Paris, Perrin, 2010 (ISBN 9782262032487)[5]

Annexe[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Michèle Sapori, Rose Bertin, ministre des modes de Marie-Antoinette, Paris, Institut Français de la Mode et Éditions du Regard (distribution Seuil), 2003
  2. http://www.universalis.fr/encyclopedie/rose-bertin/
  3. http://ahrf.revues.org/2015
  4. Section d'un site dédié à la maison de Rose Bertin, à Épinay-sur-Seine.
  5. Dans une conférence à l'Institut français de la mode, Michelle Sapori déplore le choix du terme de couturière et non de modiste par son éditeur.

Source[modifier]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

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