Rattus

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Rattus est un genre de gros muridés originaires d'Asie dont deux espèces ont colonisé l'Europe et le reste du monde : le rat noir (Rattus rattus) et le rat brun ou surmulot (Rattus norvegicus). Toutes ces espèces peuvent être appelées « rat ». Elles sont omnivores.

Caractères communs aux Rattus[modifier | modifier le code]

Morphologie et anatomie[modifier | modifier le code]

 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
3 0 0 1 1 0 0 3
3 0 0 1 1 0 0 3
mâchoire inférieure
Total : 16
Dentition du rat

Le rat possède 16 dents : 6 molaires inférieures, 6 molaires supérieures, 2 incisives inférieures et 2 incisives supérieures. Les incisives inférieures sont beaucoup plus longues que les supérieures[1], les incisives du rat poussent en permanence[2]. La formule dentaire est la même que celle des autres rongeurs[3]. La mâchoire du rat brun est extrêmement puissante. Elle s'articule dans un mouvement d'avant en arrière et réciproquement, et est animée de petits mouvements latéraux[4].

Son nombre de chromosomes est de 42[3].

Comparaison des principales espèces[modifier | modifier le code]

Silhouettes et aspects généraux des rats noir et brun et comparaison entre Rattus rattus et Rattus norvegicus.

Les deux espèces du genre Rattus les plus connues et les plus répandues sont le rat brun (Rattus norvegicus) et le rat noir (Rattus rattus). Le rat polynésien (Rattus exulans) est la troisième espèce du genre Rattus la plus répandue au monde[5]. Les deux premières sont commensales de l'Homme et se sont adaptées et développées dans l'environnement des sociétés humaines. Les déplacements des Hommes ont contribué à diffuser ces rats sur de nombreux continents et notamment dans de grands ports côtiers pour le Rattus norvegicus[6],[7]. Ce sont ces deux espèces que l'on appelle le plus couramment « rat » en Europe et en Amérique du Nord.

Les trois espèces ont plusieurs différences morphologiques[8]. Le rat brun est le plus grand et le plus lourd des trois. À l'inverse, le rat polynésien est le plus petit et le plus léger. Alors que chez le rat brun la queue est plus courte que le corps, elle est plus longue que le corps chez le rat noir et d'à peu près même longueur chez le rat polynésien, chez qui elle peut être plus courte ou plus longue. Le pelage des Rattus norvegicus et Rattus exulans est brun sur le dos. Le pelage du Rattus rattus est plus foncé, il va d'une teinte noire à noisette sur le dos.

Taille et poids des principales espèces du genre Rattus
Rat brun Rat noir Rat polynésien
Longueur sans la queue 20 à 28 cm 16 à 23 cm 11 à 15 cm
Longueur de la queue 17 à 23 cm 18 à 25 cm 12 à 16 cm
Poids 200 à 550 g 110 à 340 g ≤ 120g

Historiquement arrivé en Europe au XVIIIe siècle en provenance d'Asie via les bateaux marchands, le rat brun (ou surmulot) a quasiment décimé son cousin germain le rat noir (moins grand, moins gros, moins précoce et moins prolifique) qui avait amené la peste bubonique au XIIe siècle[9],[10].

Depuis, le rat noir ne se trouve presque plus que dans les champs, d'où son surnom. Il est aussi appelé rat des greniers. En effet, si le rat brun apprécie les caves et l'humidité, le rat noir les fuit. Très agile, il apprécie les greniers et les hauteurs des édifices[9],[10]. De même, le rat noir préfère les biotopes secs à température moyenne alors que le rat brun aime tous les biotopes pourvu que des points d'eau soient présents[9]. Si le rat brun est plutôt bon nageur, le rat noir est, quant à lui, bon grimpeur[9].

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Ce genre comprend les espèces suivantes :

Rattus foramineus Sody, 1941 synonyme de Rattus bontanus Thomas, 1921 , Rattus sikkimensis Hinton, 1919 synonyme de Rattus andamanensis Blyth, 1860 et Rattus turkestanicus (Satunin, 1903) synonyme de Rattus pyctoris Hodgson, 1845

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Anatomie du rat », sur le rat des villes
  2. Hervé Jouanna, Anatomie radiographique des lagomorphes, rongeurs et furets de compagnie : Réalisation sur un support informatique d'une banque d'images radiographiques, Maison-Alfort, Thèse de médecine vétérinaire,‎ 2005 (lire en ligne)[PDF]
  3. a et b Fleur Descat, Hématologie du rat. Hémogramme et myélogramme, Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire,‎ 2002 (lire en ligne)[PDF]
  4. Olivier Laurent, Les rats, De Vecchi, coll. « NAC »,‎ 2006, 94 p. (ISBN 2732884200)
  5. « Lignes directrices pour l'éradication de mammifères introduits sur les sites de reproduction d'oiseaux de mer inscrits à l'ACAP », sur le site de l'ACAP (Accord sur la conservation des albatros et des pétrels) (consulté le 17 janvier 2012)[PDF]
  6. (en)« Rattus norvegicus », sur la base de données MSW (consulté le 17 janvier 2012)
  7. (en)« Rattus rattus », sur la base de données MSW (consulté le 17 janvier 2012)
  8. « Guide photographique d'identification des rongeurs de Nouvelle-Calédonie et Wallis & Futuna », sur le site de la CORE.NC (Conservation Research New Caledonia)[PDF]
  9. a, b, c et d Isabelle Gonçalves Da Cruz, Contribution à l'étude du portage zoonotique chez des rats de terrain, Lyon, Thèse de médecine vétérinaire,‎ 2007 (lire en ligne)[PDF]
  10. a et b Histoire Histoire des relations entre l'Homme et le rat sur Ratoupédia

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]