Raoul Pugno

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Raoul Pugno

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Le pianiste français Raoul Pugno

Naissance 23 juin 1852
Montrouge, France
Décès 3 janvier 1914
Moscou, Russie
Activité principale Compositeur, pianiste
Collaborations Nadia Boulanger
Formation École Niedermeyer de Paris
Conservatoire de Paris
Maîtres Georges Mathias, Ambroise Thomas
Enseignement Conservatoire de Paris

Raoul Pugno, né le 23 juin 1852 à Montrouge, et mort à Moscou le 3 janvier 1914 était un compositeur et pianiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine italienne[1], mais né en France à Montrouge[2], Raoul Pugno se forme d'abord à l'École Niedermeyer de Paris[2], puis obtient son premier prix au Conservatoire à l'âge de quatorze ans[2]'[3].

D'orientation révolutionnaire, il est nommé, à 18 ans, membre de la Commission d'aide à l'art musical et aux artistes, le 12 mai 1871, par la Commune de Paris. Deux de ses pièces sont proposées pour être jouées à l'Opéra le 22 mai 1871.

Élève de Georges Mathias et d'Ambroise Thomas, puis enseignant au Conservatoire à son tour (harmonie, piano), il prend Nadia Boulanger sous son aile, jouant notamment sous sa direction sa Rhapsodie variée pour piano et orchestre, et composant avec elle un certain nombre d’œuvres en collaboration dont, en 1909, le cycle de mélodies des Heures claires. Ils conçoivent ensemble l'opéra La Ville morte, sur un livret de Gabriele D'Annunzio, qui sera représenté à l'Opéra comique.

Malgré une excellente technique de jeu et doué d'une profonde inspiration, ce n'est qu'à partir de la quarantaine que Pugno se lance sérieusement dans une carrière de concertiste. Il donne des récitals de sonates dans le monde entier (Angleterre en 1894). En 1897, il part aux États-Unis avec le violoniste belge Eugène Ysaÿe avec qui il interprète notamment les sonates de Beethoven. Il conquiert tous les publics « par le charme de son jeu, dont la légèreté surprenait lorsqu'on voyait ce gros homme barbu, solidement assis sur une chaise, renforcée par des chevilles de cuivre[4] ».

Sa dernière tournée s'achève en Russie en 1914, avant que la Première Guerre mondiale n'éclate. Il meurt brusquement à Moscou le 3 janvier 1914[2]. Il est enterré à Gargenville où il fut maire de 1904 à 1908.

Le pianiste était aussi un grand amateur d'art, collectionneur éclairé et habitué des salles de l'Hôtel Drouot.

Pugno a édité les œuvres de Chopin pour les éditions Universal à Vienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Raoul Pugno, ca. 1890
  1. E. Rapin, Histoire du piano et des pianistes, p. 471
  2. a, b, c et d Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Bordas,‎ 1979, 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 886
  3. Le Miroir, 1914 (nécrologie)
  4. Le Miroir, loc. cit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Caroline Potter, « Nadia Boulanger's and Raoul Pugno's La ville morte », The Opera Quarterly, 2000, n° 16 (3), p. 397-406
  • (fr) Eugène Rapin, Histoire du piano et des pianistes, Georges Bridel, Lausanne ; A. Bertout, Paris, 1904, p. 471
  • (fr) « La France a perdu un grand pianiste », Le Miroir, 18 janvier 1914 (nécrologie)

Liens externes[modifier | modifier le code]