Hawker Typhoon

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Pix.gif Hawker Typhoon Su-27 silhouette.svg
Hawker Typhoon.jpg
Photographie couleur d'un Hawker Typhoon pendant la Seconde Guerre mondiale

Rôle Avion d'attaque au sol
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Napier Sabre II
Nombre 1
Type 24 cylindres en H
Puissance unitaire 2 230 à 2 965 ch
Dimensions
Envergure 12,67 m
Longueur 9,73 m
Hauteur 4,67 m
Surface alaire 25,92 m2
Masses
À vide 3 992 kg
Avec armement 6 010 kg
Performances
Vitesse maximale 664 km/h (Mach 0,54)
Plafond 10 730 m
Vitesse ascensionnelle 914 m/min
Rayon d'action 821 km
Armement
Interne 4 canons de 20 mm Hispano-Suiza HS-404
Externe 2 bombes de 450 kg ou 8 roquettes de 127 mm

Le Hawker Typhoon était un avion de chasse britannique monoplace produit par la société Hawker Aircraft à partir de 1941. Destiné à remplacer le Hawker Hurricane dans son rôle d'intercepteur, il souffrit de problèmes de performance au début de son développement, mais une fois amélioré, il devint l'un des meilleurs chasseur-bombardier de la Seconde Guerre mondiale.

Conception[modifier | modifier le code]

Le Typhoon devait être en 1937 le successeur du Hurricane. Son moteur, deux fois plus puissant, développe 2 400 chevaux.

Le prototype vola le , mais suite à des problèmes de moteur et de structure sur la partie arrière, le premier avion de production ne sortit d'usine que le . Les problèmes persistants fin 1942 et ses performances lamentables au-dessus de 3 000 mètres décidèrent les Anglais à l'utiliser principalement pour l'attaque au sol et le soutien tactique. En effet, à basse altitude, le Typhoon était capable de surpasser tous les chasseurs allemands de l'époque. La RAF reçut 3 330 exemplaires durant la guerre, le dernier étant livré en 1944.

Outre la RAF, des escadrilles canadiennes (438, 439 et 440), australiennes et néo-zélandaises engagées sur le front européen reçurent des Typhoon. Quoique l'avion ait été mis au point par Hawker, la construction fut entièrement assurée par Gloster Aircraft Ltd., qui disposait de capacités de production disponibles, alors qu'Hawker se concentrait sur le Hurricane.

Engagements[modifier | modifier le code]

Le Typhoon a été conçu pour intercepter les avions volant à basse altitude mais son rôle principal sera de détruire les colonnes blindées ennemies grâce à ses roquettes (dont les RP-3), notamment après le débarquement de Normandie du 6 juin 1944 et ce, jusqu'au (Cap Arcona).

Ce fut l'avion utilisé par Jean de Selys Longchamps pour mitrailler le siège de la Gestapo à Bruxelles le .

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Tornado (prototype)
  • Typhoon NF-I-B (prototype)
  • Typhoon FR-I-B (appareil de reconnaissance)
  • Typhoon I-A chasseur-bombardier 105 exemplaires
  • Typhoon I-B améliorations (remplacement des mitrailleuses par canons de 20 mm) 3 200 exemplaires

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

La grande puissance de son moteur créait un couple important lors du roulage et de l'accélération pendant le décollage. De nombreux avions furent accidentés lorsque le pilote ne réussissait pas à redresser la trajectoire de l'avion. Cette caractéristique posait également de sérieux problèmes en cas de remise des gaz lors d'un atterrissage avorté. De plus, l'énorme radiateur placé sous le moteur rendait extrêmement dangereux les atterrissages et plus encore les amerrissages sur le ventre (risque important de retournement de l'appareil). La consigne pour les pilotes en difficulté était de sauter en parachute sans essayer de se poser.

Entré trop tôt en service, le Typhoon acquit une mauvaise réputation auprès de ses pilotes car il n'était pas encore tout à fait au point. Au début de son histoire aucune mission menée par des Typhoon ne s'achevait sans accident, la perte de la queue de l'avion était le plus fréquent.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lt-Cl Raymond Lallemant, Rendez-vous avec la chance, Ed. Robert Laffont (J'ai lu n° 72/73 1964) : Récit d'un pilote de Typhoon qui participa, entre autres, à la couverture du débarquement de Normandie
  • Pierre Clostermann, Le Grand Cirque 2000, Flammarion, 2000 (édition refondue de l'ouvrage de 1948)
  • Charles Demoulin, Mes oiseaux de feux, Julliard, 1982

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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