Rhizophora mangle

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Le palétuvier rouge ou mangle-chandelle (Rhizophora mangle) est un arbuste tropical sempervirent, du genre Rhizophora et de la famille des Rhizophoraceae, qui pousse dans l'estran et qui s'ancre dans la vase de la mangrove grâce à ses imposantes racines-échasses disposées en arceaux.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un arbuste ou petit arbre (de 3 à 8 m aux Antilles) aux branches couvertes de cicatrices foliaires[1] et aux racines-échasses.

Ses épaisses feuilles résistantes aux embruns sont coriaces, elliptiques à obovales, de 8-16 × 4-7 cm, à base cunéiforme.

La fleur comporte un calice jaune de 13 mm, épais et coriace, 4 pétales jaune pâle, lancéolés, coriaces, à marge cotonneuse et 8 étamines.

Les graines germent directement sur l'arbre et développent une radicule d'une trentaine de centimètres de long. Lorsque le fruit et sa radicule se détachent, ils s'enfoncent comme une torpille dans la vase ou flottent sur l'eau et sont emportés au loin.

Écologie[modifier | modifier le code]

Ce mangle est largement réparti puisqu'on le trouve en Floride, Mexique, Amérique Centrale, Antilles, Amérique de Sud et Afrique occidentale.

Il est très commun dans les Antilles françaises, où sa taille est généralement réduite et où il est mélangé avec des palétuviers noirs (Avicennia germinans et Avicennia schaueriana). Dans la mangrove "haute" vers la terre, il se mélange par exemple avec le palétuvier blanc (Laguncularia racemosa) et le palétuvier gris (Conocarpus erectus) (Imbert et al., 1990).

C'est une espèce pionnière des mangroves.

Comme tous les palétuviers, il joue un rôle important de nurserie et de fixation des littoraux vaseux ou vaso-sableux. En première ligne lors des tempêtes, il peut en souffrir durement, mais les mangroves qu'il constitue semblent augmenter la résilience des écosystèmes littoraux et leur résistance face à certains aléas géoclimatiques (cyclones[2], tsunami)

Utilisations[modifier | modifier le code]

Aux Antilles, son bois était utilisé pour le chauffage et l'écorce riche en tanin, servait à tanner les peaux[3].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Fournet, Flore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et de Martinique, Gondwana editions, Cirad,‎ 2002
    Tome 1 : ISBN 2-87614-489-1 ; Tome 2 : ISBN 2-87614-492-1
  2. Bouchon C., Bouchon-Navaro Y., Imbert D., Louis M. 1991. Effets de l’ouragan Hugo sur les communautés côtières de Guadeloupe (Antilles françaises). Ann. Inst. Océanogr., Paris, 67 (1) : 5-33.
  3. Sastre C., Breuil A., Plantes, milieux et paysages des Antilles françaises. Ecologie, biologie, identification, protection et usages., Biotope, Mèze,‎ 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

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