Porte-monnaie électronique

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Le porte-monnaie électronique est un dispositif qui peut stocker de la monnaie sans avoir besoin d'un compte bancaire et d'effectuer directement des paiements sur des terminaux de paiement.

Description[modifier | modifier le code]

Le porte-monnaie électronique, également dit portefeuille électronique (e-wallet en anglais), couvre deux réalités différentes :

  • soit un dispositif qui peut stocker de la monnaie sans avoir besoin d'un compte bancaire et d'effectuer directement des paiements sur des terminaux de paiement. Il se présente actuellement sous forme de carte bancaire prépayée avec ou sans puce. Exemple: Veritas, Skrill, Moneo.
  • soit un dispositif sécurisé installé sur des appareils électroniques portables (téléphones mobiles principalement) permettant d'initier un virement de son compte vers celui d'un fournisseur, via un terminal de paiement installé en magasin. Dans ce cas il s'agit d'un substitut à la carte bancaire traditionnelle et le mot de portefeuille électronique peut être contesté, l'appareil ne contenant pas de monnaie mais permettant simplement d’accéder à son compte bancaire de façon sûre. Exemple: Google Wallet, Paypal.

La vocation de ces dispositifs est :

  • Pour les banques :
    • de limiter le besoin de fournir des billets et des pièces de monnaie, dont la gestion est beaucoup plus coûteuse pour les banques (comptage, conservation, transport, etc.) que le traitement d'écritures informatiques.
    • de limiter le besoin pour la banque de se fournir en monnaie banque centrale
  • Pour les commerçants, de diminuer la gestion des pièces métalliques (fonds de caisse à conserver, comptages, manipulations, transport), restreindre le risque sur les chèques et profiter d'un moindre coût que celui de la carte bancaire. Pour certaines formes de distribution (distributeurs automatiques, cabines de téléphone, transports) d'éviter le recours à des jetons ou des tickets coûteux à produire, et d'éviter les vols (exemple typique des parcmètres).
  • Pour les usagers les avantages sont :
    • réduire l'encombrement des pièces et des billets ;
    • éviter d'avoir à se munir de cartes affectées à un type de prestation (parking, vélib, restaurant d'entreprise) ;
    • pallier tout manque de monnaie de poche momentané ;** permettre l'accès aux services bancaires (paiements, transferts de fonds, etc.) à des populations non bancarisées ;
    • répondre à une demande pour des services exigeant un paiement par carte et non en pièces de monnaie ou en billet ;
    • simplifier les chèques cadeaux sous forme de carte de paiement ;

Cependant les craintes devant une nouvelle technique mal comprise réduisent l'attrait de la formule. L'obligation de se déplacer pour recharger ou de le faire devant tout le monde à la caisse, alors que les montants chargeables sont très faibles (100 euros) et les montants payés faibles (moins de 60 euros) est également un frein puissant. L'intégration dans un téléphone portable permettant de recharger sur demande est de nature à réduire cet inconvénient.

Seuls certains porte monnaie électronique intègrent la fonction paiement sans contact dite NFC qui reste encore controversée et piratable [1].

Cadre réglementaire[modifier | modifier le code]

Voir monnaie électronique Voir Directive Europeene sur les Services de Paiement

Exemples[modifier | modifier le code]

  • en Allemagne
  • en Autriche :
  • en Belgique :
    • Proton, fonctionnalité intégrée à toutes les cartes de banque ;
  • au Canada :
    • Interac, fonctionnalité intégrée à toutes les cartes de banque et fonctionnant dans la très très grande majorité des commerces ;
  • en France :
    • Porte-monnaie électronique CO.RE.S, en 2002 à Villiers sur marne ;
    • Moneo depuis 2000 (après abandon des systèmes Modeus et Mondex) ;
  • à Hong Kong :
  • au Japon :
    • En 2012, près de 200 millions de porte-monnaie électroniques ont été activés au Japon pour plus d'un million de terminaux de lecture installés dans les commerces, conduisant à plus de 230 millions de paiements par mois pour 200 milliards de yens (1,8 milliard d'euros)[2]. Les plus répandus sont, dans l'ordre, Waon (groupe ÆON), Suica (JR East), Nanaco (Seven & I Holdings), Edy (Rakuten) ; tous utilisent la technologie FeliCa (en) mise au point par Sony[2].
  • aux Pays-Bas :
  • en Suisse :
    • Cash ;
    • SwiKey SA, solution de paiement en ligne sans carte de crédit ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]