Pont aérien

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Opération Frequent Wind : évacuation de réfugiés sud-vietnamiens lors de la chute de Saigon en 1975.
Couloirs aériens pendant le blocus de Berlin

Un pont aerien est un système de transport aéroporté. Apparu lorsque les avions de transport sont devenus courants, il est notamment utilisé lorsqu'il y a blocage des autres modes de transport (ferroviaires, terrestres et maritimes). Un tel blocage peut survenir pendant une crise géopolitique ou suite à un séisme important. Système de transport notablement plus coûteux que les autres, il est surtout utilisé dans le cadre d'opérations militaires ou humanitaires.

Le plus célèbre pont aérien est celui qui fut utilisé pour alimenter la ville de Berlin pendant son blocus, du au . L'opération Frequent Wind permet l'évacuation de plus de 50 000 personnes lors de la chute de Saigon en 1975.

Un autre exemple a lieu en 1990 lorsque 150 000 ressortissants indiens vivant au Koweït ont été évacués par avion par le gouvernement indien dans un laps d'une semaine suivant l'invasion du pays par l'Irak de Saddam Hussein du 2 au 4 août[1].

Certains grands événements sportifs ont nécessité également un pont aérien. Sur ordre du président Bouteflika, à l'occasion d'une rencontre de football à Khartoum au Soudan, comptant pour la qualification au mondial 2010. 62 vols avaient été programmés pour Alger-Khartoum du 16 au 18 novembre 2009. 10 196 supporters avaient quitté Alger à destination du Soudan. Au total, 124 vols (aller et retour, Alger-Khartoum- Alger) ont transporté environ 30 000 supporters algériens.

Les ponts aériens ont aussi joué un rôle dans la construction de certains grands projets d'infrastructures. Ainsi, la Société d'énergie de la Baie James a mis en place un système de ravitaillement afin de desservir certains chantiers inaccessibles durant la construction des ouvrages du projet de la Baie James, dans les années 1970 et 80[2],[3],[4]. Entre 1973 et 1979, l'avion Lockheed L-100 Hercules de la SEBJ, nommé Énergie et d'autres Hercules nolisés ont transporté 180 000 tonnes de fret et volé pendant 17 500 heures. L'appareil de la SEBJ avait été modifié pour transporter un réservoir d'aluminium amovible pouvant transporter 25 000 litres de carburant. À son arrivée, le réservoir pouvait être transvasé sur les chantiers en moins de 15 minutes[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Daniel L. Haulman,, The United States Air Force and Humanitarian airlifts operations, 1947-1994, Washington D.C., Air Force History and Museums Program,‎ 1998, 535 p. (ISBN 0-1604-9697-7).
  • Camille Allaz, « L'aviation militaire de transport : les ponts aériens », dans La grande aventure de la poste et du frêt aériens du 18e siècle à nos jours, Paris, Presses de l'Institut du transport aérien,‎ 1998 (ISBN 978-2-9085-3716-1), p. 285 et suiv..
  • B. Peguillan,, Shuttles, ponts aériens et dessertes cadencées, des expériences à travers le monde, Paris, Institut du transport aérien,‎ 1978, 10 p. .
  • Des ponts aériens humanitaires à Bron : 1945 : une contribution au devoir de mémoire, Lyon, SLHADA,,‎ 1998, 20 p..
  • André Bolduc, Du génie au pouvoir : Robert A. Boyd, à la gouverne d'Hydro-Québec aux années glorieuses, Montréal, Libre Expression,‎ 2000, 259 p. (ISBN 2-89111-829-4).
  • Roger Lacasse, Baie James, une épopée, Montréal, Libre Expression,‎ 1983, 653 p. (ISBN 2-89111-109-5).
  • Société d'énergie de la Baie James, Le complexe hydroélectrique de la Grande Rivière : réalisation de la première phase, Montréal, Société d'énergie de la Baie James / Éditions de la Chenelière,‎ 1987, 496 p. (ISBN 2-89310-010-4).


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